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9 septembre 2013 1 09 /09 /septembre /2013 12:48

Repos ou pas après un transfert... Une étude intéressante publiée dans MBR Infos.

 

A méditer à quelques jours de notre TEC (si celui ci peut avoir lieu, si la progesterone le veut bien, si les embryons se décongelent bien et si, stress du jour, pas de suspicion de petite infection...)...

 

 

Le repos au lit apres le transfert embryonnaire affecte négativement les résultats de la FIV : une étude prospective randomisée.

 

Simplifier l’organisation sans nuire aux résultats et peut-être les améliorer !

 

Titre de l'article initial

Bed rest after embryo transfer negatively affects in vitro fertilization: a randomized controlled clinical trial

Auteur de l'article initial : Sharayu Gaikwad

Référence de l'article initial:  Fertility and Sterility, 2013, in press

Rédacteur MBR Info: O. Pirello

 

Le repos au lit après transfert embryonnaire est une pratique très répandue dans les centres de PMA sans pour autant avoir de preuve scientifique de son intérêt. Certaines études suggéraient un effet négatif du repos mais aucune étude n’a évalué l’impact du repos sur le nombre d’accouchement.


Objectif :

Evaluer l’intérêt du repos allongé 10 mn après un transfert embryonnaire dans le cadre du don d’ovocyte.

 

Méthode :

Etude prospective randomisée de mai 2011 à novembre 2011, l’ensemble des Transferts était réalisé par le même praticien. 326 patientes entre 25 et 39 ans ont été inclues au cours de leur premier cycle de FIV

86 patientes ont été exclues : (fibrome, ATCD de FCS à répétition, hydrosalpinx unilatéral ou bilatéral BMI>28, cas de transfert d’embryon unique, OATS sévère, refus de participation)

Au total 240 receveuses d’ovocytes ont été randomisées le jour du TE

La préparation endométriale était faite selon un cycle substitué avec blocage par Deca 3.75mg suivi d’Oestradiol valérate 6mg. Dans le cas où les receveuses n’avaient pas de cycle le décapeptyl n’était pas réalisé.

Les donneuses étaient stimulées selon un protocole long avec des doses de gonadotrophines de 150 à 300UI puis déclenchées par rHcg 36h avant la ponction ovocytaire.

Les embryons sont transférés à J3 ou bien au stade blastocyste J5/J6. Un transfert à blanc était systématiquement réalisé immédiatement avant le transfert embryonnaire. Le transfert était écho guidé effectué à l’aide d’un cathéter de wallace. Les embryons étaient déposés à 1-2cm du fond utérin. Le cathéter est systématiquement vérifié en fin d’intervention.

Une fois le transfert terminé les patientes du groupe contrôle (R) étaient transférées dans une pièce différente pour se reposer ; alors que les 120 patientes du groupe sans repos (NR) se levaient immédiatement et marchaient.

Le soutien de la phase lutéale était maintenu jusqu’au test de grossesse.

Le suivi était ensuite assuré jusqu’à l’accouchement.

 

Résultats/ Discussion

Les caractéristiques des receveuses et des donneuses étaient similaires dans les deux groupes Le taux de fécondation est également similaire dans les 2 groupes (Tableau 1).

Seulement 2 patientes ont eu un transfert difficile et 5 patientes ont dû refaire un 2nd transfert immédiatement, un embryon ayant été retrouvé dans le cathéter après le premier transfert.

 

Le taux d’implantation était supérieur dans le groupe de patiente qui ne s’était pas reposé(NR) mais n’atteint pas la significativité.

 

Le taux de grossesse biochimique était supérieur dans le groupe NR par contre le taux de fausse couche spontané est supérieur dans le groupe R Le taux de naissance était significativement supérieur dans le groupe NR comparé au groupe R. Les paramètres néonataux étaient les mêmes dans les 2 groupes.

 

Il s’agit d’une étude originale, à noter qu’un travail sur 406 cas de 2005 où les patientes avait le choix de se lever ou bien de se reposer allait ans le même sens. Les auteurs suspectaient que les patientes qui choisissaient de se lever rapidement avaient un meilleur moral, étaient plus confiantes dans le résultat final, moins stressées ce qui aurait pu également influencer le résultat.

Ainsi la recommandation de se lever immédiatement après le transfert pourrait réduire le stress des patientes qui s’inquiètent des conséquences du moindre effort physique.

En conclusion, un repos de 10mn allongé après le transfert ne semble avoir aucun intérêt voire même avoir une influence négative sur les taux de grossesse.

 

 

 

 

 

Points faibles

Un grand nombre de critères d’exclusions (dont les eSET ) sans explication

L’étude ne s’est appliquée qu’aux receveuses d’ovocyte avec préparation endométriale par cycle substitué.

Points forts

Originalité de l’étude

Effectif comparable avec une cohorte homogène

Pas de pertes durant le suivi

 

 

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17 juillet 2013 3 17 /07 /juillet /2013 15:50

L'infertilité masculine: les chiffres ! Une étude australienne montre que près d'un homme sur 6 a des paramètres inférieurs au seuils considérés comme normaux. A méditer et à rapprocher du fait que près d'1 couple sur 6 rencontre des difficultés à procréer. A mettre aussi en perspective avec la tendance à la culpabilisation systématique des femmes ((vieilles, carriéristes, égoïstes etc) qu'on entend (trop) souvent...

