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28 août 2012 2 28 /08 /août /2012 17:55

Du baume au coeur des vieilles PMettes qui ont si peur de rester sur le bord du chemin... Moi la première... mais si on y parvient, nos enfants seront en bonne santé ! Voilà une étude que je veux bien m'empresser de vérifier par ma propre expérience dans 9 mois...

 

MATERNITÉ: Des mères plus âgées ont des enfants en meilleure santé

British Medical (BMJ)

 

Alors qu’une étude vient de révéler qu’une paternité tardive peut avoir une influence sur le risque de maladies comme la schizophrénie et l'autisme chez l’enfant, cette étude-là suggère que des mères plus âgées sont plus susceptibles d'avoir des enfants en bonne santé. Ces chercheurs britanniques de l'University College London, de l’University of London et l'Université de Californie concluent dans le British Medical (BMJ) Open, que l'augmentation de l'âge maternel est associée à l'amélioration de la santé des enfants et de leur développement jusqu'à l’âge de 5 ans. Même si une maternité tardive reste toujours associée à un risque accru de complications pour la mère et pour l’enfant durant la grossesse et à la naissance.

Cette étude de cohorte a été menée à partir des données de 2 autres grandes cohortes (la Millennium Cohort Study et l'étude Sure Start), portant sur 31.257 enfants britanniques suivis jusqu'à l'âge de 5 ans puis durant une nouvelle période de 3 ans. Elle a évalué les blessures, les hospitalisations, les vaccinations, l'indice de masse corporelle, le développement du langage, social et affectif de ces enfants, dont, par exemple, les difficultés sociales vécues par l'enfant. L’âge des mères variait de 13 à 57 ans.

L'étude suggère non seulement que l'augmentation de l'âge maternel est associée à l'amélioration du développement et de la santé des enfants mais aussi que cette association est indépendante du niveau d’éducation de la mère, du revenu familial, du statut marital des parents, des facteurs qui peuvent jouer sur l'association. Les chercheurs constatent ainsi que si l'indice de masse corporelle (IMC) de l’enfant n'est pas associé à l'âge de la mère, toute une série de facteurs et de développement de l’enfant, le sont. Il s’agit,

·         du risque de blessures non intentionnelles qui diminue avec l'âge de la mère,

·         idem pour le risque d’hospitalisation,

·         d’une vaccination à jour dont le taux augmente avec l’âge de la mère,

·         tout comme le développement du langage plus abouti chez les enfants de mères plus âgées,

·         du nombre de difficultés sociales et émotionnelles qui diminue avec l’âge de la mère.

Certes, l'augmentation de l'âge maternel est liée à des risques obstétriques, mais ces résultats sont rassurants compte tenu de l'augmentation de l'âge moyen de maternité.

Source: BMJ Published online August 21 2012 BMJ2012;345 doi: 10.1136/bmj.e5116 The health and development of children born to older mothers in the United Kingdom: observational study using longitudinal cohort data

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25 août 2012 6 25 /08 /août /2012 11:01


Ou comment les cycles menstruels influencent les comportements d'achat, d'habillement et alimentaires de la femme... Vous en rêviez (de pouvoir expliquer vos pulsions TPMG), le Journal of
Consumer Psychology et le Personality and Individual Differences l'ont fait pour nous ! Je ne résiste pas à vous livrer ces études tout à fait scientifiques qui
expliquent que les femmes ont des pulsions d'achat en phase pré-ovulatoire (pour plaire aux mâââââles) et se montrent plus raisonnables après l'ovulation (protection de l'embryon et réserves
caloriques, ça c'était pour expliquer la pulsion pot de Nutella !). Mais alors que dire de nous, pauvres femelles sous Gonal ??? Qu'on peut légitimement revendiquer un vrai droit à exploser la CB
pendant les stim (et après aussi d'ailleurs, soit en guise de maigre consolation soit pour préparer la phase grossesse et bébé !) et à se taper le pot familial de Nutella toute seule. Et en plus
c'est samedi et les boutiques ont reçu les collections Automne-Hiver ! Happy us...

Calories, beauty, and ovulation: The effects of the menstrual cycle on food and appearance-related consumption
Gad Saad, Eric Stenstrom
Marketing Department, John Molson School of Business, Concordia University, 1455 de Maisonneuve Blvd. West, Montreal, QC, Canada H3G 1M8
Received 20 June 2011. Revised 27 September 2011. Accepted 27 October 2011. Available online 9 January 2012.

Abstract
The menstrual cycle has been largely ignored within the consumer research literature. Using a survey panel, women's food and appearance-related consumption was tracked for 35 consecutive days. As
predicted, food-related desires, dollars spent, and eating behaviors were greater during the luteal (non-fertile) phase, whereas appearance-related desires, dollars spent, and beautification
behaviors increased during the fertile phase. Dollars spent on products unrelated to food or beautification were not significantly influenced by the menstrual cycle. Hence, women's consumption
desires, preferences, and dollars spent in evolutionarily relevant product categories (food and mating) fluctuate across their ovulatory cycle. Branding-related implications are briefly
discussed.
Keywords:  Menstrual cycle, Ovulation, Food, Beautification, Evolutionary psychology

Women’s spending behaviour is menstrual-cycle sensitive
Karen J. Pine, Ben (C) Fletcher
School of Psychology, University of Hertfordshrine, College Lane, Hatfield, AL 10 9AB, UK
Received 22 February 2010. Revised 6 August 2010. Accepted 24 August 2010. Available online 16 September 2010.

