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7 juin 2012 4 07 /06 /juin /2012 11:29

Une nouvelle étude, un nouvel espoir que, demain, la PMA soit un peu moins synonyme d'enfer et d'échec...

Ou comment, en étudiant l'environnement cellulaire des ovoyutes, on pourrait parvenir à définir les meilleurs ovocytes, ceux qui ont le plus de chances d'être fécondés et de devenir des embryons qui s'implantent et se développent...jusqu'au bout...

Malheureusement, cela confirme que la qualité des ovocytes de qualité diminue avec l'âge et double malheur, cela ne sera sans doute pas utilisable en routine avant quelques années. Trop tard pour nous donc...

 

FIV: Les cellules cumulus révèlent «le bon œuf»

Tiré de la revue de presse SantéLog et de la revue scientifique Human Reproduction

Ce sont des chercheurs de la Yale School of Medicine et leurs collègues de l'Université d'Oxford qui, en identifiant la composition chromosomique d'un ovule humain pourront très bientôt permettre de sélectionner les « bons » ovocytes et éviter les ovocytes anormaux, dans les traitements de l'infertilité pour un meilleur taux de succès des fécondations in vitro (FIV)Leurs conclusions, publiées dans l’édition de mai de la revue Human Reproduction, ouvrent une nouvelle voie de test non invasif et d'amélioration des taux de succès des FIV.

Seuls certains ovocytes seront capables, lors d’une FIV, d’entraîner une grossesse car nombre d’entre eux ont un nombre incorrect de chromosomes, c’est ce qu’on appelle, rappellent les auteurs, l'aneuploïdie. Un problème qui s’accroît au fur et à mesure que la femme vieillit.

Les cellules du cumulus livrent le secret : Les ovocytes sont entourés de cellules, appelées cellules du cumulus, qui régulent et contribuent au processus de maturation de l'ovule. Les Drs Pasquale Patrizio, directeur du Centre de fertilité de Yale et Dagan Wells de l'Université d'Oxford ont étudié les gènes exprimés dans ces cellules du cumulus et sont parvenus à identifier un ensemble de gènes moins actifs dans les cellules associées à des ovocytes anormaux. 2 gènes, en particulier, ont été identifiés, SPSB2 et TP5313, sont l’expression est toujours sous-représentée dans les cellules du cumulus qui entourent les œufs anormaux. L'identification des gènes dans les cellules du cumulus peut donc être un marqueur ou un nouvel outil de détection des ovocytes anormaux et permettre ainsi d’optimiser le taux de succès des FIV.

En bref, il s’agit d’analyser les cellules qui entourent l’ovule pour mieux évaluer sa santé. Ces cellules peuvent renseigner sur la composition chromosomique de l' « œuf » et sa capacité à être fécondé pour « faire » un bébé. Une découverte qui offre une méthode sûre, efficace et peu coûteuse d'identification des œufs sains, réduit le risque de fausse couche et évite tout problème éthique lié au diagnostic anténatal. 

Source: Human Reproduction doi: 10.1093/humrep/des170 First published online: May 2, 2012 « Reproductive potential of a metaphase II oocyte retrieved after ovarian stimulation: an analysis of 23 354 ICSI cycles”

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24 mai 2012 4 24 /05 /mai /2012 11:12

Pour se donner le moral en ce jeudi matin...

Mais après tout ce ne sont que des statistiques et puis a -t-on vraiment le choix ? Mieux informer les couples infertiles ayant recours à l'AMP, ok, mais on nous propose quoi d'autre ?

 

Davantage de malformations congénitales après ICSI 

Extrait de la revue de presse JIM

 

De nombreuses études de cohorte et méta-analyses entreprises depuis l’apparition des techniques d’AMP (Assistance Médicale à la Procréation) semblent montrer que les grossesses obtenues par fécondation in vitro (FIV) ou fécondation avec injection intra cytoplasmique de spermatozoïde (ICSI) sont assorties d’un plus grand risque de malformations congénitales. Mais on ne sait pas si ce supplément de risque est attribuable à ces techniques d’AMP ou aux caractéristiques des couples infertiles.

Dans ce contexte, une étude australienne sur une cohorte représentative de la population a été menée afin d’évaluer le risque de malformation (diagnostiquée avant le cinquième anniversaire de l’enfant) en cas de grossesse obtenue grâce aux techniques d’AMP  (FIV/ICSI et AMP sans FIV) par rapport à celui associé aux grossesses « naturelles ».  Les chercheurs ont évalué également le risque de malformation pour les grossesses spontanées chez les femmes « subfertiles » comparé à celui des femmes sans antécédents d’infertilité.

Les données sur tous les traitements d’infertilité en Australie du Sud disponibles pour la période janvier 1986 - décembre 2002 ont été recueillies. Les grossesses chez les femmes âgées de moins de 20 ans, ont été exclues. Les analyses ont été effectuées à partir de 308 974 grossesses, dont 6 163 obtenues par AMP et 302 811 spontanément.