 

FERTILITÉ masculine: Les conditions d’une fertilité optimale

 

SantéLog / ESHRE

Copyright © 2013 AlliedhealtH www.santelog.com

 

Une qualité du sperme en déclin, liée à une baisse du nombre et de la motilité des spermatozoïdes est constatée et confirmée par de nombreuses études*. Les facteurs environnementaux ont été largement évoqués tels que l'exposition à des substances toxiques ou au tabagisme. Cette grande cohorte de 20 années de suivi suggère aujourd’hui plusieurs facteurs in utero, tôt dans la vie mais aussi à l’âge adulte qui jouent sur la fertilité masculine. Parmi ces résultats présentés lors de la réunion annuelle de l'ESHRE par une équipe de l'University of Western Australia, des facteurs néfastes évitables, à l’âge adulte, lorsqu’on veut protéger sa fertilité.

 

L'étude, la Western Australian Pregnancy (Raine) Cohort, débutée en 1989, a suivi 2.900 mères durant leur grossesse, évalué les bébés durant la grossesse, à la naissance puis durant les premières années de vie, et a continué à suivre 423 hommes jusqu’à l’âge de 20-22 ans. Ces hommes ont subi une évaluation des testicules (volume testiculaire, analyse de la qualité du sperme et production hormonale, ainsi qu’une évaluation de la répartition de leur masse graisseuse.

 

Un homme sur 6 a une qualité de sperme en deçà du seuil : Les résultats montrent que près d'un homme sur 6 présente des paramètres du sperme inférieurs au seuil "normal" défini par l'Organisation mondiale de la Santé:

 

· 14,8% ont un volume séminal < 1,5 ml

· 18,9% ont moins de 39 millions de spermatozoïdes

· 17,5% ont moins de 15 millions de spermatozoïdes / ml

· 14,4% ont des spermatozoïdes en dessous du seuil de motilité de 32%

· 26,4% ont des spermatozoïdes dont la morphologie ne répond pas aux critères acceptables de l'OMS.

 

Lorsque les chercheurs mettent ces données en regard des évaluations de croissance fœtale, du tabagisme de la mère (18,6% des hommes), ils constatent qu’une croissance fœtale et infantile anormale ou l'exposition au tabagisme maternel sont associées à une déficience ultérieure de la fonction testiculaire et à une qualité du sperme en dessous de la norme.

 

Autres facteurs relevés, l'augmentation des dépôts de graisse à l'adolescence, le tabagisme et l’usage de drogues à l'âge adulte augmentent aussi le risque de qualité insuffisante du sperme.

 

Les conditions d’une fertilité optimale : Le message principal de l’auteur est que, pour atteindre l'âge adulte avec une fonction testiculaire et une fertilité optimales, l’enfant ne doit pas être exposé au tabagisme de sa mère, a dû suivre une croissance fœtale et infantile normale, un développement normal à l'enfance et à l'adolescence, mais surtout, et ce sont là des facteurs directement évitables par l’intéressé, à l’âge adulte, il doit contrôler son poids, ne pas fumer et ne pas consommer de drogue.

 

Sur la question de la responsabilité des perturbateurs endocriniens, l’auteur principal, le professeur Hart ajoute que son équipe s’apprête à mesurer l'exposition du fœtus à des perturbateurs endocriniens par analyse des échantillons de sang maternel stockés en 1990, donc avant la naissance des participants et lier ces expositions à la qualité actuelle du sperme chez les hommes.

 

Source: ESHRE Early life influences on testicular function in adulthood using the Western Australian pregnancy (Raine) cohort et via Eurekalert (AAAS) Early life and in utero factors found to influence testicular function in adulthood (Vignette NHS, visuel NIH)

 

Cette actualité a été publiée le 09/07/2013 par P. Bernanose, D. de publication, avec la collaboration

de P. Pérochon, diététicien-nutritionniste, coordinateur éditorial.

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15 juillet 2013 1 15 /07 /juillet /2013 11:01

Encore une information intéressante publiée à l'occasion du congrès annuel de la ESHRE. Une technique de séquençage génomique qui permettrait, à un coût moindre et dans un délai très court, d'améliorer la sélection des embryons et le succès des FIV. Un essai clinique devrait être lancé en 2013 par cette équipe londonienne.

 

 

FIV: Sélection de l'embryon, un séquençage du génome de nouvelle génération

 

SantéLog / ESHRE

 

C’est la première naissance par FIV après sélection des embryons avec cette nouvelle technique de séquençage du génome qui devrait « révolutionner » la FIV, selon l’European Society of Human Reproduction and Embryology (ESHRE). La technique, qui n'avait jamais encore été appliquée dans le dépistage des embryons vient d’être présentée lors de la réunion annuelle de l'ESHRE par une équipe de l'Université d'Oxford.

 

Une visibilité sans précédent sur la biologie des embryons : La technique d'analyse est connue comme « le séquençage de prochaine génération», une méthode puissante capable de décoder les génomes entiers et de révéler simultanément des informations sur l'héritage de troubles génétiques, les anomalies chromosomiques et les mutations mitochondriales. Un séquençage de nouvelle génération déjà en train de révolutionner de nombreux domaines de la recherche et du diagnostic génétique, et qui, lorsqu'il est appliqué à l'évaluation des embryons, va permettre l'analyse simultanée du risque de maladies héréditaires graves et d’anomalies chromosomiques létales.