 

Abstract
When considering why women are more prone to money pathologies than men the influence of ovarian hormones cannot be ruled out. The phases of the menstrual-cycle are known to have a range of
behavioural, psychological and physical correlates. It is well documented, for example, that women are more rational and controlled post-ovulation, but experience a rise in impulsive behaviour,
anxiety and irritability during the pre-menstrual (or luteal) phase. At ovulation, or peak fertility, it has been shown that women adapt their dress style to impress men – known as the
ornamentation effect. However, to date the role of fluctuating ovarian hormones on female economic behaviour has been largely ignored. This article reports the findings from a survey of 443
females, aged 18–50, reporting their spending in the previous seven days and their menstrual-cycle phase, follicular, mid-cycle or luteal. Women in the luteal phase were significantly less
controlled and more impulsive than women earlier in their cycle. A significant correlation was also found for over-spending, lack of control and buyers’ remorse with day of cycle. These findings
suggest that the adverse impact of ovarian hormones upon self-regulation may account for impulsive and excessive economic behaviour in women.
Keywords:  Women, Spending, Impulsivity, Self-regulation, Hormones

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21 août 2012 2 21 /08 /août /2012 23:04
Messieurs: mangez des noix! Pour expliquer la diminution assez effrayante de la fertilité, notamment masculine, dans les sociétés développées, on évoque souvent l'alimentation et l'environnement, comme responsables de cette dégradation. Avec dans la ligne de mire, entre autres facteurs délétères, les fameux perturbateurs endocriniens. Une étude publiée récemment dans Biology of Reproduction met en avant l'effet favorable de certaines noix (et des acides gras associés). Cela ne coûte rien et ne peut pas faire de mal (peut-être quelques aphtes !).

FERTILITÉ: Quelques noix et leur acide gras favorisent la qualité du sperme
Biology of Reproduction

Vitalité, motilité et morphologie des spermatozoïdes, 75 grammes de noix par jour peuvent améliorer la qualité du sperme, mais on ignore encore si ce bénéfice irait jusqu’à résoudre des troubles de la fertilité. C’est en tous cas, un bénéfice sanitaire, encore une fois venant d’un produit naturel, les noix, et dans un contexte d’infertilité croissante, que nous fait découvrir cette étude de l’Université de Californie publiée dans l’édition du 15 août de la revue Biology of Reproduction.
Car on estime que 70 millions de couples dans le monde font l'expérience de troubles de la fertilité dont 30 à 50% des cas attribuables au partenaire masculin. Certaines études suggèrent que la
qualité du sperme humain diminue dans les pays industrialisés, en raison de facteurs environnementaux dont l’alimentation et la présence accrue dans notre quotidien de perturbateurs endocriniens.
Le Dr Wendie Robbins et ses collègues de l'Université de Californie, Los Angeles ont regardé si l'augmentation des acides gras polyinsaturés essentiels pour la maturation du sperme pouvaient
augmenter la qualité du sperme chez les hommes consommant un régime de type occidental. Or parmi les meilleures sources d'acides gras polyinsaturés alimentaires le poisson et les huiles de
poisson, certaines graines et les noix, riches en acide α-linolénique (ALA), un acide gras polyinsaturé du groupe des oméga-3. 117 hommes en bonne santé, âgés de 21 et 35 ans, ont été répartis en
2 groupes, l'un (n=58) sans noix et l’autre (n=59) qui a consommé 75 grammes de noix par jour. 12 semaines plus tard, la qualité du sperme des participants a été analysée en fonction des
paramètres classiques de la fertilité masculine, dont la concentration, la vitalité, la motilité, la morphologie du sperme et ses éventuelles anomalies chromosomiques.
Si aucun changement significatif dans l'indice de masse corporelle, le poids corporel, ou le niveau d'activité n’est constaté dans les deux groupes, les jeunes hommes qui ont consommé des noix et
augmenté ainsi leurs niveaux d'acides gras oméga-6 et oméga-3 (ALA) ont un sperme de meilleure qualité, avec également moins d'anomalies chromosomiques. Aucune évolution du sperme du groupe
témoin n’est évidemment constatée.
Les auteurs confirment donc que l’apport de noix dans un régime alimentaire de type occidental améliore la vitalité, la motilité et la morphologie des spermatozoïdes, chez de jeunes hommes.
Conclusion, un apport alimentaire d’acide alpha-linolénique, par la consommation de noix ou de certains poissons est favorable à la fertilité.
D’autres bénéfices ont été déjà associés à la consommation de noix.
Source: Biology of Reproduction August 15, 2012, doi: 10.1095/​biolreprod.112.101634 Walnuts Improve Semen Quality in Men Consuming a Western-Style Diet: Randomized Control Dietary Intervention
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16 août 2012 4 16 /08 /août /2012 12:30

Blasto ou J2 ? That's the question ! Découvert sur le site de la médecine et biologie de la reproduction (www.mbrinfo.com), un article (datant de 2009) sur les chances de succès d'une FIV avec transfert unique d'un embryon à J2 ou d'un embryon à J5 (nos préoccupations personnelles du moment...).

En résumé et au final, les taux de grossesse cumulés seraient similaires en intégrant les tentatives avec TEC mais le taux de succès initial reste supérieur avec des blastocytes, par contre le transfert d'embryons congelés J2 est plus efficace que le transfert de blasto congelés.

 

  • L'article analysé sur mbrinfo.com

INTRODUCTION

Le transfert d’embryon unique (ou SET, Single Embryo Transfer) est une stratégie développée récemment en fécondation in vitro afin de lutter contre les grossesses multiples et leurs complications. La difficulté principale du SET reste cependant de proposer des taux de grossesse satisfaisants aux couples pris en charge. Pour cela, différents travaux ont étudié les taux de grossesse obtenus en transférant un embryon unique à J2 (eSET, elective Single Embryo Transfer) ou en transférant un blastocyste (SBT, Single Blastocyst Transfer). Les deux seules études publiées à ce jour comparant l’efficacité du transfert d’embryon unique frais à J2 ou à J5 rapportent de meilleurs résultats en culture prolongée, et aucune étude n’a encore comparé les taux cumulés après transfert d’embryon unique frais et congelé.