Comparées aux femmes ayant accouché après une grossesse spontanée, les femmes ayant eu recours aux techniques d’AMP étaient plus âgées (p<0,001), présentaient une probabilité plus élevée d’être nullipare (p<0,001) et de race blanche (p<0,001), et d’habiter dans une région défavorisée (p<0,001). Les risques de mort-nés (p<0,001), d’accouchement par césarienne (p<0,001), d’accouchement prématuré (<37 SA ou < 32 SA ; (p<0,001)) et de faible poids à la naissance (p<0,001) se sont avérés significativement plus importants chez les femmes du groupe AMP.

 

Des risques différents selon la technique d’AMP

Le risque de malformation à la naissance (malformations cardiovasculaires, musculosquelettiques, uro-génitales, gastro-intestinales, infirmité motrice cérébrale..) est apparu significativement plus élevé pour les enfants des femmes du groupe AMP (513 malformations soit 8,3 %) par rapport à ceux nés de grossesses spontanées (17 546 malformations soit 5,8 %) (Odds ratio [OR] ajusté= 1,28 ; intervalle de confiance à 95 % [IC95] : 1,16-1,46). Cependant, ce risque semble toutefois beaucoup différer selon la technique employée avec après FIV, 165 malformations (7,2 % ; OR ajusté=1,07 ; IC95 : 0,90-1,26) et après ICSI, 139 malformations (9,9 % ; OR ajusté= 1,57 ; IC : 1,30-1,90). Par comparaison à l’ICSI, la FIV était associée à une réduction du risque de malformation à la naissance (OR=0,68 ; IC95 : 0,53-0,87). Ce supplément de risque associé à l’ICSI pourrait être lié à la technique elle-même et/ou aux caractéristiques du couple.

Parmi  les femmes « subfertiles », et par rapport aux femmes fertiles,  le risque d’avoir un enfant atteint de malformation à l’issue d’une grossesse spontanée était plus élevé (mais de manière non significative) chez les femmes ayant obtenu précédemment une grossesse grâce aux techniques d’AMP (OR ajusté=1,25 ; IC95 : 1,01-1,56) et chez les femmes présentant des antécédents d’infertilité et n’ayant pas eu recours à ces traitements (OR ajusté=1,29 ; IC95 : 0,99-1,68).

En conclusion, cette étude confirme que les grossesses conçues grâce aux méthodes d’AMP, et notamment celles obtenues après ICSI, sont exposées à un risque plus important de malformation congénitales par rapport aux grossesses obtenues spontanément. Mais elle n’a pas permis d’explorer plus complètement les facteurs qui pourraient expliquer ce supplément de risque. Elle permet seulement de mieux informer les couples infertiles ayant recours aux techniques d’AMP.

 

Dr Viola Polena

Davies MJ et coll. : Reproductive technologies and the risk of birth defects. N Engl J Med. 2012 ; 366 : 1803-13.

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22 mai 2012 2 22 /05 /mai /2012 13:01

42.5% de grossesse dans un groupe sous acupuncture contre 26.3% dans le groupe contrôle lors d'une étude menée en 2002 sur des essais AMP...

Voilà pourquoi ce matin, j'ai repris le chemin du cabinet de la médecin généraliste chez qui j'avais fait quelques séances d'acupuncture lors de FIV1. Un petit pas pour me remettre en selle et espérer jouer un peu sur quelque chose... Activer, stimuler, favoriser, et qui sait, atténuer stress et angoisse (mouais fait bon rêver...). Au moins, en tant que médecin, c'est une personne sympathique, à l'écoute, honnête, qui ne promet rien mais propose d'agir, on peut pas dire ça de tout le monde...

Les raisons pour lesquelles je tente l'acupuncture (tout en songeant aussi à l'osthéopathie, interne je précise, un peu strange mais bon, il parait là aussi que cela aide à tout bien positionner optimalement là dedans...) sont issues de mes lectures ci dessous et d'échanges divers et tiennent dans quelques chiffres enthousiasmants sur le taux de succès des FIV sous acupuncture. Certains centres PMA pratiquent en effet des études là dessus... Evidemment ce n'est pas dans mon centre où tout est interdit, vous n'y pensez pas, il est inimaginable de remettre en cause le pouvoir de Dieu tout-puissant fondateur du centre (non ce n'est pas une secte je vous promets, c'est bien un centre PMA accolé à une clinique tout à fait respectable)...