La sélection d'un embryon est l’étape cruciale de la FIV. En moyenne, seuls environ 30% des embryons sélectionnés pour le transfert vont pouvoir s’implanter. Ce taux d'échec est probablement lié justement à des anomalies génétiques ou chromosomiques non identifiées. Cette nouvelle technique de séquençage, développée par l’équipe du Dr Wells d’Oxford semble présenter des avantages considérables par rapport aux techniques actuelles. Elle permet d’identifier, en particulier des anomalies chromosomiques pouvant être responsables de fausse couche, simultanément des mutations génétiques graves, le tout en 16 heures seulement ce qui permet d’éviter la congélation des embryons et à des coûts très inférieurs.

L'étude présentée à la réunion de l’ESHRE démontre la précision de la méthode sur plusieurs lignées cellulaires présentant des anomalies chromosomiques connues, des anomalies génétiques ou des mutations de l'ADN mitochondrial. Elle en fait également la démonstration sur les cellules de 45 embryons, identifiés comme présentant des anomalies, avec d’autres techniques de dépistage. Enfin, sa précision vient d’être démontrée chez 2 mères dont une a subi une fausse couche. Certaines études précédentes ont déjà suggéré qu’un dépistage chromosomique de l'embryon permettrait d’augmenter de 50% de taux de grossesse. Cependant, les coûts de ces tests génétiques sont relativement élevés et hors de portée des systèmes de santé. Ce séquençage de nouvelle génération permettrait un accès élargi à un plus grand nombre de patients. Prochaine étape, dès cette année, lancer un essai clinique randomisé pour confirmer l’efficacité de la technique.

 

Source: ESHRE A novel embryo screening technique provides new insights into embryo biology and yields the first pregnancies following genome sequencing via Eurekalert (AAAS) First child born following embryo screening with new genome analysis technique

 

Cette actualité a été publiée le 11/07/2013 par P. Bernanose, D. de publication, avec la collaboration

de P. Pérochon, diététicien-nutritionniste, coordinateur éditorial.

Copyright © 2013 AlliedhealtH www.santelog.com

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10 juillet 2013 3 10 /07 /juillet /2013 10:51

Infertilité masculine et risque de cancer: une étude qui évalue le risque (accru) de cancer chez les hommes azoospermiques. Le cercle vicieux de l'infertilité qui engendre un cancer et du cancer qui accroit l'infertilité...

 

INFERTILITÉ masculine: L’azoospermie liée au risque de cancer

 

Santé Log / Fertility and Sterility

 

Les hommes qui ne peuvent pas produire de sperme, donc infertiles, ont un risque accru de cancer, révèle cette étude de Stanford. A l’azoospermie ou absence totale de spermatozoïdes dans le sperme, s’ajoute en effet, selon ces conclusions publiées dans l’édition du 20 juin de la revue Fertility and Sterility, une incidence accrue de cancer. Ainsi, un diagnostic d'azoospermie avant l’âge de 30 ans est associé à un risque multiplié par 8 de cancer des testicules. Azoospermie et cancer pourraient partager des causes génétiques communes.

 

L'azoospermie peut survenir pour deux raisons, soit en raison d’un blocage qui empêche le sperme produit dans les testicules d'atteindre « la sortie », il s’agit alors d’azoospermie obstructive, soit en raison d’une production insuffisante de sperme liée, a priori, à une déficience génétique.

Les hommes atteints d’azoospermie sont plus susceptibles de développer un cancer des testicules, et avec un risque comparable à celui d'un homme de 10 ans de plus, précise le Pr Michael Eisenberg, MD, professeur d'urologie à Stanford Hospital & Clinics et auteur principal de l'étude. Un diagnostic qui n’est pas si rare : Environ 1% des hommes en âge de procréer seraient « azoospermiques ». Et si de précédentes études ont déjà associé l'infertilité masculine au risque accru de cancer des testicules, cette nouvelle étude non seulement affecte la majeure partie de cette augmentation du risque de cancer aux hommes atteints d’azoospermie mais suggère également que ce risque s'étend au-delà deu cancer des testicules.

 

L'étude a porté sur des données recueillies auprès de Registres du cancer portant sur 2.238 hommes infertiles âgés de 35 ans au moment de leur évaluation pour cause d’infertilité. 451 souffraient d’azoospermie. Le sperme des participants, suivis durant environ 7 ans a été analysé, si possible, au départ de l’étude.

· 29 (1,3%) des 2.238 hommes infertiles ont développé un cancer vs 16 cas « normalement », en population générale, soit une incidence accrue de 70%.

· La comparaison du risque de cancer des hommes infertiles azoospermiques et non azoospermiques révèle un risque considérablement plus élevé de cancer pour les azoospermiques, multiplié par 3 vs les hommes en population générale.

· Les non azoospermiques, en revanche, ont un risque de 40% supérieur vs en population générale.

· Les diagnostics couvrent un large éventail de cancers, au-delà du cancer des testicules, cancer du cerveau, prostate, estomac, mélanome, lymphome, et intestin grêle.

· Les résultats suggèrent que les anomalies génétiques responsables d’azoospermie seraient également facteurs de cancers.