L’objectif de cette étude est donc de comparer les taux d’accouchement cumulés obtenus grâce au transfert d’embryon unique frais à J2 ou à J5, suivi ou non de transfert d’emrbyon(s) congelé(s) à J2 ou au stade blastocyste.

MATERIEL ET METHODES

Cette étude prospective a été menée durant 4 ans au CHU de Tours. Les 1539 couples consultant pour une première ou deuxième tentative de FIV (ou FIV ICSI) ont été informés de l’intérêt du transfert d’embryon unique. Les 478 couples ayant accepté cette stratégie étaient plus jeunes que ceux ayant refusé, mais présentaient les mêmes caractéristiques cliniques et biologiques. Le choix entre transfert d’embryon unique à J2 ou au stade blastocyste a été fait par le couple après information médicale préalable, indépendamment du nombre d’embryons disponibles in vitro à J2.

Le critère principal évalué était le taux d’accouchement cumulé (transfert frais et congelés). Les critères secondaires étaient le taux d’implantation, la survie embryonnaire après congélation et le taux de grossesses multiples après transfert d’embryon(s) congelé(s).

La culture embryonnaire était réalisée en milieu séquentiel. La congélation embryonnaire n’était proposée que pour les embryons de qualité optimale, à J5 pour les couples ayant choisi le transfert d’embryon unique au stade blastocyste (SBT), à J2 puis éventuellement à J5 pour ceux ayant choisi le transfert d’embryon unique à J2 (eSET). Un ou deux embryons congelés pouvaient être transférés ensuite pour chaque cycle. La stimulation ovarienne, son monitorage, le diagnostic et le suivi de la grossesse étaient réalisés selon le protocole habituel.

RESULTATS

Parmi les 478 couples volontaires, 243 ont choisi le transfert à J2 et 235 le transfert à J5. Les 2 groupes étaient comparables au point de vue clinique et biologique (âge, type et durée d’infertilité, pourcentage d’ICSI…). Seule différait la proportion de première tentative (86% pour le groupe J2, 71% pour le groupe J5).

Le nombre d’ovocytes, le taux de fécondation, le nombre d’embryons et la qualité embryonnaire étaient comparables dans les 2 groupes. Le nombre moyen d’embryons congelés était supérieur dans le groupe J2 (congélation à J2 et/ou à J5) que dans le groupe blastocyste (congélation à J5).

Concernant les transferts frais, les taux d’implantation et d’accouchement par ponction étaient supérieurs dans le groupe blastocyste par rapport au groupe J2 (43.6% et 34% contre 29.6% et 25.1% respectivement). Les taux de fausse couche, grossesse extra-utérine, et grossesse multiple monozygotique étaient comparables dans les deux groupes.

Concernant les transferts d’embryons congelés, la survie embryonnaire était meilleure pour les embryons congelés à J2. Les couples du groupe J5 ont choisi plus largement un transfert d’embryon congelé unique que les couples du groupe J2 (66% contre 52%). Les taux d’implantation et d’accouchement par transfert étaient supérieurs dans le groupe J2, mais de façon non significative. Quelques grossesses multiples, dont des bichoriales, sont survenues dans le groupe J2 où 2 embryons pouvaient être transférés suivant les cas.

Au final, le taux cumulé d’accouchement par cycle était comparable dans les 2 groupes (34.2% dans le groupe J2, 37.9% dans le groupe blastocyste). Cependant, moins de cycles étaient nécessaires en moyenne pour obtenir une grossesse dans le groupe blastocyste (3.49 contre 4.65).

DISCUSSION

La question du meilleur stade embryonnaire pour un transfert d’embryon unique reste à trancher. Malgré l’absence de randomisation, les 2 groupes comparés dans cette étude étaient semblables en termes de caractéristiques cliniques, biologiques, de réponse ovarienne et de développement embryonnaire in vitro, confirmant ainsi l’absence apparente de biais de sélection.

Dans le groupe blastocyste, le taux d’implantation était significativement supérieur au groupe J2. Ceci a déjà été montré chez l’animal, et peut être expliqué par une meilleure sélection in vitro de l’embryon à transférer, ainsi que par une meilleure adéquation entre les besoins nutritionnels du blastocyste et le milieu utérin, d’autant plus que les contractions utérines délétères sur l’implantation diminuent avec le temps après la ponction.

S’il fait disparaître les grossesses gémellaires bichoriales biamniotiques, le transfert d’embryon unique ne supprime pas les grossesses monochoriales dont la fréquence reste beaucoup plus élevée en FIV que dans les conceptions spontanées. Le taux de 2,8% retrouvé ici est comparable à ceux rapportés précédemment dans la littérature.

Concernant les embryons congelés, la meilleure sélection des embryons en culture prolongée ne permet pas d’obtenir de meilleurs résultats (en congélation lente). En effet, les taux d’implantation et de naissance légèrement supérieurs dans le groupe J2 que dans le groupe blastocyste, avec un nombre d’embryons congelés plus élevé dans le groupe J2, est conforme à ce qui a déjà été décrit dans la littérature.

Au final, chez les couples non sélectionnés et lors de leur première ou deuxième tentative de FIV, cette étude montre que le transfert d’un blastocyste donne de meilleures chances de grossesse que le transfert d’un embryon unique à J2. Cependant, en cas d’échec lors de ce transfert, le transfert d’embryon(s) congelé(s) à J2 donne de meilleurs résultats que le transfert de blastocyste(s) congelé(s), aboutissant ainsi à des taux d’accouchement cumulés comparables dans les deux stratégies, même si le nombre moyen de cycles pour obtenir la grossesse était plus élevé dans le groupe J2.

