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27 septembre 2012 4 27 /09 /septembre /2012 13:10

Quand le don se complique... 2 casdévoilés par la presse qui se sont passés en Grande-Bretagne et au Danemark...

 

Un donneur de sperme transmet une maladie génétique

Lundi 24 septembre 2012, les autorités sanitaires danoises ont annoncé qu’ "un donneur de sperme danois a transmis à cinq enfants une maladie génétique potentiellement très handicapante". Selon la clinique de Copenhague où le donneur a effectué ses dons, la maladie transmise est la neurofibromatose de Type I, aussi appelée Recklinghausen. Cette maladie "provoque des anomalies sur un gène du chromosome 17 qui occasionne des troubles d’une gravité très variable en fonction des sujets : tâches beiges sur la peau, hypertension, déformations osseuses, scoliose, difficulté d’apprentissage, nodules sur l’iris et tumeurs au nerf optique".
Interviewé par l’AFP, Peter Bower, directeur général de la clinique a indiqué que "même si cette maladie ne provient pas toujours des parents, ‘dans ces cinq cas-là, nous savons que la maladie vient du donneur’ ".
Dans le cadre de la procédure de don de sperme, le donneur avait subi deux tests : "un premier […] avait indiqué que le donneur était sain, et un second qu’il était atteint". Mais "Peter Bower a expliqué à l’AFP que ces tests ne pouvaient pas être sûrs à 100% car le ‘le gène en question est massif’ et ne peut donc être entièrement testé en une seule fois".

AFP 24/09/12

 

 

Une autre affaire compliquée. Où quand 4 personnes s'intéressent à un enfant et réclament des droits... Qui pose la question du don (d'ovocytes ou de sperme) comme une décision de couple si le donneur est en couple. Qui pose aussi la question de la problématique de la levée de l'anonymat du don...

 

Royaume-Uni : la justice tranche un litige impliquant un couple de femmes, une mère porteuse et un donneur de sperme

Au Royaume-Uni, la Hight Court a rendu une décision accordant à un couple de femmes infertiles, la garde d’un enfant conçu en ayant eu recours à un donneur de sperme et une mère porteuse donneuse d’ovocyte, faisant de ces derniers "les parents biologique de l’enfant". A l’origine du litige, le donneur de sperme, qui souhaitait être reconnu par la loi comme le père de l’enfant. La mère porteuse, amie du couple de femmes, ne réclamait rien concernant l’enfant.
Au Royaume-Uni, "les donneurs restent anonymes jusqu’à ce que l’enfant soit majeur, à 18 ans". En outre, l’identité des donneurs peut être révélée à condition que l’enfant en ait fait la demande.
Réagissant à cette décision, la femme du donneur "serait traumatisée et déçue eu égard à la détermination ‘égoïste’ du couple de femmes d’avoir un bébé".
Selon le journal le Sunday Time, la femme du donneur, "qui a soutenu son mari dans sa démarche afin qu’il donne son sperme" précise que "les femmes devraient être consultées et conseillées" avant que leur mari ne procèdent au don.

 

Dailymail.co.uk 16/09/12

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26 septembre 2012 3 26 /09 /septembre /2012 13:10

Le bisphénol A, c'est pas bon. Non. Et une nouvelle étude (menée chez le signe) montre ses effets délétères sur la reproduction féminine: quantité et qualité des ovocytes, avortements spontanés, malformations congénitales...

Pour info, le bisphénol A a été inventé" dans les années 30 lors de recherche pour fabriquer des oestrogènes de synthèse (tout est lié...), et il semble omni-présent autour de nous: CD, polymères, emballages, biberons, instruments médicaux... Il parait qu'il serait responsable de la puberté précoce constatée chez les gamins d'aujourd'hui. Pour plus d'info, l'article sur Wikipedia qui parle du BPA : historique, effets, utilisations...