 

Le résultat le plus frappant est le risque de cancer chez les hommes diagnostiqués azoospermiques avant 30 ans, soit plus de 8 fois le risque moyen. La bonne nouvelle, conclut l’auteur, est que la relative jeunesse des patients concernés, abouti à un risque réel, qui reste faible n valeur absolue. La conclusion est que les hommes qui souffrent d’azoospermie doivent consulter, être mieux diagnostiqués et rester conscients de leur vulnérabilité plus élevée au risque de cancer.

 

Source: Fertility and Sterility via Eurekalert (AAAS) Men who can't produce sperm face increased cancer risk, Stanford-led study finds (Vignette NIH)

Copyright © 2013 AlliedhealtH www.santelog.com

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5 juillet 2013 5 05 /07 /juillet /2013 09:31

Un article intéressant paru dans PLoS sur les liens entre gènes liés à la perception du goût et la production de spermatozoides et donc l'infertilité. Avec en filigrane l'impact possible de molécules utilisées dans des médicaments et dans des herbicides.

 

INFERTILITÉ masculine: Les gènes du goût en cause dans la stérilité

 

SantéLog / PLoS ONE

 

2 protéines impliquées dans la détection du goût oral jouent également un rôle crucial dans le développement des spermatozoïdes, révèle cette étude du Monell Chemical Senses Center (Philadelphie). Ces conclusions publiées dans les Comptes-rendus de l’Académie des Sciences américaines fournissent également une des explications possibles à l’augmentation globale de l'incidence de l'infertilité masculine.

 

Un lien entre le système de goût et de reproduction masculin? Le Pr Bedrich Mosinger, biologiste moléculaire et son équipe avaient déjà montré, dans de précédentes études que certains gènes du goût peuvent être identifiés dans d'autres organes, comme l'estomac, les intestins, le pancréas, les poumons et le cerveau, et suggéré leurs fonctions physiologiques multiples et importantes.

2 protéines essentielles à la signalisation du goût : Il fait ici sa démonstration sur des souris privées simultanément des 2 protéines essentielles de signalisation du goût, TAS1R3, un composant des récepteurs de goût sucré et de la saveur et GNAT3, une molécule nécessaire pour convertir le signal du récepteur en réponse des cellules nerveuses. Ces 2 protéines du goût avaient déjà été trouvées dans les testicules et le sperme, mais jusqu'à maintenant, leur fonction était inconnue.

Afin d'explorer le rôle des 2 protéines dans la reproduction, l'équipe a développé des modèles de souris privées des 2 gènes TAS1R3 et GNAT3 mais qui exprimaient la forme humaine du récepteur TAS1R3. Ces souris étaient fertiles. Mais lorsque les chercheurs bloquent ce récepteur TAS1R3, les mâles deviennent stériles en raison de la malformation et d’une forte diminution du nombre spermatozoïdes. Dès que les protéines sont « réhabilitées », la stérilité est rapidement inversée.

Deux sources de composés ayant une incidence négative sur la fertilité humaine : Or, il se trouve que pour bloquer TAS1R3 et GNAT3 chez la souris, ces chercheurs ont utilisé du Clofibrate, un composé de la classe des fibrates indiqués (en seconde intention) dans le traitement des troubles lipidiques tels que l’hypercholestérolémie. Il se trouve également que certains herbicides, les phénoxy-herbicides qui bloquent également le récepteur humain de TAS1R3 sont largement utilisés dans l’agriculture…

Ces résultats contribuent ainsi à expliquer l'augmentation globale de l'incidence de l'infertilité masculine et à concevoir des traitements pour réduire ou inverser les effets des fibrates et des phénoxy-composés sur la production et la qualité des spermatozoïdes. A contrario, c’est peut-être aussi la base d’un prochain mode de contraception masculine ? Il s’agit maintenant pour les chercheurs d’identifier les voies dans les testicules qui utilisent ces gènes du goût pour comprendre le mécanisme qui entraîne la stérilité.

 

Source: PNAS doi: 10.1073/pnas.1302827110 July 1, 2013 Genetic loss or pharmacological blockade of testes-expressed taste genes causes male sterility (Visuel © 18percentgrey - Fotolia.com)

 

Lire aussi: INFERTILITÉ masculine: L’azoospermie liée au risque de cancer – et sur l’Infertilité

 

GOÛT et AUDITION: Un gène commun de la perception sensorielle? -

 

 

 

Cette actualité a été publiée le 04/07/2013 par P. Bernanose, D. de publication, avec la collaboration

de P. Pérochon, diététicien-nutritionniste, coordinateur éditorial.

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23 mai 2013 4 23 /05 /mai /2013 17:41

FIV: Une nouvelle technique d’imagerie double le taux de réussite

 

Si la réussite d’une fécondation in vitro (FIV) dépend d'un grand nombre de facteurs, cette technique d’imagerie, nommée photographie ou imagerie en time-lapse et qui permet de surveiller le développement des embryons fécondés in vitro avant leur transfert dans l'utérus pourrait assurer à 73% que les embryons sont viables vs un taux général de 42%. Ce développement de chercheurs du « CARE Fertility », un organisme de fertilité base au Royaume-Uni et en Irlande pourrait donc permettre d’augmenter fortement les taux de réussite de grossesse et de naissance vivante, après FIV.