POINTS FORTS

excellente méthodologie

très bon choix du critère principal : taux cumulé d’accouchement

mise en évidence de l’efficacité très moyenne de la congélation lente pour les embryons, notamment les blastocystes

étude menée sur une population non sélectionnée permettant de se faire une idée de la mise en pratique de cette stratégie dans une activité de routine.

conclusion de l’étude claire et originale

POINTS FAIBLES

seule une randomisation pourrait prévenir de façon certaine tout biais de sélection

comment expliquer le rang plus haut de tentative dans le groupe SBT (discours de l’équipe clinico-biologique, ressenti des couples vis-à-vis d’un nombre trop faible ou trop élevé d’embryons lors de la première tentative …) ?

pour les blastocystes, le ratio J5/J6 et les résultats obtenus dans chaque sous-groupe ne sont pas cités.

intérêt du transfert d’embryon unique à J2 comparé à J3 ou à J4 ?

le tabagisme n’est pas décrit dans les 2 groupes étudiés ici

le hatching à J2 aurait pu être discuté afin de tenter de réduire l’écart dans les taux d’implantation avec le groupe blastocyste.

CONCLUSION

Cette étude montre donc que le transfert d’embryon unique permet d’obtenir de bons résultats en FIV, quelle que soit la stratégie choisie. Seule une amélioration des techniques de congélation embryonnaire pourront permettre d’augmenter les taux de grossesse cumulés, notamment pour le transfert de blastocystes.

  • Abstract de l'article original (Human reproduction journal)

Single Day 2 embryo versus blastocyst-stage transfer: a prospective study integrating fresh and frozen embryo transfers

F. Guerif1,2,3; M. Lemseffer1,2,3;  R. Bidault1,2,3; O. Gasnier1,2,3; M.H. Saussereau1,2,3; V. Cadoret1,2,3; C. Jamet1,2,3 and D. Royere1,2,3,4

1Service de Médecine et Biologie de la Reproduction, CHRU Bretonneau, 2 Boulevard Tonnelle, 37000 Tours, France; 2Université François Rabelais de Tours, CHRU de Tours, France; 3UMR Physiologie de la Reproduction et des Comportements, 37380 Nouzilly, France

Received July 6, 2008. Revision received January 13, 2009. Accepted January 16, 2009.

 

Abstract

BACKGROUND Whether extended culture allowing selection of embryos with high development potential has any advantage over cleavage-stage embryo transfer remains a matter of debate. Among the currently unsolved questions, the cumulative delivery rate resulting from fresh and frozen embryo transfers needs to be taken into account in both strategies. The aim of our study was, therefore, to compare the efficacy of single embryo transfer either on Day 2 or on Day 5/6 combining fresh and frozen embryo transfers.

METHODS A prospective study including 478 couples assigned on a voluntary basis to undergo elective single embryo transfer (eSET, n = 243) on Day 2 or single blastocyst transfer (SBT, n = 235) on Day 5/6 was performed. The primary outcome measurement was the cumulative delivery rate including fresh and frozen–thawed cycles in both groups.

RESULTS The delivery rate per cycle following fresh embryo transfer was significantly higher in the SBT group compared with the eSET group (P < 0.01). Conversely, frozen embryo and/or blastocyst transfers tended to result in a higher number of deliveries in the eSET compared with the SBT group. Altogether, the cumulative delivery rate per couple, including fresh and frozen embryo transfers, was similar between the two groups (37.9% versus 34.2% in the SBT and eSET groups, respectively).

CONCLUSIONS The observed cumulative delivery rates in this study do not allow us to take a position in favor of SBT or eSET. An improvement in blastocyst cryopreservation may change this attitude.

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25 juillet 2012 3 25 /07 /juillet /2012 16:33

Une étude... qui met du baume au coeur aux PMettes qui ne parviendront pas au but.... Les stimulations n'augmentent globalement pas le risque de cancer par rapport à la population normale mais le fait de ne pas avoir de grossesse diminue le risque, du moins à court terme... Une histoire de jeu aléatoire d'hormones, artificielles et naturelles lors de la gestation... Un truc me chatouille cependant, la phrase indiquant que les traitements actuels amènent "une probablitité élevée de grossesse à terme" ? Je prends ! Tout de suite et pour le cancer du sein, on verra plus tard, en attendant je fais du sport, il est avéré que l'exercice physique constitue une bon moyen de prévention !

 

 

Les traitements de l’INFERTILITÉ augmentent-ils le risque de cancer du sein?

Journal of The National Cancer Institute

Revue de presse scientifique SantéLog

 

Globalement non, conclut cette étude. Cependant les femmes ayant suivi un traitement contre l’infertilité, sans succès, auraient un risque significativement réduit de cancer du sein par rapport aux femmes non traitées. En revanche, les femmes traitées avec succès présentent un risque accru de cancer du sein comparativement aux femmes traitées sans succès et un risque comparable aux femmes non traitées. En bref, cette étude (de 2 ans seulement), soutenue par Susan Komen for the Cure et les NIH, publiée dans l’édition du 6 juillet du Journal of The National Cancer Institute fait le point sur la question souvent débattue de l’association traitement de l’infertilité et risque de cancer du sein.

Ces traitements stimulent temporairement l'ovulation en élevant les niveaux d'œstrogènes chez les femmes et l'œstrogène est connu pour son rôle important dans le développement du cancer du sein. Certaines études ont suggéré un risque accru de cancer du sein à la suite d’un traitement de l'infertilité, d'autres sont moins affirmatives.

Afin de déterminer le risque de cancer du sein après prise de médicaments contre la stérilité, le Pr Chunyuan Fei, du National Institute of Environmental Health Sciences (NIEHS-NIH), a mené une étude cas-contrôles, la « Two Sister Study » qui portait sur des femmes diagnostiquées avec un cancer du sein, âgées de moins de 50 ans et leurs sœurs, sans cancer. Les chercheurs constatent que,

·         les femmes qui ont été sous traitement présentent globalement un risque identique à celui de femmes qui n’ont pas pris ce type de traitement contre l’infertilité.