Il reste que si un jour on m'avait dit que je ferai de l'acupuncture, j'aurais probablement ricané, tout au moins j'aurais argué de mon esprit bien cartésien, de mon biberonnage à la grande science biologique et à la médecine bien classique et occidentale et j'aurais botté en touche en riant ! Il faut dire que si un jour on m'avait dit que mon désir d'avoir un enfant serait tel que je ferai des FIV, j'aurais également dit qu'on ne parlait pas de la même personne. Pourtant me voilà bien à tenter une 3e FIV et à espérer que l'acupuncture puisse aider un peu, ou au moins ne pas faire de mal... Comme quoi, comme disaient les vieux, il ne faut jamais dire "fontaine je ne boirai pas de ton eau"...

 

Ci dessous le résumé d'un article scientifique sur le sujet, la publi est un peu longue et détaille les points de médecine chinoise et leurs effets possibles sur la physiologie de la reproduction, mais si cela en intéresse certains, n'hésitez pas !

Egalement un petit lien vers un site canadien de "sensibilisation à l'infertilité", qui parle d'acupuncture (le sujet du jour) mais aussi des acides gras, de la méditation, ... on peut bien rigoler un peu non en FIV ?

www.iaac.ca/fr/content/traiter-l’infertilité-féminine-par-l’acupuncture

 

 

Acupuncture expérimentale, PMA et grossesse

 

Jean-Marc Stéphan dans la revue technique Acupuncture & Moxibustion

 

Résumé : La popularité croissante de l’ acupuncture dans la médecine de la re p roduction demande un sérieux débat à propos de son efficacité, sa sécurité et sa documentation scientifique. Peut-on intégrer ainsi l’acupuncture dans le cadre du suivi de la grossesse, dans la menace d’accouchement prématuré ou dans l’assistance médicale à la procréation par exemple ? L’ acupuncture expérimentale offre des réponses physiopathologiques, en particulier l’action tocolytique par inhibition de la cyclooxygénase-2 ou la régulation du système sympathique par les bêta-endorphines. Mots-clés : acupuncture expérimentale - revue - grossesse - cyclo oxygénase-2 - COX-2 - système sympathique.

 

En 2002, une étude contrôlée randomisée a évalué l’effet de l’acupuncture sur le taux de grossesse lors de l’assistance médicale à la procréation. Par rapport à un groupe de contrôle ne recevant aucune acupuncture, Paulus et coll. ont comparé un groupe de patientes ayant reçu un traitement acupunctural (MC6 neiguan, RA8 diji, FO3 taichong, VG20 baihui et ES29 guilai ) avec recherche de deqi avant et après (ES36 zusanli, RA6 sanyinjiao, RP10 xuehai et GI4 hegu ) transfert d’embryon. Des grossesses cliniques ont été observées chez 34 des 80 patients (42,5 %) dans le groupe acupuncture, tandis que le taux de grossesse était seulement de 26,3 % (21 sur 80 patients) dans le groupe contrôle [1].

Les points utilisés avant le transfert ont été choisis essentiellement pour réduire l’activité du système sympathique par l’intermédiaire des bêta-endorphines et par la régulation de l’axe hypothalamo-hypophysoovarien [2] mais aussi pour réduire l’impédance (résistance) vasculaire dans les artères utérines [3]. Cela permet de réduire la pression artérielle et l’activité vasoconstrictive du système sympathique tout en augmentant le flux sanguin ovarien [4]. Après le transfert de l’embryon, le but était d’utiliser des points ayant une action tocolytique. L’acupuncture semble donc être utile pour améliorer le taux de grossesse.

 

 

 

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18 mai 2012 5 18 /05 /mai /2012 16:31

De l'origine des ovules...

Voilà une étude scientifique menée en Israël et qui s'intéresse à la question, cruelle pour nous, du stock d'ovocytes chez les mammifères femelles. Si on a longtemps cru que ce stock, la fameuse réserve ovarienne, était déterminé dès la vie embryonnaire (des femmes), plusieurs études ont indiqué récemment qu'il pourrait y avoir un phénomène de différenciation cellulaire (à partir des fameuses cellules souches aptes à se différencier en n'importe quelle cellule du corps, pour faire simple) et qu'il pourrait donc y avoir un renouvellement du stock existant à l'âge adulte. Ca serait cool, non ??? Ne nous réjouissons pas trop vite, il n'y a pas de consensus pour l'instant chez les chercheurs... Et cela ne changera rien aux résultats de chacune d'entre nous, si ce n'est de moins angoisser au vu de l'horloge biologique qui tourne implacablement mais peut-être pour celles qui sont encore jeunes de penser que rien ne presse et de se retrouver dans la m... ensuite. Dans le doute, on va donc continuer à stresser à chaque échographie des follicules antraux (comme c'est mignon comme nom) et à chaque bilan hormonal dans l'attente du verdict: alors en réserve ou pas ?