 

« Une nouvelle étude confirme les effets nocifs du bisphénol A »
Le Figaro

Le Figaro relève en effet que « les nuages continuent de s'accumuler au-dessus du bisphénol A. Une étude publiée dans les PNAS montre que ce composé peut avoir des effets négatifs sur le système de reproduction de la femme ». Le journal précise que cette étude « menée par l'équipe américaine de l'université de Washington a été effectuée sur des singes rhésus. En s'appuyant ainsi sur des primates dont le système de reproduction est très proche de celui de l'homme, cette recherche confirme les travaux qui montrent des effets négatifs sur le système reproductif des rongeurs ». Patricia Hunt, principale auteur de l'étude et généticienne au sein de l'université de l'État de Washington, indique que « la question est de savoir si ce produit auquel on est tous exposés pourrait augmenter le risque d'avortements ou le risque d'avoir des enfants qui naissent avec des anomalies congénitales telles que la trisomie 21 ». Le Figaro explique ainsi que les auteurs « ont soumis plusieurs femelles singes au cours de leur grossesse à des doses quotidienne de bisphénol ou à de très faibles doses en continu et ont regardé quel impact cela avait sur le système reproductif des fœtus femelle. Ils ont constaté une diminution du stock des ovocytes. Dès lors la femelle produira moins d'ovules tout au long de sa vie reproductive ». « Par ailleurs la qualité de ces mêmes ovocytes est détériorée, ce qui peut être facteur d'avortement ou de malformations congénitales », poursuit le journal.


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24 septembre 2012 1 24 /09 /septembre /2012 17:17

La PMA réservée aux "causes médicales" ou ouverte aux "raisons sociétales" (ie l'homosexualité) ? Un grand débat, légitime ou pas ? Il faudrait aussi s'interroger sur l'impact d'une telle mesure, notamment au niveau de l'accès au don de sperme... L'article est de plus issu d'un journal catho dont on connaît les positions hautement progressistes de manière générale et en particulier en ce qui concerne l'AMP (no comment...). De plus, la théologienne citée dans l'article fait erreur quand elle dit que la PMA est réservée aux couples mariés, à croire que théologiens et églises (surtout une!) ont le même train de retard... Il reste que à mon avis, la PMA est une technique médicale censée pallier des problèmes médicaux (et il y en a déjà tant sans compter les infertilités inexpliquées... et si peu de recherche menée pour améliorer les taux de réussite...). Et c'est déjà suffisamment compliqué comme cela. Et puis quid des homos hommes alors ? Enfin si grâce à cela, on légalisait la gestation pour autrui, quelque part, cela m'arrangerait bien...

 

Point de vue sur l’accès à la PMA pour les couples de femmes homosexuelles

Dans une interview donnée à l’hebdomadaire Pèlerin, Véronique Margron, théologienne, analyse le projet de loi sur le mariage homosexuel, notamment le recours à la procréation médicalement assistée (PMA) par les couples de femmes homosexuelles.
Après une remarque du journaliste selon laquelle : "le recours à la procréation médicalement assistée est une hypothèse pour que les couples de femmes puissent accueillir un enfant", la théologienne répond : "C’est un autre débat : aujourd’hui, un couple marié n’a accès à la procréation médicalement assistée que dans la mesure où son hypofertilité est médicalement déclarée. Si la PMA s’ouvrait aux couples de même sexe, ce serait grave : la situation relève de la médecine, du soin. L’art "médicinal" offre un "coup de pouce", décisif, et la souffrance du manque d’enfant n’a pas le dernier mot. Si demain la médecine n’était plus avant tout un geste de soin, comment pourrait-on refuser d’ouvrir la PMA aux femmes seules, ou aux demandes de confort pour des conjoints de sexes opposés ? Nous serions dans la prouesse technique, au service d’un désir qui se voudrait suffisant à lui-même".