·         Les femmes qui ont pris ce type de traitement contre l’infertilité et n’ont pas eu de grossesse d’au moins 10 semaines ont un risque réduit de cancer du sein par rapport aux non-utilisatrices.

·         Les femmes qui ont pris ce type de traitement contre l’infertilité et eu une grossesse d’au moins 10 semaines ont un risque significativement accru de cancer du sein vs les femmes traitées sans succès.

L’exposition à une grossesse est suffisante pour annuler la réduction de court terme du risque, associée aux traitements de l’infertilité, concluent les auteurs, qui suggèrent tout de même que l'exposition aux médicaments contre la stérilité qui vont modifier le remodelage du tissu mammaire lié à la grossesse. Cependant, les femmes traitées avec succès conservent au final un niveau de risque comparable de cancer du sein par rapport aux femmes non traitées.

Un risque qui évolue avec le temps…Le Pr Louise A. Brinton, Ph.D., de l'Institut national du cancer, explique que la réduction du risque global associé à l'usage de ces médicaments pourrait être liée au fait que l'un des médicaments, le clomiphène, est un modulateur sélectif des récepteurs œstrogéniques, comparable au tamoxifène, un médicament chimio-préventif. D'autre part, un risque accru chez les femmes traitées avec succès peut être lié à l'augmentation de l'exposition aux hormones ovariennes, ainsi qu’à un double effet de la grossesse sur le risque de cancer du sein, à savoir une augmentation transitoire du risque à court terme qui se dissipe ensuite avec le temps et, éventuellement, pourrait conduire à une réduction du risque à long terme, écrit le Pr Brinton.

En conclusion, des recherches supplémentaires restent nécessaires pour comprendre ces associations. Des données qui doivent aussi être mises en rapport avec les avantages considérables des traitements existants contre l’infertilité, dont la probabilité élevée de succès de grossesses à terme, ce qui peut conduire à d'importantes réductions à long terme du risque de cancer du sein.

 

Source: JNCI J Natl Cancer Inst (2012) doi: 10.1093/jnci/djs330 First published online: July 6, 2012 “Fertility Drug Usage and Cancer Risk” (visuels Agence de la Biomédecine)

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25 juillet 2012 3 25 /07 /juillet /2012 16:30

Des effets des stimulations sur le risque de cancer de l'ovaire. Un accroissement très important du risque certes mais un risque qui reste limité à 0.71% et en plus il s'agit de tumeurs "borderline" ie non encore cancéreuses. On note aussi un effort dans cette publi d'éliminer le biais de l'infertilité comme facteur de risque accrû puisqu'ils comparents femmes infertiles ayant été traitées en FIV, femmes infertiles n'yant pas subi de FIV et population normale (les autres...) car figurez vous que parmi les facteurs de risque identifiés, il y a ... la nulliparité et l'infertilité ! Désolée, on fait pas exprès...

Pour info, le cancer de l'ovaire représente environ 3000 nouveaux cas par an en France, touche 1.8% des femmes et est la cause d'un peu plus de 5% des décès. Le pronostic n'est pas forcément très bon car souvent découvert trop tard (mais la PMette, elle, est examinée de l'intérieur tellement souvent, qu'au moins, cela ne devrait pas nous arriver, yep !!!)

 

FIV : Elle double le risque de cancer de l’ovaire non invasif

Human Reproduction / SantéLog

 

La Fécondation In Vitro (FIV) double le risque de cancer de l'ovaire non mortels et non invasifs selon cette étude néerlandaise menée sur près de 30.000 femmes. Néanmoins, ce risque reste faible, de l’ordre de 0,71% chez les femmes ayant eu recours à la FIV. Des résultats principalement liés à la stimulation ovarienne, publiés dans l’édition du 26 octobre de la revue scientifique Human Reproduction, qui ne doivent pas alerter, juste engager à en discuter le cas échéant avec son médecin.

Le cancer de l'ovaire est un cancer relativement rare et, si le risque relatif de développer un cancer est fortement augmenté en cas de FIV, le risque absolu de développer la maladie reste faible. Les scientifiques estiment que le risque en population générale est de 0,45% avant l'âge de 55 ans et de 0,71% parmi les femmes ayant eu recours à la FIV.

Ces chercheurs de l'Institut néerlandais du cancer et de centres médicaux dans tout les Pays-Bas ont évalué le risque de développer un cancer de l’ovaire dans les 15 années qui suivent la FIV en comparant ce risque aux risques de cancer dans la population générale et chez les femmes qui avaient des difficultés à concevoir, mais qui n’avaient pas subi de FIV. Les chercheurs constatent que le groupe « FIV » est plus de 4 fois susceptible de développer des tumeurs de l'ovaire, qualifiées de « borderline » par les auteurs, c’est-à-dire, non encore cancéreuses, en comparaison  comparé au groupe non-FIV. Cependant ce risque accru ne concerne pas, précisent les auteurs, des tumeurs cancéreuses.

Comment la stimulation ovarienne lors d'une FIV impacte le risque à long terme de cancer de l'ovaire, c’est ce que cette étude de cohorte a examiné précisément sur 19.146 femmes qui avaient subi un traitement par FIV aux Pays-Bas entre 1983 et 1995. Leurs données ont été comparées à celles d'un groupe de 6.006 femmes présentant des difficultés à tomber enceintes mais qui n'avaient pas subi de FIV et aux taux de la population générale. Les participantes ont été suivies pendant une durée médiane de 14,7 ans.