 

 

Extrait des Bulletins de veille de l'ADIT (BE Israël 78) et publié dans PLoS

 

La création d'un arbre généalogique pour les cellules contredit certaines hypothèses sur l'origine des ovules de mammifères femelles

 

Ces dernières années, un certain nombre de déclarations controversées ont été faites sur la réserve d'ovules des mammifères femelles. Il a notamment été dit que cette réserve est renouvelée au cours de la vie adulte (par opposition à la convention selon laquelle tous les ovules sont présents dès la naissance) et que les ovules proviennent de cellules souches issues de la moelle osseuse. Récemment, des chercheurs de l'Institut Weizmann ont réfuté une de ces déclarations et ont pointé vers de nouvelles directions en vue de soutenir l'autre. Leurs résultats, fondés sur une méthode originale pour reconstruire les arbres généalogiques des cellules, ont été publiés dans la revue PLoS Genetics. 

La méthode, développée depuis plusieurs années dans le laboratoire du professeur Ehud Shapiro du département de chimie biologique et du Département d'Informatique et de Mathématiques Appliquées, crée une sorte d'arbre généalogique des cellules en utilisant les mutations au sein de marqueurs génétiques spécifiques pour déterminer quelles cellules sont le plus étroitement liées et à quel degré partagent-elles un ancêtre commun.

Prof Shapiro et les membres de son laboratoire, y compris les Drs. Shalev Itzkovitz et Rivka Adar, en collaboration avec le professeur Nava Dekel et Yitzhak Reizel, étudiant-chercheur du département de Régulation Biologique, ont utilisé cette méthode pour voir si les ovules pourraient descendre des cellules souches de la moelle osseuse. Leurs résultats ont indiqué que toute relation entre les deux types de cellules était trop lointaine pour que l'une puisse être un ancêtre de l'autre.

Les scientifiques ont également constaté avec surprise, que les ovules de souris âgées avaient subi plus de divisions cellulaires que ceux de souris plus jeunes. Cela pourrait être le résultat de la reconstitution du stock à l'âge adulte, mais une théorie alternative soutient que tous les oeufs sont créés avant la naissance, et ceux qui subissent moins de divisions sont tout simplement été choisis plus tôt pour l'ovulation.

D'autres expériences plus poussées, explique le professeur Shapiro, permettront de résoudre la question.

 

- The Human Cell Lineage Flagship Initiative : http://www.lineage-flagship.eu/

- Page du Prof. Shapiro : http://www.wisdom.weizmann.ac.il/~udi/index.html

- Article : http://www.newswise.com/articles/view/586135/

 

 

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16 mai 2012 3 16 /05 /mai /2012 12:31

Un petit article d'actualité à l'heure du déjeuner... Vous vous souvenez de cette pub "ce qu'il fait à l'intérieur se voit à l'extérieur" ? et bien là, on passe au degré supérieur, ce qu'il fait à l'intérieur se voit sur la génération suivante !!

Après le "Mangez des pommes" d'une célèbre marionnette d'un non moins connu personnage d'Etat, voici le "Mangez des yaourts". Non ce n'est pas une pub pour Dan... ou Yop, c'est juste l'étonnante conclusion d'une étude scientifique menée au MIT (quand même, ils sont sérieux ces gens là?!). 

Moi je dis, y'a plus qu'à... méditer cette phrase: "Lors de l’accouplement, les mâles consommateurs de yaourt fécondent leurs partenaires plus rapidement et leur descendance est plus nombreuse. Les femelles nourries au yaourt  donnent également naissance à des portées plus importantes" ... et aller acheter des yaourts à la vanille !!! Et en plus, on aura des hommes avec de beaux poils soyeux... Bon appétit !

 

 

YAOURT: Ses probiotiques boostent la libido

 

Résumé issu d'une publication dans la revue Scientific American et extrait de la revue de presse SantéLog

 

Vitalité et performance sexuelle, attributs renforcés de masculinité, on n’aurait pu imaginer que tous ces atouts puissent être apportés par le yaourt. C’est pourtant ce que constate une très « sérieuse » équipe du très réputé MIT (Massachusetts Institute of Technology) qui évoque son aventure scientifique dans l’édition du 4 mai de la revue Scientific American. Sur des souris et avec du yaourt à la vanille.

L’aventure remonte à l’été dernier, explique le Scientific American, alors que ces chercheurs étudiaient les effets du yaourt sur l'obésité. Leur analyse était basée sur les données d'une étude de cohorte de l'Ecole Harvard de Santé Publique qui avait suggéré plus tôt que le yaourt, plus que tout autre aliment, contribuait à prévenir le gain de poids lié à l'âge.

Les auteurs du MIT, Susan Erdman et Eric Alm ont voulu confirmer ces conclusions sur des souris et précisément sur un groupe de 40 mâles et 40 femelles, soit nourris avec un régime à forte teneur en matières grasses, faible en fibres et pauvre en nutriments soit par un régime « souris » standard. La moitié de chacun de ces 2 groupes recevait également, en plus de son régime, du yaourt à la vanille afin d’évaluer, parallèlement, les effets des probiotiques sur l’obésité et ses comorbidités, dont le cancer.