 

Pèlerin (Christophe Henning) 20/09/12

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19 septembre 2012 3 19 /09 /septembre /2012 11:37

Une belle avancée médicale même si on ne sait pas encore si l'objectif de ces greffes sera atteint : permettre à ces jeunes femmes d'être un jour enceintes et d'avoir un enfant. La recherche avance, la médecine avance, parfois si lentement par rapport à nos propres échelles de temps et à nos projets personnels. Certains s'interrogent sur l'éthique de ce type de greffe: si les donneuses (vivantes donc) sont d'accord et souhaitent faire ce (beau) geste pour leurs filles, je ne vois personnellement pas pourquoi chercher des poils aux oeufs... mais certains aiment bien chercher des poils aux oeufs, ce sont les mêmes sans doute qui pronent la gratuité absolue du don d'ovocytes ou s'interrogent sur l'intérêt et "l'éthicité" de la recherche sur l'embryon...

 

« Premières greffes d'utérus de mère à fille »

Le Figaro , La Croix / Revue de presse Mediscoop

Martine Perez note dans Le Figaro que « deux jeunes femmes viennent chacune de bénéficier d'une greffe de l'utérus de leur propre mère, afin de leur offrir la possibilité éventuelle d'avoir un jour un enfant ». La journaliste relaie ainsi une annonce de l'Hôpital Universitaire Sahlgrenska (Göteborg) et de l'Université de Göteborg, en Suède, qui indiquent que « l'une des femmes s'était fait retirer l'utérus après un traitement contre un cancer du col de l'utérus. L'autre femme était née sans utérus. Les deux femmes ont une trentaine d'années ». Martine Perez précise que « plus de 10 chirurgiens ont participé aux opérations, qui se sont déroulées sans complication. Les femmes qui ont reçu les utérus vont bien mais sont fatiguées après l'opération. […] Les jeunes femmes devront attendre 1 an avant de pouvoir entamer une procédure de fécondation in vitro avec leurs propres embryons congelés ». La journaliste ajoute que « l'équipe de recherche du Pr Mats Brännström, professeur de Gynécologie-Obstétrique à l'Université, qui compte 20 personnes, travaille sur ce projet depuis 1999 », puis remarque que « pour l'instant, si ces deux patientes sont à nouveau dotées d'un utérus, rien ne dit qu'il est fonctionnel et qu'elles pourront un jour être enceintes et accoucher ». Martine Perez rappelle en outre que « la première greffe d'utérus réussie a été réalisée en 2011 en Turquie. Mais pour l'instant aucune grossesse n'a été menée à son terme sur un utérus greffé ». Le Pr Israël Nisand, chef du pôle gynécologie-obstétrique au CHU de Strasbourg, remarque pour sa part que « la greffe d'organe implique un traitement anti-rejet, traitement qui peut avoir des conséquences non négligeables pour le fœtus en cas de grossesse. J'ai du mal à comprendre comment les chirurgiens voient l'avenir. Sans doute envisagent-ils un traitement anti-rejet pendant la grossesse, et que l'utérus greffé soit enlevé après l'accouchement ». Martine Perez note toutefois que « certaines femmes ayant eu des greffes d'organes ont déjà pu avoir des enfants en bonne santé, malgré les médicaments immunosuppresseurs ». La Croix constate également qu’« une équipe de Göteborg a réalisé une première médicale mondiale, les 15 et 16 septembre, en greffant à deux jeunes Suédoises les utérus de leurs mères. Ces opérations visent à lutter contre la stérilité ». Le journal relève que cette équipe « estime que 2 000 à 3 000 jeunes femmes suédoises, privées d’utérus pour des raisons diverses, ne peuvent pas devenir mères. En France, elles pourraient être environ 15 000 ». La Croix observe que « c’est la première fois que les donneuses sont vivantes », ou encore note qu’« en France, pour que ces greffes soient autorisées, l’Agence de biomédecine doit au préalable donner son évaluation des conditions de prélèvement de l’utérus dans le cadre du don d’organes sur une personne en état de mort clinique ». Le quotidien cite le Dr Pascal Piver, coordinateur du service d’assistance médicale à la procréation du CHU de Limoges, qui « se prononce contre le prélèvement sur des femmes vivantes, car «il s’agit d’une intervention mutilante, où la donneuse va prendre des risques opératoires, de complications nerveuses, vasculaires, urinaires» ». 