A la fin de l’étude, 77 cas de cancer de l'ovaire avaient été identifiés dans la cohorte totale de 25.152 femmes, dont 61 cas dans le groupe FIV et 16 dans le groupe non-FIV. En comparaison des taux en population générale:

·         la cohorte totale présente un risque accru de 43% de cancer de l'ovaire (SIR- ratio d'incidence standardisé) :1,43 IC: 95% de 1,12 à 1,78)

·         le groupe FIV présente un risque accru de 59% de cancer de l'ovaire (SIR : 1,59 IC: 95% de 1.21 à 2.4)

·         le groupe des « non-FIV » ne présente aucune augmentation significative de cancer de l'ovaire -lorsqu'il est analysé séparément de la cohorte totale- (SIR : 1,02 IC : 95% de 0,59 à 1,66)

Lorsque les chercheurs analysent les données selon le type de cancer de l'ovaire (non mortel ou invasif), ils constatent que:

·         le groupe FIV présente un risque accru de 93% de cancer de l'ovaire non invasif (toujours par rapport à la population générale) (SIR : 1,93, IC : 95% de 1,31 à 2,73)

·         le groupe des « non-FIV » ne montre aucune différence de risque de cancer de l'ovaire non invasif (SIR 0,67, IC 95% 0,18 à 1,71)

·         le risque de développer un cancer invasif de l'ovaire n’augmente pas significativement, quel que soit le groupe, FIV ou non FIV, par rapport à la population générale (SIR : 1,35, IC : 95% de 0,91 à 1,92 et SIR : 1,24, IC : 95% de 0,64 à 2,17, respectivement)

Le seul groupe avec un risque significativement accru de cancer de l'ovaire s’avère, à l’issue de l’analyse, le groupe FIV suivi pendant 15 ans ou plus (SIR : 3,54, IC : 95% de 1,62 à 6,72). Cependant, seulement 9 cas de cancer de l'ovaire ont été observés dans ce groupe.

Le groupe FIV présente un risque accru de 114% plus élevé de développer un cancer de l'ovaire (HR : 2,14 IC : 95% de 1.07 à 4.25), ce qui équivaut à un peu plus d’un doublement du risque et de 323% plus élevé de développer un cancer de l'ovaire non invasif (HR : 4,23 IC : 95% de 1,25 à 14,33) ce qui équivaut à multiplier le risque par un peu plus de 4.

Les chercheurs concluent que leurs résultats donnent raison à certaines inquiétudes mais que d'autres études de cohorte restent nécessaires. Les femmes qui pourraient être préoccupées par les différents risques liés au recours des FIV passées ou présentes devraient en discuter avec leur médecin spécialiste ou généraliste.

 

Source: Human Reproduction (2011) doi: 10.1093/humrep/der322 First published online: October 26, 2011 Risk of borderline and invasive ovarian tumours after ovarian stimulation for in vitro fertilization in a large Dutch cohort.

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15 juillet 2012 7 15 /07 /juillet /2012 19:20

Un nouveau test sur les ovocytes pour améliorer les chances d'implantation en PMA, grâce au biomarqueur G-CSF qui permet de comprendre que la tolérance immunitaire est un facteur essentiel. Un nouvel espoir que les chances de réussir une FIV ou insémination s'améliorent mais malheureusement, nous n'en bénéficierons pas de sitôt...

En echo à l'article précédent... Implanter un embryon ou plusieurs, créer les "meilleurs" embryons, sélectionner les "meilleures" gamètes, ovocytes ou spermatozoïdes... Objectif: améliorer ces chances de grossesse qui restent faibles, ne l'oublions jamais, même si le discours officiel semble trouver dans les FIV la solution implacable et imparable pour donner un enfant à ceux qui ont du mal à en avoir un naturellement..

 

Un test sur les ovocytes améliorerait la PMA

D'après &RT Flash et Le Monde

 

Des chercheurs français et italiens ont identifié un marqueur biologique permettant de prévoir quel embryon possède le plus de chances de s'implanter dans l'utérus au cours d'une assistance médicale à la procréation (AMP) et d'arriver à terme. Ces travaux ont été présentés, vendredi 11 avril, à Tours, lors d'une réunion de la Société européenne de reproduction humaine et d'embryologie. Un test simple, rapide et non invasif pourrait être utilisé pour examiner individuellement les ovocytes (cellules reproductrices femelles) avant même qu'ils soient fécondés.

Le docteur Nathalie Lédée (Centre hospitalier intercommunal de Poissy-Saint-Germain-en-Laye et université de Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines), Gérard Chaouat (Inserm U782, Clamart) et leurs collègues travaillent depuis plusieurs années sur un moyen d'améliorer le faible taux actuel de succès de l'AMP. "5 % des ovocytes mis en fécondation débouchent sur la naissance d'un enfant", rappelle la chercheuse. L'équipe s'est intéressée au liquide folliculaire dans lequel baigne l'ovocyte, au sein d'un follicule, avant l'ovulation.

L'étude a inclus 71 femmes inscrites dans un programme d'AMP. L'équipe a recueilli individuellement chaque follicule et identifié la correspondance entre le liquide folliculaire et son ovocyte. Les ovocytes ont ensuite été fécondés. Au total, 132 ovocytes ont été transférés dans l'utérus des participantes. Ces dernières ont été suivies, le cas échéant, jusqu'à l'accouchement. Il a ainsi été possible de connaître le taux d'implantation et de réussite de la grossesse pour chaque ovocyte et chaque liquide folliculaire.

Marie-Pierre Piccinni (université de Florence, Italie) a analysé vingt-huit substances différentes dans les liquides folliculaires. Un facteur de croissance (substance nécessaire à la croissance des cellules) des globules blancs, le G-CSF, s'est révélé un excellent biomarqueur immunologique de la capacité d'obtenir un embryon qui s'implante bien dans l'utérus et aboutisse à une naissance.