 

Une caméra enregistre une série d'images à intervalles réguliers du développement des embryons fécondés in vitro avant leur transfert dans l'utérus. Les chercheurs ont développé une façon d’analyser les informations recueillies pour identifier les embryons qui ont un risque faible ou élevé de présenter un nombre anormal de chromosomes. L'aneuploïdie -ou nombre anormal de chromosomes- réduisant les chances d’aboutir à une naissance vivante. Ici, les chercheurs ont visionné en arrière ces images d’embryons de 69 couples qui bénéficiaient d’une FIV pour vérifier la précision de leur technique. Habituellement, précisent les auteurs, la décision majeure de sélection de l’embryon est basée principalement sur 2 à 6 observations de l'embryon au microscope. Dans cette expérience, les médecins ont dû sortir de l'incubateur la boîte de culture contenant les embryons, et les placer sous un microscope à l'air ambiant du laboratoire. Le microscope prenait des images de l'ovule fécondé toutes les 20 minutes. Le logiciel d'analyse d'images enregistrait le moment précis des différentes étapes de développement. Les embryons ont été sélectionnés en utilisant des méthodes habituelles, avant d'être transférés dans l'utérus.

 

Les chercheurs constatent que,

· sur les 88 embryons évalués, 33 étaient à faible risque d’aneuploïdie, 51 à risque moyen, et 4 à risque élevé.

· 73% des embryons classés à faible risque ont donné lieu à une grossesse sur 5 à 6 semaines, vs 25,5% des embryons évalués à risque moyen et aucun embryon classé à risque élevé.

· 61% des embryons classés à faible risque ont abouti à une naissance vivante vs 19% des embryons classés à risque moyen et aucun embryon classé à risque élevé.

 

Des taux plus élevés que le taux global pour tous les embryons soit ici, environ 42% de grossesse et 39% de naissance vivante. Attention, la technique n’a pas été utilisée pour intervenir durant la FIV mais juste comme technique d’observation.

Bien que les résultats soient prometteurs, la technique en est encore à ses premiers stades. Des recherches complémentaires sont nécessaires pour la tester plus largement et la comparer aux méthodes standards. Mais d’ores et déjà, l'imagerie time-lapse ouvre l’opportunité d’un diagnostic non-invasif et d’une sélection d’embryons à faible risque d’avoir un nombre anormal de chromosomes. C’est donc l’espoir, en cas de FIV, d’un meilleur taux de réussite de la grossesse et de naissance vivante.

 

Source: Reproductive BioMedicine Online May 13 2013 doi:10.1016/j.rbmo.2013.04.013 Retrospective analysis of outcomes after IVF using an aneuploidy risk model derived from time-lapse imaging without PGS

 

Source: Santé Log / Reproductive BioMedicine Online

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19 mars 2013 2 19 /03 /mars /2013 10:31

Ou si vous préférez: le printemps du sperme ! Un article intéressant sur le sperme et les saisons. Et l'espoir est là, car justement le printemps revient, et qui sait peut-être des succès et des bébés avec !!!

 

FÉCONDITÉ: La qualité du sperme a aussi sa saisonnalité

 

American Journal of Obstetrics and Gynecology

 

De précédentes études ont mis en évidence le rôle des facteurs environnementaux tels que les perturbateurs endocriniens sur la qualité des gamètes et la qualité du sperme est devenue ces dernières années une source d’inquiétude alors qu’elle est cause d'infertilité chez environ 1 couple sur 5. Cette étude de chercheurs de l'Université Ben Gourion du Néguev (Israël) apporte un élément nouveau, cet effet de variations saisonnières de la fécondité. Leurs conclusions, publiées dans l’édition de février de l’American Journal of Obstetrics and Gynecology, suggèrent que les chances de concevoir, en particulier pour les hommes de couples ayant des difficultés, seraient plus élevées en hiver et au printemps.

Ces chercheurs israéliens ont analysé les échantillons de sperme de 6.455 échantillons de sperme de 6.447 hommes suivis en clinique ou centre d'infertilité. Les auteurs rappellent qu’il est recommandé de consulter, en cas de rapports sexuels réguliers et d’absence de conception au terme d’une année. Les participants ont été invités à s'abstenir de toute activité sexuelle pendant un à trois jours avant de fournir un échantillon de sperme. Les chercheurs ont évalué le volume de sperme, la concentration des spermatozoïdes, leur motilité, leur morphologie et leur acrosome (une structure en forme de capuchon située sur la tête du spermatozoïde, indispensable à la fécondation).

Les chercheurs constatent, concernant le sperme à concentration normale de spermatozoïdes,

· Le volume de sperme apparaît constant tout au long de l'année,

· la concentration du sperme atteint un pic durant le printemps, de mars à mai,

· le pourcentage de spermatozoïdes mobiles atteint un pic durant l’été, de juin à août, et un creux en hiver, de décembre à février, cependant le plus grand pourcentage de spermatozoïdes en mouvement rapide est observé pendant les mois d'hiver.

· le pourcentage de spermatozoïdes de morphologie normale atteint un pic durant l’hiver et diminue durant l’été.