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12 septembre 2012 3 12 /09 /septembre /2012 20:30

Grand débat éthique à Bruxelles ! Le don de tissus et cellules doit il être rémunéré ? Doit il y avoir compensation ? Et ces messieurs les députés s'inquiètent de l'émergence d'un marché noir des gamètes. Vous en pensez quoi vous ?

 

Dons rémunérés de tissus et de cellules : les députés européens expriment leur opposition

Mardi 11 septembre 2012, les députés européens ont adopté une résolution du Parlement européen, exprimant "leur opposition aux dons rémunérés de tissus et cellules, en estimant que de tels dons devraient être non rémunérés, volontaires et dans la plupart des cas anonymes".

La résolution, adoptée par 551 voix contre 15 et 81 abstentions, "appelle tous les Etats membres à interdire les incitations financières pour un don et à définir clairement les conditions dans lesquelles une compensation financière peut être accordée, par exemple pour le remboursement des frais de déplacement ou des pertes de revenus". En outre, par cette résolution, "les députés appellent la Commission européenne à proposer une loi en vue de garantir le principe des dons non rémunérés".

Enfin, les eurodéputés saluent "les avantages éventuels de l’utilisation des cellules souches de sang de cordon ombilical pour la médecine", mais s’inquiètent "de l’émergence du marché noir des spermatozoïdes et des ovules et [appellent] les Etats membres de l’UE à prendre des actions coordonnées en vue de lutter contre les risques éthiques et de santé publique qui y sont associés".

 

AFP 11/09/12

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26 juillet 2012 4 26 /07 /juillet /2012 14:55

Une étude et des articles en UK à propos de l'avortement post-fiv...

Et alors, parce qu'on aurait souffert et trimé pour avoir un enfant, on devrait "accepter" plus facilement que celui-ci ait une malformation aussi grave que le syndrome de Down ?! On devrait peut-être aussi penser qu'après tout, on ne mérite pas mieux, tant qu'on y est ?! Je ne sais personnellement pas ce que je ferai en pareille, horrible, situation, qui est affreuse, FIV ou pas, mais j'ai envie de dire, encore plus terrible après des années de PMA qu'après un câlin couette dont on sait que le rpchain peut marcher à nouveau... Je me suis toujours dit (bien avant que je ne passe par la case FIV et que je ne veuille un enfant d'ailleurs) que je n'aurais pas la force d'assumer un tel fardeau et de faire vivre ça à mon enfant. Mais que ferai je si demain, après tous ces échecs et ces larmes, j'ai (enfin) un taux positif, et une grossesse qui se poursuit et qu'on découvre ensuite une anomalie grave sur le foetus ? Je ne sais pas et j'espère ne jamais savoir. J'espère aussi ne choquer perosnne par mes propos mais personnellement je ne me permettrai jamais de (mal) juger un couple qui fait le choix de ne pas donner naissance à cet enfant là. Et les militants pro-vie, je les envoie au diable (pour rester polie !)

 

FIV : "le syndrome de Down est la principale justification à l’avortement"

Le journal le Daily Mail précise qu’au Royaume-Uni, "en 2009, 127 avortements ont concerné des bébés conçus par FIV". Ces données, issues de la Human Fertilisation and Embryology Authority (HFEA) [ndlr : autorité en charge de la fertilité et de l’embryologie au Royaume-Uni], révèlent que "le syndrome de Down [ndlr : la Trisomie 21], est la principale justification à l’avortement". En effet, cette même année, 31 avortements ont été réalisés pour ce motif, 19 avortements ont concerné une anomalie fœtale et 15, le syndrome d’Edward [ndlr : Trisomie 18].  
Le quotidien explique que "souvent, les femmes ont essayé pendant plusieurs années d’avoir un enfant, et peuvent avoir dépensé des milliers [de livres sterling] dans les cliniques privées spécialisées dans la fertilité, dans l’espoir de concevoir".             
Suite à la publication de ces statistiques, un militant en faveur de l’avortement explique qu’il "encourage toute personne dans cette situation à recueillir le plus d’informations possible sur les implications que pourrait avoir la poursuite de la grossesse, avant de faire son choix".        
Pour les militants provie, les statistiques relatives aux avortements portant sur des fœtus conçus par FIV "démontrent que les femmes considèrent les bébés comme des ‘biens sur mesure’ – payant une fortune pour concevoir mais avortant ensuite lorsqu’ils ne sont pas parfaits".