«L’arrogance de la souris » : Or les chercheurs surpris constatent que les souris qui consomment du yaourt ont le poil plus brillant, et pour cause présentent une densité folliculaire 10 fois plus élevée que les autres souris. Les mâles portent leurs testicules plus vers l'extérieur, ce que les chercheurs ont appelé «l’arrogance de la souris ». Leurs testicules sont également plus lourds, d’environ 5%, comparés à ceux de souris  « groupe standard » et d’environ 15% comparés à ceux de souris nourris avec un régime riche en graisse. Lors de l’accouplement, les mâles consommateurs de yaourt fécondent leurs partenaires plus rapidement et leur descendance est plus nombreuse. Les femelles nourries au yaourt  donnent également naissance à des portées plus importantes et leurs petits sont sevrés avec plus de succès.

Les probiotiques, suggèrent les chercheurs, en favorisant la minceur et la santé, seraient cause de cette efficacité et de cette performance sexuelle. Ils concluent même à des implications pour la fertilité humaine. Des études sont actuellement en cours à Harvard sur l'association entre la consommation de yaourt et de la qualité du sperme chez les hommes et leurs premiers résultats seraient plutôt concordants.

 

Source: Scientific American “Mice That Eat Yogurt Have Larger Testicles”

 

 

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8 mai 2012 2 08 /05 /mai /2012 12:12

Au secours, l'humanité est elle en danger ?! Encore un peu de science et quelques nouvelles alarmantes... Messieurs, pour une fois, à vous l'honneur !
Un pavé dans la mare dans un monde machiste (j'ai pour ma part je crois ressenti et "vécu" le machisme pour la 1ere fois en pma, ayant la chance de ne pas le vivre dans mon métier et le reste de mon quotidien) qui fait que, quand un couple a des difficultés pour avoir un enfant, c'est en premier la femme qui est considérée comme ayant un "problème"! De toutes façons, cette misogynie se retrouve dans la réalité de la PMA puisque c'est Madame qu'on traite quelle que soit la cause de l'infertilité... Cqfd.
Pour en finir aussi avec tous ceux qui se croient super fertiles et assènent des " quand on voudra un enfant" ou "quand on fera le 2ème", comme si, bien sur, ça allait forcément rouler tout seul pour eux dès qu'ils l'auraient décidé, super héros de la fertilité convaincus qu'ils sont d'être omnipotents sur cette question...
Désormais et demain encore plus peut-être, tout le monde est/sera concerné par l'infertilité potentielle et les chiffres sont passablement inquiétants d'ailleurs! Si au moins cela faisait ouvrir les yeux à certains..., fertiles et misogynes en premier lieu !
Pour connaitre certains de ses travaux ou avoir travaillé avec quelques chercheurs menant ce type d'études notamment sur ces fameux "perturbateurs endocriniens", il y a clairement des phénomènes inquiétants contastés, notamment au travers des études chez des rongeurs ou sur des analyses biologiques menées chez l'homme. Il n'empêche, comme le conclut très bien l'auteur de cette synthèse, le progrès technique, scientifique, s'il amène parfois des nuisances et des risques de dérives, reste indiscutablement source d'améliorations de la vie de chacun. Premier exemple: la santé... Sans progrès technique et scientifique, la FIV n'existerait pas, peut-être en supporterons nous demain les conséquences mais qui ne tente rien n'a rien.

En attendant, on fait quoi pour préserver l'espèce humaine et assurer sa survie (bon la dessus, les infertiles qui écrivent et lisent ce blog ne sont pas des exemples vertueux, n'est ce pas ?!) et accessoirement la fertilité de nos hommes ??!  On part élever des chèvres sur le Larzac ? (joke!)

 


Les produits chimiques sont-ils responsables de la baisse de la fertilité masculine ?

Extrait de l'excellente revue de presse et de publications &RT Flash du sénateur honoraire René Tregouët 