"Le taux d'accouchement a été de 6 % pour les embryons issus d'un ovocyte où le liquide folliculaire contenait le taux le plus faible de G-CSF (20 picogrammes par millilitre, pg/ml). Il était de 15,8 % pour ceux ayant un taux intermédiaire et de 44 % pour ceux ayant le taux le plus élevé (supérieur à 24 pg/ml)", explique Nathalie Lédée. Cette corrélation serait liée au fait que le G-CSF induit la tolérance immunitaire. Il permettrait donc à l'embryon d'être mieux accepté dans l'organisme maternel. "Nos travaux sont en accord avec des hypothèses nouvelles selon lesquelles le potentiel de vie d'un ovocyte est lié à son aptitude à un dialogue de tolérance immunitaire", explique le docteur Lédée. Cela a été confirmé par l'injection expérimentale de G-CSF chez des souris.

La tolérance immunitaire serait donc au centre du phénomène de la reproduction. Au niveau local, dans l'utérus où s'implante l'embryon, on ne retrouve d'ailleurs pas de cellules impliquées dans l'immunité acquise, en réponse à un corps étranger. L'utérus "autoriserait" en quelque sorte l'embryon à s'implanter. "Cela s'expliquerait par le fait qu'à ce moment, l'embryon n'exprime pas des facteurs immunitaires individuels, mais des facteurs spécifiques de l'espèce humaine", commente Nathalie Lédée. La chercheuse avoue qu'elle et ses collègues "n'imaginaient pas que le dialogue entre l'embryon et l'utérus était si précoce et si intense, avant même le contact avec la muqueuse utérine".

Ces travaux feront prochainement l'objet d'une publication dans la revue Human Reproduction. Un brevet couvrant un test immunologique de type Elisa pour l'analyse individuelle de la concentration du liquide folliculaire en G-CSF a été déposé. Ce test constituerait un outil précieux pour ne transférer qu'un seul embryon lors d'une AMP et limiter ainsi les grossesses multiples. Il pourrait être un moyen d'apprécier individuellement le potentiel de chaque ovocyte, en particulier chez les femmes de plus de 35 ans, chez lesquelles la réserve d'ovocytes diminue.

Le Monde

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15 juillet 2012 7 15 /07 /juillet /2012 19:12

Entre augmenter les chances de grossesse et diminuer les risques de complications pendant la grossesse et de problèmes pour les bébés... Que choisir ? Une étude publiée lors du congrès de la ESHRE fait froid dans le dos... Mais ce ne sont que des stat et quand on sait qu'il y a en moyenne 10% de chance qu'un embryon s'accroche après transfert, cela donne envie, après avoir subi tout le protocole de FIV et de ponction, de doubler les chances non ?

 

FIV : moins de risques lorsqu’un seul embryon est transféré

A l’occasion du Congrès annuel de la European Society of Human Reproduction and Embryology (ESHRE), début juillet 2012, une étude australienne, dirigée par le Pr Elisabeth Sullivan et portant sur plus de 50 000 naissances en Australie et Nouvelle Zélande, révèle que le risque de décès dans le premier mois qui suit la naissance d’un enfant augmente de 53% lorsque deux embryons sont transférés dans l’utérus de la future mère.   

Le risque de décès est d’autant plus élevé lorsque les embryons implantés dans l’utérus sont des embryons "frais", c'est-à-dire n’ayant pas fait l’objet d’une congélation. Ainsi, les bébés issus d’un transfert de deux embryons "frais" ont un taux de mortalité plus élevé (74%) dans la période suivant la naissance, que les bébés issus du transfert d’un seul embryon "frais".

Le Pr Michael Chapman de la University of New South Wales, précise que les bébés issus du transfert d’un seul embryon "allaient beaucoup mieux en terme de poids", étaient plus "viables" et avaient moins de complications au cours de la grossesse.

Enfin, le Pr Sullivan mentionne que le nombre d’embryons transférés est le principal facteur de grossesses et accouchements multiples, ce qui contribue à une augmentation de la probabilité d’accoucher prématurément et "diminue le poids de naissance".

Telegraph.co.uk (Jonathan Pearlman) 5/07/12

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11 juillet 2012 3 11 /07 /juillet /2012 10:12

Après le gras, le café ! Et oui, l'excès de café réduirait les chances de succès des FIV... Ils sont marrants, les experts de la ESHRE, mais on a le droit de faire / manger / boire quoi en fait ? Et devinez quoi, une fois de plus, cela ne concerne que ... les femmes !! En même temps, je rassure les fans de Georges, je ne bois jamais de café et n'absorbe que du thé (enfin pas que, hein...) et je suis quand même du côté des stat pourries des FIV ratées alors...  Allez, c'est l'heure du petit dej: bonne tisane mesdames...

 

FIV: Trop de café divise les chances de succès de moitié

D'après l'ESHRE et la revue de presse SantéLog

 

Alors que ces dernières semaines, nous avons beaucoup publié sur les bienfaits du café, cette étude met en garde, dans une situation bien particulière : 5 tasses ou plus de café par jour réduisent jusqu’à 50% les chances de succès des FIV. Ces chercheurs danois qui présentent leurs résultats au 28è Congrès de l’ESHRE (European Society of Human Reproduction and Embryology) concluent, qu’en cas de FIV, l’excès de café serait aussi préjudiciable que…le tabagisme.

Ces chercheurs du Fertility Clinic de l’Aarhus University (Danemark) ont suivi près de 4000 FIV et ICSI (micro-injections) pour parvenir à ces conclusions. Le Dr Ulrik Kesmodel de l'hôpital universitaire Aarhus montre que non seulement la consommation de cinq tasses ou plus de café par jour réduit le taux de grossesse clinique de 50% mais réduit aussi le taux de naissance vivante de 40%.

Si ce constat n’est pas tout à fait une grande nouvelle pour les chercheurs, ils s’avouent surpris par l'ampleur de l'effet. Car le lien caféine-fertilité a déjà été étudié et suggéré. Certaines études ont montré une incidence accrue de fausses couches chez les buveuses de café, mais d'autres non. La Cochrane Review de 2009 conclut à l’absence de preuves suffisantes sur l'issue de la grossesse, pour recommander d’éviter la caféine. Cependant, une grande étude souvent citée de 2004 (1) a montré que la durée de la grossesse est significativement augmentée chez les femmes qui consomment plus de six tasses de café ou de thé par jour.