Dailymail.co.uk (Daniel Martin) 16/07/12 – Bioedge (Michael Cook) 20/07/12

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23 juillet 2012 1 23 /07 /juillet /2012 16:34

A partir de quand est-on trop vieille (et vieux aussi!) pour avoir un bébé? Ah la bonne question ! Nos amis italiens posent le débat : la congélation de tissus ovariens, une technique qui commence à faire ses preuves, doit elle être réservée aux femmes devant subir un traitement risquant de dégrader leur fertilité ultérieure ? Ou étendue aux autres, qui souhaitent attendre? Vaste débat, jusqu'à quand DOIT / PEUT on avoir un enfant ? Quand se dire qu'on sera trop vieux pour l'élever ? Mais j'aurais envie de dire que mieux vaut des parents un peu âgés (évidemment, les excès de cette Italienne qui a mis au monde un bébé à 65 ans, il y a 1 ou 2 ans je crois, sont aberrants et à proscrire), mais présents, bienveillants et assurant un vrai quotidien décent et un avenir prometteur à leur enfant que des parents "plus jeunes" mais qui seraient irresponsables, paumés, sans affection et véritable éducation à donner ? Etant moi même une petite "dernière" que ma mère a eu à 38 ans, j'estime avoir eu des parents plus "jeunes", m'ayant tout apporté et toujours présents et là pour moi aujourd'hui que beaucoup d'autres ! Et ayant moi même 40 ans, je compte bien être là et en forme si nous réussissons demain à avoir ce bébé tant désiré !

Le débat est ouvert !

 

 

A partir de quand est-on trop vieille pour avoir un bébé?

 

La science permet désormais de congeler des tissus ovariens, ce qui, à terme, permettrait de repousser la ménopause chez les femmes. Et donc d'avoir des enfants tard. Trop tard?

En Italie, des chercheurs spécialistes de la procréation assistée viennent de salement concurrencer le débat sur les tensions entre vie professionnelle et vie familiale, en ajoutant une nouvelle dimension à cet équilibre précaire.

Grâce à une procédure de préservation de la fertilité extrêmement prometteuse, et qui les occupe depuis plus de huit ans, les femmes pourraient bientôt avoir la possibilité de retarder leur ménopause –indéfiniment– en congelant leurs tissus ovariens et en attendant le bon moment pour se les faire greffer plus tard dans leur vie. Pour l'instant, cette technique expérimentale n'a globalement été utilisée que sur de jeunes patientes atteintes de cancers et risquant de devenir stériles à la suite de lourdes chimiothérapies. Avec à son actif plus de vingt congélations de tissus ovariens réussies (i.e. ayant débouché sur des naissances), le Dr. Gianluca Gennarelli vient d'apporter cette semaine la dernière preuve du caractère prometteur de cette technique, lors du congrès annuel de la Société européenne de reproduction et d'embryologie humaines. Il s'agit d'une femme qui, en 2003, s'est vu diagnostiquer un cancer à 21 ans et a subi cette procédure avant de débuter sa chimiothérapie. Elle est tombée enceinte en 2011, 15 mois après la greffe de ses tissus ovariens. Encore stérile il y a deux ans à peine, elle a donné naissance à un bébé en parfaite santé en mars 2012.

 

La ménopause, bientôt un choix?