Notre environnement se compose de plus de 100 000 substances chimiques parmi lesquelles très peu (moins de 5000) ont fait l'objet d’évaluations scientifiques, biologiques et toxicologiques approfondies. Quant à la production mondiale de produits chimiques, elle a été multipliée par cent en 60 ans, passant de 5 millions de tonnes vers 1950 à près de 500 millions de tonnes aujourd'hui ! Nos sociétés développés sont donc confrontées à un double défi : celui des conséquences quantitatives et qualitatives pour la santé humaine  de cette "révolution" chimique qui a bouleversé nos modes de vie.
Depuis 2007, une nouvelle réglementation européenne, la directive Reach (enRegistrement, Evaluation et Autorisation des substances Chimiques), est entrée progressivement en vigueur et sera complètement opérationnelle en 2013. Fruit de plusieurs années d'âpres négociations avec l'industrie, ce nouveau cadre prévoit à terme un enregistrement et une évaluation scientifique et médicale complète de toutes les substances chimiques fabriquées, importées et utilisées sur le territoire de l'Union Européenne.
Bien que cette directive représente un pas considérable vers un contrôle plus strict et une connaissance plus approfondie du degré de nocivité des milliers de molécules de synthèse qui composent les multiples produits et objets que nous utilisons quotidiennement, la communauté scientifique se pose de plus en plus de questions sur les effets à très faible dose et à long terme sur l'homme de plusieurs familles de produits chimiques largement répandus dans notre environnement.
Il y a en effet une vingtaine d'années, une étude danoise dirigée par le Professeur Neils Skakkebaek avait fait grand bruit en montrant que le nombre de spermatozoïdes chez les hommes avait diminué de moitié en 50 ans, sans qu'on puisse clairement en identifier les causes. Cette étude a été confirmée par plusieurs autres qui montrent une baisse générale et constante de la fertilité masculine en Europe depuis la seconde guerre mondiale. Selon le Professeur Jouannet, chef du service de biologie de la reproduction à l’hôpital Cochin à Paris, la concentration spermatique en
France aurait diminué de 2 % par an entre 1970 et 1995.
Selon une hypothèse scientifique n'ayant jamais pu être formellement démontrée, ce phénomène inquiétant pourrait être provoqué par la présence accrue dans notre environnement de substances appelées "perturbateurs endocriniens", capables, même à très faible dose, de produire des effets biologiques néfastes chez l'homme.
Or, il y a quelques semaines, une étude publiée par la revue "Endocrine Reviews" (Voir article), a rassemblé la synthèse la plus complète à ce jour sur cette question. Ce travail de Bénédictin réalisé sous la direction de Laura N. Vandenberg de l'Université de Boston, s'est appuyé sur plusieurs centaines d'études réalisées sur l'homme et l'animal. Il a permis de montrer que certaines molécules de la famille des perturbateurs endocriniens ont bien des effets négatifs sur la santé humaine, même lorsqu'elles sont employées à des doses extrêmement faibles, généralement
considérées par la communauté scientifique comme inoffensives chez l'homme.
Selon ce travail scientifique de premier plan, il existerait au moins trente molécules dont les effets sur l'homme sont largement sous-estimés. On trouverait notamment parmi ces substances le bisphénol A et les phtalates, des produits présents dans la plupart des matières plastiques.
S'agissant du bisphénol A, plusieurs études ont montré chez l'animal que l'exposition à de faibles doses de bisphénol A peut entraîner une puberté précoce chez la femelle ainsi qu'une augmentation des risques de cancer de la prostate et une diminution de la fertilité. D'autres études récentes mettent par ailleurs en cause le rôle du bisphénol A comme facteur de risque accru dans l'apparition du diabète de type 2, de l'obésité et des maladies cardio-vasculaires.
A la suite de ces publications scientifiques, plusieurs pays ont pris des mesures de restriction et d'interdiction du bisphénol A. En 2008, le Canada a ainsi interdit les biberons en polycarbonate contenant du bisphénol A. En  2010, une étude américaine a montré que les hommes présentant un taux détectable de BPA dans l'urine avaient un risque trois fois plus élevé d'être affectés par une diminution de concentration de leur sperme.
Enfin, en France, des chercheurs de l'Institut national de la recherche agronomique (INRA) de Toulouse ont pu  démontrer que le bisphénol A pouvait pénétrer dans l'organisme non seulement par les aliments mais également par la peau.
Finalement, une loi a été votée fin 2011 pour interdire le bisphénol A (BPA) dans les contenants alimentaires à partir de 2014, cette date limite étant ramenée à 2013 pour les produits destinés aux enfants de moins de 3 ans.
S'agissant des phtalates, une étude française réalisée conjointement  par les équipes de Bernard Jégou (Institut de recherche sur la santé, l'environnement et le travail, Inserm U1085, Rennes), de Daniel Zalko (Institut national de la recherche agronomique, Toulouse) et de Bruno Le Bizec (Laboratoire d'étude des résidus de contaminants dans les aliments, Ecole nationale vétérinaire, Nantes) a montré pour la première fois que l'exposition des testicules de l'homme adulte à ces substances provoque une inhibition de la production de testostérone, l'hormone masculine. Les phtalates sont présents dans de très nombreux produits en PVC mais également dans certains produits cosmétiques et alimentaires.
Selon cette étude, l'exposition aux phtalates pourrait diminuer jusqu'à 30 % la production de testostérone chez l'homme, ce qui aurait notamment pour effet une baisse de la fertilité. Or, des études réalisées dans plusieurs pays européens ont montré une exposition moyenne de la population supérieure à la dose journalière maximale préconisée par l'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA).
A la lumière de ces récentes études, nous devons tirer, sans céder au catastrophisme ou à la technophobie ambiante, deux enseignements majeurs. Le premier concerne la nécessité d'un cadre réglementaire adapté. A cet égard, l'entrée en vigueur de "Reach" constitue une remarquable avancée parce que ce cadre très novateur inverse la charge de la preuve. Désormais, ce sera aux industriels concernés de prouver, études scientifiques à l'appui, que les nouveaux produits chimiques qu'ils mettent sur le marché sont bien sans danger pour l'homme.
Mais au-delà de cet impact juridique et légal, ces nouvelles découvertes scientifiques vont très probablement provoquer une rupture conceptuelle et méthodologique majeure dans les approches et méthodes d'études et d'évaluations des nouvelles substances chimiques qui viennent s'ajouter à notre environnement. En utilisant toutes les ressources des mathématiques et de la modélisation numérique, les scientifiques vont en effet devoir construire de nouveaux outils théoriques et analytiques qui intègrent ces découvertes et permettent une évaluation de l'impact biologique réel
sur la santé humaine des produits chimiques et de leurs interactions complexes.
Il y a là un immense champ de recherche transdisciplinaire qui s'ouvre pour les prochaines décennies mais cette nécessaire révision conceptuelle ne doit pas nous faire oublier les immenses progrès que nous devons, dans tous les domaines d'activités humaines, à la chimie de synthèse sans laquelle nous continuerions à vivre, faut-il le rappeler, comme au Moyen Age !
Nous devons donc reconnaître, affronter et intégrer dans nos champs de connaissance scientifique et dans notre réflexion démocratique cette complexité biochimique qui est la contrepartie inévitable mais maîtrisable du prodigieux bond en avant que l'humanité a effectué depuis deux siècles.