Pour les échantillons à faible concentration de spermatozoïdes,

· le volume de sperme et la concentration du sperme ne varient pas de manière significative au long de l'année,

· le pourcentage de spermatozoïdes mobiles est plus élevé au cours de l'été et de l'automne et plus faible en hiver, mais le pourcentage de spermatozoïdes en mouvement rapide ne varie pas au cours de l'année,

· le pourcentage de spermatozoïdes à morphologie normale atteint un pic au cours du printemps, chute en été et « récupère » en automne,

· l'indice acrosome s’élève au cours du printemps, chute durant l'été, puis redémarre au cours de l'automne.

 

Les chercheurs suggèrent donc que la qualité du sperme diminue pendant l'été et s’améliore progressivement au cours de l'automne et de l'hiver.

· Le sperme avec une concentration normale en spermatozoïdes présente de « meilleures performances » pendant l'hiver.

· Cependant, dans les échantillons de sperme avec des concentrations anormalement faibles de spermatozoïdes, la tendance s’avère légèrement différente, avec un « pic de qualité » plutôt au printemps et à l'automne.

Au-delà, ces résultats confirment l’existence de variations saisonnières de la fécondité. Mais comme l’étude a été menée sur des échantillons provenant de cliniques de fertilité, ces données pourraient ne pas être représentatives de tous les hommes. De plus, d'autres facteurs que la qualité du sperme interviennent, tels que la fertilité des femmes et l’état de santé des deux partenaires. Néanmoins, ces résultats suggèrent une notion de chance supplémentaire même si, comme les auteurs le rappellent, la meilleure façon pour les hommes d’optimiser leur fertilité est d'éviter l'alcool et le tabac et de maintenir un poids santé.

 

Source: American Journal of Obstetrics and Gynecology online February 8 2013 doi.org/10.1016/j.ajog.2013.02.010 Seasonal variations of human sperm cells among 6,455 semen samples: a plausible explanation of a seasonal birth pattern.

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12 mars 2013 2 12 /03 /mars /2013 10:41

Une suite, un peu moins alamiste, de mon précédent article... Des travaux intéressants qui permettront, peut-être, demain, de prévenir ou de "réparer" les stérilités masculines.

 

 

Les perspectives thérapeutiques de la stérilité masculine

 

Si la femme ne "produit des ovocytes qu'entre l'âge de la puberté et celui de la ménopause, l'homme produit des spermatozoïdes en permanence à partir de la puberté". Cette production de spermatozoïdes, qui diminue avec l'âge, "est rendue possible par l'existence, dans le testicule de cellules souches spermatogoniales" qui "ont la capacité de s'autorenouveler et de se différencier en spermatozoïdes indéfiniment".

On observe plusieurs causes de stérilités masculines. Il peut s'agir d'une "insuffisance de production de spermatozoïdes [qui] [peut] être [due] soit à l'existence d'un trop faible nombre de [...] cellules souches" spermatogoniales dans le testicule du sujet, ou d'un "blocage du processus de formation des spermatozoïdes".

Il peut s'agir aussi aussi de la seule existence "dans le testicule des cellules de soutien appelées cellules de Sertoli".

Enfin, il peut aussi s'agir d' "une stérilité masculine dite secondaire [...] induite par un traitement toxique donné pour une pathologie cancéreuse par exemple".

Sur ce dernier type de stérilité masculine dite secondaire, les perspectives thérapeuthiques sont un défis à relever. En effet, le Dr Virginie Barraud-Lange, du service d'histologie - embryologie, biologie de la reproduction à l'hôpital Cochin, explique que"préserver les cellules souches avant un traitement anticancéreux ou même essayer de restaurer la spermatogenèse d'un homme ne produisant pas assez de spermatozoïdes" n'est pas possible actuellement. Seuls des essais chez la souris ont été effectués. En 1994, des travaux de recherche ont permis de réaliser "une spermatogenèse complète [...] chez la souris rendue stérile, après transplantation de cellules souches spermatogoniales prélevées chez d'autres souris". Cette greffe a permis"à la souris greffée de donner naissance à une primogéniture présentant les caractéristiques de la souris donneuse de greffon", et "aucune anomalie du développement ou modification génétique n'a été observée sur deux générations de souris issues d'un mal transplanté". Ces mêmes travaux ont été réalisés chez d'autres espèces de mammifères comme la chèvre, le cochon et le bovin, et "viennent d'être réalisés chez le singe macaque rhésus". La revue Cell Stem Cell, relaye d'ailleurs de récents travaux du groupe de Hermann, à Pittsburgh, qui montrent que "des cellules souches spermatogoniales transplantées dans les testicules d'animaux stérilisés sont également capables de produire des spermatozoïdes fonctionnels, aptes à féconder des ovocytes in vitro par micro-injection (ICSI)".

Chez l'homme, les chercheurs ne sont pas encore parvenus à "individualiser correctement" les cellules souches spermatogoniales. Une fois cette technique mise au point, le Dr Virginie Barraud-Lange précise qu' "il devrait être possible de conserver les cellules souches de jeunes garçon non pubères devant être soumis à des traitements à risques stérilisants" et "d'enrichir le testicule d'un homme infertile en multipliant en laboraroire ses propres cellules souches spermatogoniales avant de les lui greffer pour repeupler son testicule".

 

Sources : Le Figaro (Dr Virginie Barraud-Lange) 04/03/2013

 

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11 mars 2013 1 11 /03 /mars /2013 00:00

Cela ne s'arrange pas du côté de la fertilité masculine. Deux études, l'une sur les effets néfastes du bisphénol A, et une menée chez de (beaux?) jeunes et forts mâles hispaniques qui vivent pourtant au soleil, concluent à une détérioration préoccupante de la qualité du sperme.