Avec des résultats aussi encourageants, le Dr. Gennarelli pense que cette méthode expérimentale devrait être reconnue comme «une pratique clinique courante susceptible d'être utilisée dans des cas appropriés». Comme le fait remarquer Jezebel, des femmes pourraient, en d'autres termes, avoir la possibilité de congeler leurs tissus ovariens puis, en vieillissant, de se les faire greffer, principalement pour que la stérilité induite par la ménopause devienne un choix, et non plus une fatalité (évidemment, si vous avez les moyens de vous offrir une telle technique).

De plus, la greffe de tissus ovariens possède des avantages notables par rapport aux méthodes, de plus en plus populaires, des ovules et des embryons congelés. Non seulement elles requièrent de longs traitements hormonaux et autres procédures de collecte qui représentent un temps précieux quand on est atteinte d'un cancer, mais certaines tumeurs peuvent aussi être aggravées par les hormones.

Avoir des enfants vieux, oui, mais pourquoi?

Alors quoi...youpi? Devons-nous sauter en l'air parce que nos horloges biologiques affolées pourront bientôt se la couler douce? Pour celles d'entre nous qui redoutent le jour du jugement reproductif dernier, quand la grossesse devient une question de «maintenant ou jamais», jouir d'une telle flexibilité pourrait tout simplement tenir du miracle. Mais est-ce vraiment si simple?

Si les Hugh Hefners du monde entier n'ont aucun problème à avoir des enfants de l'âge de leurs petits-enfants, il est possible que les femmes ne puissent jamais connaître une telle insouciance. Dépasser l'âge de la maternité prévue par la nature pourrait se révéler bien plus épuisant qu'émancipateur, même pour les plus alertes des poules pondeuses sur le retour. De plus, du point de vue de l'enfant, est-il juste de limiter ses chances d'être élevé par des parents encore vaillants, avant de devoir à son tour s'occuper de leurs soins gériatriques? Un étudiant de 20 ans devrait-il avoir à supporter les complexités et les coûts d'une mère grabataire? Même à 50 ans et quelques, on a parfois du mal à supporter la déchéance de ses parents... Comment des adolescents pourraient arriver à jongler entre les épreuves et les tribulations de la jeunesse, quand la disponibilité autant physique qu'émotionnelle de leurs parents diminue à vue d’œil?

Un changement de société

La possibilité d'échapper à la ménopause est aussi problématique d'un autre point de vue: comment savoir si nous sommes un «cas approprié» pour cette technique, et qui en décidera? Cette procédure sera-t-elle proposée à quiconque en fera la demande, ou les femmes devront-elles passer une sorte de test qui évaluera leurs capacités physiques et mentales à élever un enfant passé un certain âge? Vu comment les femmes doivent toujours batailler pour décider ce qu'elles font leur propre corps, ouvrir les vannes d'une «aptitude maternelle» approuvée par un tiers semble une perspective plutôt dangereuse et infantilisante. Les femmes retardent déjà leur maternité, et ce n'est pas forcément une mauvaise chose. Mais si la greffe de tissu ovarien se généralise, on pourrait ne plus attendre 35 ans, mais 55 ans et au-delà. Une telle évolution aurait un impact considérable sur la société, modifiant non seulement le moment où les gens décident de faire des enfants, mais quand ils se marient, leurs choix de carrière, leurs dépenses et leurs économies, leur départ à la retraite... Les répercussions seront peut-être infinies. Malgré ces nouvelles avancées scientifiques, ce type de bouleversements semble peu probable. Par contre, difficile de nier qu'une telle extension de notre fenêtre de tir reproductif puisse faire pousser un sacré soupir de soulagement aux jeunes femmes qui, comme moi, ont les yeux rivés sur deux objectifs – à court-terme, la liberté d'une vie sans enfant et, à long-terme, le rêve d'une famille. Qu'on m'amène un congélateur sur-le-champ, je saute la case église.