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3 mai 2012 4 03 /05 /mai /2012 18:40

Paru hier dans la revue scientifique Molecular Genetics, une étude qui montre un taux de succès significativement plus élevé (69.1%) en FIV après sélection des embryons (stade blastocyte) par un test génétique sur les 24 chromosomes.

C'est l'entreprise britannique BlueGnome qui a mis au point cette méthodologie de screening, qui semble beaucoup plus efficace que les tests morphologiques selon lesquels sont habituellement évalués les embryons


On notera, parmi les utilisateurs de ce test, des centres américains, australiens, italiens et britanniques. Et si on déménageait ? Alors Cambridge, Rome ou Melbourne ??! Il paraît que c'est d'autant plus adapté pour les cas d'infertilité complexe et les couples "âgés"...

Ci dessous le communiqué de presse de l'entreprise et pour les plus scientifiques, le lien vers la publication scientifique.

 

Press release

3rd May 2012, For immediate release

 

Selecting IVF embryos for normal numbers of chromosomes can significantly increase pregnancy rates - first randomised prospective study shows ongoing pregnancy rate after 20 weeks per cycle started of 69.1% in the 24sure treatment group vs 41.7% in the control group. 

 

BlueGnome Ltd (Cambridge, UK) is pleased to announce the results of the first randomised prospective IVF study of pre-implantation chromosome analysis using their 24sure array platform. The study, published in The Journal of Molecular Cytogenetics by Yang et al (Pacific Reproductive Center,Torrance, USA) has demonstrated that selectively implanting euploid embryos, with a normal number of chromosomes, significantly increases pregnancy rates.

The study blindly randomised 103 IVF cycles. In the treatment group of 55 cycles, 24sure analysis of day 5 biopsies was used to selectively implant a single euploid embryo (as recommended by IVF regulatory bodies such as the HEFA), while in the control group of 48 cycles single embryos were selected using existing morphological scorecard approaches. The ongoing pregnancy rate, after 20 weeks, per cycle started was 69.1% in the 24sure treatment group vs 41.7% in the control group. This extremely promising result provides direct evidence that 24sure analysis can deliver a 65% increase in pregnancy rates, even in younger patients with more favourable IVF outcomes. Further randomised studies are needed and are underway.

“This study provides crucial evidence that 24 chromosome aneuploidy screening, using 24sure, can offer a dramatic benefit to IVF success rates. While further studies are still needed, this result is incredibly exciting because it indicates for the first time that 24 chromosome screening and single embryo transfer has the potential to become the default standard of care for all IVF cycles worldwide.” Nick Haan, CEO, BlueGnome Ltd, Cambridge, UK

 

Link to scientific paper

www.molecularcytogenetics.org/content/5/1/24/abstract.

Video of 24sure

http://www.youtube.com/watch?v=U38IjDFHQd8

 

Quotes from Key Opinion Leaders

 

24sure comprehensive chromosomal screening has been clinically proven to be the effective means to select the chromosomally normal embryo(s) for transfer to ensure a healthy pregnancy for infertile patients. As a clinical scientist, I am happy to be a part of the new technology. Dr Zhihong Yang, Executive Director, ART and PGD Laboratories, Pacific Reproductive Center Torrance, CA, USA.