 

Les effets néfastes du bisphénol A sur la reproduction humaine masculine

Genethique / Presse française

 

Une équipe de chercheurs français dirigée par le Pr René Habert a démontré que le bisphénol A (BPA) "entrainaît des défauts du développement des organes sexuels masculins, en inhibant la production de testostérone". Le bisphénol A "est un composé chimique qui entre dans la composition de plastique et de résine". On en trouve par exemple dans les bouteilles, les biberons, les canettes ou les boîtes de conserve.

L'étude française a permis de constater que "l'exposition des testicules foetaux humains au BPA réduit la production de testostérone, et celle d'une autre hormone testiculaire qui est nécessaire à la descente des testicules dans les bourses au cours du développement foetal". Or, cette émission de testostérone par le testicule est "cruciale" dans le développement du foetus car "elle entraîne la masculinisation des organes sexuels, qui, en absence d'hormones se différencient en organes génitaux féminins" explique René Habert. Cette baisse de production dans le développement foetal peut provoquer deux anomalies qui font l'objet d'une intervention chirurgicale après la naissance: l'hypospadias et le cryptorchidisme.

Au regard de cette étude, le Pr René Habert suppose que le bisphénol A est une des causes de la chute de production de spermatozoïdes à l'âge adulte ainsi que de la hausse des cancers testiculaires.

Depuis que le bisphénol A est suspecté de produire de tels effets négatifs, la vente de biberons contenant ce composé chimique est interdite depuis janvier 2011 en Europe. Cette interdiction "s'étendra à tous les contenants alimentaires à partir de juillet 2015 en France".

 

Sources : Le quotidien du médecin.fr 17/01/13 - Sante.lefigaro.fr (Cyrille Vanlerberghe) 18/01/13 - La-croix.com (Denis Sergent) 18/01/13

 

FERTILITÉ: Baisse de 38% en 10 ans de la qualité du sperme (Sud de L’Espagne)

SantéLog / Andrology

 

Les hommes sont-ils en train de devenir stériles ? C’est un nouveau signe alarmant de baisse de fécondité chez les hommes avec cette étude de l’Université de Murcie, publiée dans la revue Andrology, qui constate une baisse de 38%, en 10 ans, de la qualité (concentration) du sperme chez les jeunes hommes vivant dans le sud-est de l'Espagne. Un résultat qui vient s’ajouter à de très nombreuses études, dont la récente publiée dans Human Reproduction qui montrait, cette fois sur des hommes français, une baisse comparable, de 32 % pour la concentration du sperme, sur une période de 17 ans.

 

Les auteurs rappelent qu’en deçà d’une concentration <40 millions spermatozoïdes / ml, il devient plus difficile de concevoir. Or dans cette étude espagnole, la concentration de spermatozoïdes chez les hommes participants, âgés de 18 à 23 ans baisse à un rythme annuel moyen supérieur à 2%, la diminution s'élève en 10 ans à 38% et la concentration moyenne est passée de 72 millions de spermatozoïdes par ml  en 2001 à 52 millions / ml en 2011.

Le Pr Torres Cantero, professeur de médecine préventive et de santé publique à l'UMU, a comparé les données de 2001 du Centre de recherche médicale de l'Université de Grenade portant sur le sperme de 273 jeunes hommes avec celles d’échantillons prélevés dix ans plus tard sur 215 étudiants appariés pour l’âge et autres caractéristiques.Autre constatation, 40% des jeunes testés en 2011 présentent une ou des altérations sur au moins un paramètre de leur sperme (morphologie, mobilité). Dans 15% des échantillons de sperme, tous les indicateurs de « qualité » du sperme sont en dessous de la norme.

Le seuil « d’infertilité » atteint d’ici quelques années ?
Les auteurs ignorent si ces résultats sont applicables à d'autres régions de l'Espagne, mais remarquent que des tendances analogues sont actuellement identifiées dans les pays voisins. Ils précisent aussi que cette dégradation de qualité du sperme ne signifie pas obligatoirement une prévalence accrue de l’infertilité. Malgré tout, ces données sont inquiétantes, car la concentration actuelle de spermatozoïdes chez ces jeunes hommes approche le seuil de 40 millions / ml. Si la tendance se poursuivait, l’infertilité pourrait augmenter d’ici quelques années seulement. Les chercheurs appellent donc à lancer de nouveaux essais cliniques afin d'identifier les actions de prévention efficaces pour lutter, par des changements de mode de vie, contre cette tendance négative.

 

Source: Andrology 2013. DOI: 10.1111/j.2047-2927.2012.00058.x Sperm counts may have declined in young university students in Southern Spain

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1 mars 2013 5 01 /03 /mars /2013 10:45

Une étude publiée par l'INSERM dans Human Reproduction et qui explore les mécanismes de reconnaissance entre spermatozoïde et ovocyte. Un résumé en français et l'article scientifique en anglais. Des pistes peut-être pour savoir pourquoi cette machinerie si bien faite souvent ne marche parfois pas...

 

Le spermatozoïde est assisté par des protéines polyvalentes

&RT Flash

 

Une équipe de l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) vient d’identifier plusieurs protéines impliquées dans la reconnaissance de l’ovocyte.