Des chances de grossesse réduites de moitié: Cette nouvelle étude danoise vient confirmer ces résultats. Menée dans une clinique spécialisée en FIV, auprès de 3.959 femmes avec traitement de fertilité, l’analyse montre que le «risque relatif (RR)» (ici une « chance »)

·         de grossesse est réduit de 50% chez les femmes qui ont déclaré une consommation supérieure à 5 tasses de café par jour au début du traitement,

·         et de naissance vivante est réduit de 40%.

·         Aucun effet n'est observé avec une consommation de café de moins de 5 tasses par jour.

Dans leur conclusion, les auteurs comparent l'effet du café à l'effet du tabac. Plusieurs études récentes ont en effet suggéré que le tabagisme a un effet négatif sur le nombre d'ovocytes ponctionnés, le taux de fécondation, le taux d'implantation, les chances de grossesse et de naissance vivante. Le Dr Kesmodel propose de valider ce résultat dans une étude de plus grande envergure pour ne pas « inquiéter inutilement les patientes », mais ne juge pas raisonnable, basée sur la base des preuves actuelles de consommer, en attente de FIV, plus de 5 tasses de café par jour.

Source: ESHRE abstract no: O-202 via Eurekalert (AAAS) 5 or more cups of coffee a day reduce the chance of IVF success by around 50 percent

(1)    Fertil Steril 2004; 81, 384-392 Negative lifestyle is associated with a significant reduction in fecundity.

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6 juillet 2012 5 06 /07 /juillet /2012 15:02

Toujours selon l'ESHR, le gras, c'est pas bon...On le savait pour nos bourrelets mais c'est pas bon pour réussir une FIV... Va donc falloir arrêter de se consoler (des échecs de FIV...) dans le pot de Nutella...

 

FIV: Trop d’aliments gras réduisent les chances de résultats

D'après SantéLog / ESHRE

 

Pas trop de café, pas de tabac, et, selon cette nouvelle étude, pas trop de graisses alimentaires, en particulier saturées, pour optimiser les chances de succès de la FIV, nous apprend une autre étude, menée à l'Ecole Harvard de Santé Publique, soutenue par les US National institutes of Health (NIH) et présentée, elle aussi, au 28è Congrès de la Société Européenne de Reproduction Humaine et d'Embryologie. Car une trop forte consommation de ces graisses alimentaires est également associée à une baisse des taux de naissances vivantes en cas de FIV.

Les femmes ayant un apport plus élevé de ces acides gras ont moins d'ovocytes matures disponibles pour collecte dans la FIV, selon cette étude qui a examiné l'effet des graisses alimentaires (totales, saturées, mono-insaturées, polyinsaturées, oméga 6, oméga 3 et trans) sur une série de résultats précliniques et cliniques chez les femmes ayant une FIV. Les résultats montrent que la consommation de graisses saturées est inversement proportionnelle au nombre d'ovocytes matures récupérés, tandis que la consommation de graisses poly-insaturées est inversement associée à la qualité du jeune embryon. Ces deux types d’acides gras seraient donc à éviter.

Les graisses alimentaires ont déjà été étudiées pour leur effet sur la santé génésique et un apport élevé en acides gras trans a déjà été associé à l'infertilité ovulatoire et à la fausse couche, alors que les graisses saturées ont été liées à des concentrations inférieures de sperme. Mais, jusqu'à présent, l'effet de l'apport en graisses alimentaires sur les résultats de traitements contre l’infertilité était peu documenté. Le Dr Jorge Chavarro, professeur adjoint de nutrition et d’épidémiologie à la Harvard School of Public Health, a mené son étude auprès de 147 femmes ayant une FIV et sur la base des données d’évaluations précliniques (développement des ovocytes, fécondation, qualité embryonnaire et taux de clivage), des résultats cliniques (grossesse, naissance vivante) et de l'apport en graisses. Les autres facteurs pris en compte étaient les autres apports alimentaires, l'indice de masse corporelle (IMC) et le statut tabagique.

Des apports plus élevés de matières grasses totales sont liés à un moindre nombre d’ovocytes matures récupérés. Cette association a été tirée par la consommation d’acides gras saturés. Or moins d'ovocytes matures se traduit par moins d'embryons à choisir pour le transfert. La consommation de graisses polyinsaturées est inversement proportionnelle à la qualité des embryons, les femmes avec l'apport le plus élevé en graisses polyinsaturées montrant un taux plus élevé d'embryons de mauvaise qualité. En revanche, un apport élevé en acides gras mono-insaturés est associé à un taux plus élevé de naissances vivantes et les chances de naissance vivante après transfert d'embryons chez les femmes ayant la plus forte consommation de graisses mono-insaturées sont multipliées par 3,45 vs chez les femmes ayant l’apport le plus faible.

Donc différents types de matières grasses associés à des résultats différents pour la FIV : Selon le professeur Chavarro,  les différents types d’acides gras sont connus pour avoir des effets différents sur les processus biologiques qui peuvent influencer le résultat de la reproduction médicalement assistée, comme les niveaux d'inflammation ou la sensibilité à l'insuline. Mais ce qui sous-tend ces mécanismes biologiques n’est pas tout à fait clair. 

Cependant, ces facteurs alimentaires qui peuvent influer sur les chances de succès de la FIV doivent, si reproduits dans d'autres études plus larges, devraient faire partie des recommandations de base apportées aux patientes.

 

Source: ESHRE European Society of Human Reproduction and Embryology Abstract O-200 Dietary fat intake and in-vitro fertilization outcomes: saturated fat intake is associated with fewer metaphase 2 oocytes via Eurekalert (AAAS) A high intake of certain dietary fats associated with lower live birth rates in IVF

 

 

 

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