This is a breakthrough clinical study, showing for the first time how this technology, which CARE helped pioneer, can greatly improve IVF success rates for younger patients. Here at Care Fertility we have already shown that pre-implantation genetic screening has benefits for older patients, and those with complex histories, so it is great to see the scope of this technology could benefit many more patients. Prof. Simon Fishel, Managing Director, CARE Fertility Group, UK.

I’m not at all surprised by these fantastic results from the Californian group. They mirror our success at Melbourne IVF using BlueGnome’s 24sure technology. We’ve provided this service to our patients for just over a year and already about 20 babies have been born and another 50 are on the way. It’s a significant breakthrough for patients who are struggling to become pregnant. Dr. Leeanda Wilton, Scientific Director, Preimplantation Genetics, Melbourne IVF, Australia.

The preliminary results of this paper highlight the importance of offering PGS also to good prognosis IVF patients. For years the PGD community has focused only on couples with a specific indication for testing (e.g. advanced maternal age), not considering that aneuploidies may arise in every IVF patient. This is clearly demonstrated from the 45% aneuploidy rate detected also in embryos from young patients, and may explain why many young women fail to achieve a pregnancy even after transfer of good quality embryos. Embryo assessment by PGS has become a crucial component to the clinical success of IVF techniques. The new array-CGH-based comprehensive chromosome screening technology holds great promise for improving IVF clinical outcomes for every infertile patient, by selecting the most competent embryo(s) for transfer. Dr Francesco Fiorentino, Director, Genoma, Rome, Italy.

This well designed study supports what many of us have expected for a long time; aneuploidy is responsible for most IVF failure. Assessment of an embryo’s ability to create a pregnancy is best done not by morphologic examination, rather it is best done by assessing all 24 chromosomes. This approach will result in better patient outcomes. Choosing a single high potential embryo will result in fewer multiple pregnancies, fewer miscarriages and will also help us define the population of patients who make few or no euploid embryos. Jamie A Grifo MD PhD, Program Director NYU Fertility Center, USA.

Many fertilized eggs are genetically affected, even in young infertile couples. This study shows conclusively that those embryos cannot be recognized from microscopic assessment alone. This multi-center study performed in two different countries underscores the importance of removing seriously abnormal embryos before transfer into the uterus using so-called comprehensive screening; a contemporary form of preimplantation genetic screening or PGS. Although the study was relatively modest in size, the results were blinded to observers and embryos were randomized to avoid bias. It opens up the exciting possibility to perform PGS not just in complicated patients such as those with poor ovarian reserve, but also egg donors and young women as abnormal embryos are common at any age. Jacques Cohen, PhD. Director, Tyho-Galileo Research Laboratories, Livingston, NJ, USA.

The work of Dr. Yang is remarkable. We know that chromosome abnormality rates in embryos of young patients are as high as 40%, and increase up to 70% in blastocyst of women >40. Their study means that if young women benefit from blastocyst biopsy, aCGH and day 6 transfer, women of advanced maternal age who have a bigger problem conceiving, would too, provided they produce enough embryos or do banking of embryos. Indeed work by Gary Harton while at Reprogenetics showed that if euploid blastocysts are available for transfer, they implant at the same rate regardless of maternal age. The approach used, day 5 biopsy and day 6 transfer is also more acceptable for patients, since they are less costly than vitrification and patients do not have to wait another cycle for replacement. Santiago Munne, PhD, Director, Reprogenetics, Livingston, NJ, USA.

While this is a small pilot study, it underscores clearly that even younger infertile couples undergoing IVF will benefit significantly by this powerful technology advance. Since nearly half of a patient’s embryos are chromosomally abnormal, the ability to reliably detect the normal ones for uterine transfer will impressively improve the chances that these rather desperate couples can finally have a healthy family – and one baby at a time, which is the ultimate goal for all involved. Professor Mark Hughes, Genesis Genetics Institute, Detroit, MI, USA.

This well done study adds to the growing evidence that 24 chromosome testing by array CGH will allow PGD to finally reach its potential to identify the best embryos with highest implantation and lowest loss rates. The study by Yang et al. confirms that chromosome analysis by array CGH is the best approach to identify developmentally competent embryos for eSET. Harvey J. Stern MD, PhD. Director, Reproductive Genetics, Genetics & IVF Institute, USA.

 

About BlueGnome

BlueGnome is a leading provider of genetic solutions for the screening of chromosomal abnormalities in cytogenetics and IVF

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  • A &amp; A, 40 ans et des poussières, trouver, un peu tard, l'amour de sa vie et avoir envie d'un enfant. Mais un cancer il y a 10 ans et distilbène in utero... Se battre contre l'adversité, s'essouffler, s'aimer en espérant le meilleur...

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