Dirigés par Jana Auer, ces chercheurs ont découvert que de nombreuses protéines que l'on croyait affectées à d'autres fonctions, sont également impliquées dans la reconnaissance de l'ovocyte.

Les chercheurs ont également isolé des anticorps produits par certains hommes infertiles, qui sont dirigés contre leurs propres spermatozoïdes. Ces anticorps semblent avoir pour cible des protéines impliquées dans la fécondation. Finalement, plusieurs protéines polyvalentes ont été localisées sur la tête des spermatozoïdes. Certaines d’entre elles étaient connues pour remplir des fonctions liées au fonctionnement des spermatozoïdes.

"Nous avons constaté que des protéines qui occupent une certaine fonction quand elles sont situées dans le flagelle peuvent jouer un rôle tout à fait différent de reconnaissance de l'ovocyte, lorsqu'elles sont localisées au niveau de la tête du spermatozoïde" souligne Jana Auer.

L’identification des protéines clef de la fécondation devrait permettre de préciser le diagnostic des infertilités et de proposer aux patients des techniques de procréation personnalisées. A plus long terme, cette découverte fondamentale pourrait également avoir des applications en matière de contraception en bloquant de manière ciblée certaines de ces protéines clef de la fécondation.

 

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash 

Human Reproduction

 

Identification of sperm head proteins involved in zona pellucida binding
F.M. Petit1, C. Serres2, F. Bourgeon3, C. Pineau3 and J. Auer2,*
+ Author Affiliations

1AP-HP, Laboratoire de génétique moléculaire, Hôpital Antoine Béclère, Clamart 92141, France
2INSERM U1016, Département de Génétique et Développement, Institut Cochin, CNRS UMR8104 and Université Paris Descartes, Paris 75014, France
3Proteomics Core Facility Biogenouest, Inserm U1085 IRSET, Campus de Beaulieu, Rennes Cedex 35042, France
↵*Correspondence address. E-mail: jana.auer@parisdescartes.fr
Received September 28, 2012.
Revision received November 22, 2012.
Accepted December 11, 2012.


Abstract
STUDY QUESTION Which human sperm proteins interact with zona pellucida (ZP) glycoproteins, ZPA/2, ZPB/4 and ZPC/3
SUMMARY ANSWER Co-precipitation experiments with recombinant human ZP (rhZP) coated beads demonstrated interactions with various proteins, including glutathione S-transferase M3 (GSTM) with ZPB/4 and voltage-dependent anion channel 2 (VDAC2) with ZPA/2 and ZPC/3.

WHAT IS KNOWN ALREADY Regarding sperm–ZP binding, several target spot/proteins have been detected in several species, but not all have been characterized. The limit of these studies was that a mixture of the different ZP glycoproteins was used and did not allow the identification of the specific ZP glycoprotein (ZPA/2, ZPC/3 or ZPB/4) involved in the interaction with the sperm proteins.

STUDY DESIGN, SIZE, DURATION To identify the human sperm proteins interacting with the oocyte ZP, we combined two approaches: immunoblot of human spermatozoa targeted by antisperm antibodies (ASAs) from infertile men and far western blot of human sperm proteins overlayd by each of the rhZP proteins.

MATERIALS, SETTING, METHODS We used rhZP expressed in Chinese hamster ovary (CHO) cells and ASA eluted from infertile patients undergoing IVF failure. Sperm proteins separated by two-dimensional (2D) electrophoresis recognized by both sperm-eluted ASAs from infertile patients and rhZP were identified by mass spectrometry (MALDI-MS/MS). Some of these proteins were further validated by co-precipitation experiments with rhZP and functional zona binding tests.

MAIN RESULTS AND THE ROLE OF CHANCE We identified proteins that are glycolytic enzymes such as pyruvate kinase 3, enolase 1, glyceraldehyde-3-phosphate dehydrogenase, aldolase A, triosephosphate isomerase, detoxification enzymes such as GSTM or phospholipid hydroperoxide glutathione peroxidase, ion channels such as VDAC2 and structural proteins such as outer dense fibre 2. Several of the proteins were localized on the sperm head. However, these proteins have also been described to exert other functions in the flagellum. Co-precipitation experiments with rhZP-coated beads confirmed the direct interaction of GSTM with ZP4 and of VDAC2 with ZP2 and ZP3.

LIMITATIONS, REASONS FOR CAUTION We used recombinant ZP in place of native ZP. Thus, the post-translational modifications of the proteins, such as glycosylations, can be different and can influence their function. However, CHO cell-expressed rhZP are functional, e.g. can bind human spermatozoa and induce the acrosome reaction. Moreover, the identification of relevant proteins was limited by the need for sufficient amounts of proteins on the preparative 2D-gel to be subsequently analysed in MALDI-TOF MS/MS.

WIDER IMPLICATIONS OF THE FINDINGS Our results bring new insights on the ability of sperm proteins to exert several functions depending on their sub-cellular localization, either the head or flagellum. Their multiple roles suggest that these sperm proteins are multifaceted or moonlighting proteins.

STUDY FUNDING/COMPETING INTEREST(S) This work was supported by the grant ReproRio (CNRS, INRA, INSERM and CEA) and the Société d'Andrologie de Langue Française.

Key words
sperm–zona pellucida interaction antisperm antibodies far WB moonlighting proteome

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