Marcelle Friedman

Traduit par Peggy Sastre

 

 

 

 

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30 mai 2012 3 30 /05 /mai /2012 02:12

Euh, ils pourraient pas plutôt étudier comment réguler ce gène afin d'améliorer la maturation des spermatozoides ? La baisse de la fertilité n'est elle pas aussi préoccupante que la contraception ? Est ce que la découverte de ce gène peut constituer une nouvelle voie de recherche pour comprendre les infertilités inexpliquées ou semi-expliquées ??

 

 

La découverte d'un gène pourrait être à l'origine d'une contraception masculine

Une équipe de chercheurs britanniques dirigée par Lee Smith de l'Université d'Edimbourg, a découvert un gène qui permet "aux spermatozoïdes de se développer et de devenir matures".  

Dans le cadre de cette étude, les chercheurs se sont rendus compte que le gène Katnal1 était "indispensable à la maturation des spermatozoïdes". Ainsi, en parvenant à le réguler, il sera possible "d'empêcher les spermatozoïdes de devenir matures, ce qui les rendra inefficaces". Selon les scientifiques, la régulation de ce gène pourrait donner lieu à la mise au point d'une "pillule contraceptive pour les hommes, [...] non hormonale", dont "l'effet pourrait être réversible car [le gène] n'agit que sur la phase tardive du développement des spermatozoïdes" et non sur "la production en phase précoce".

Genethique / La Quotidien du Médecin (Dr Emmanuel de Viel) 29/05/12

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16 mai 2012 3 16 /05 /mai /2012 19:19

Etant d'une humeur de dogue après (et encore elle n'est pas finie) une journée overchargée et du boulot par dessus la tête, je viens ajouter une couche de bonne humeur... Les FIV = un risque pour la santé des mères qui ne le deviendront peut-être même pas...

Je disais dans un commentaire sur l'article sur le prix des ovocytes asiatiques aux US: "jusqu'à quel prix, humain, physique, financier, sommes nous prêts à donner pour avoir ces enfants" ?

Et bien voilà... Après se pose la question du moins pour les Françaises puisque nos traitements ici seraient moins forts mais moins efficaces: vaut il mieux moins prendre de risques pour rien ou prendre plus de risque pour réussir ?

Une pensée spéciale pour Loosequeen qui récupère de son SHO...

 

 

 

FIV : un risque pour la santé des mères ?

 

Les médicaments utilisés dans le cadre de la fécondation in vitro (FIV) seraient dangereux pour la santé des mères précise le daily mail, à la suite de deux  publications récentes, de la revue Suisse Circulation (Cf Synthèse de presse Gènéthique du 11/04/12), et du New England Journal of Medicine (Cf Synthèse de presse Gènéthique du 10/05/12), révélant que les risques de malformations à la naissance seraient plus élevés pour les bébés conçus à l’aide de techniques d’assistance médicale à la procréation.

Au Royaume-Uni, l’importante utilisation des médicaments visant à améliorer le taux de réussite des FIV par un accroissement de la production d’ovules, serait une des principales causes de décès maternels. Le Professeur Geeta Nargund, chef du département de procréation médicalement assistée de l’hôpital Saint George, précise que la stimulation ovarienne à haute dose peut être à l’origine du développement, chez la femme, du syndrome de l’hyperstimulation ovarienne (SHO), une maladie qui peut être mortelle dans certains cas. Ainsi, au Royaume-Uni, 30 000 cas de SHO auraient été enregistrés, entre 1991 et 2007. Elle ajoute que les traitements utilisés en France, aux Pays-Bas ou encore en Belgique, ont certes un taux de réussite moins élevés, mais ils sont moins dangereux.

 

Daily Mail (Mario Ledwith) 14/05/12

 

 

 

 

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15 mai 2012 2 15 /05 /mai /2012 19:05

Le rêve américain ? Livré tel quel et sans surtout vouloir porter de jugement, un extrait de revue de presse sur le "prix" des ovocytes aux US et sur la ruée vers les ovocytes d'origine asiatique...

Si le principe du don anonyme et gratuit est sacré en France, et si j'en comprends les raisons et la finalité -éviter les dérives-, je ne trouve personnellement pas choquant qu'il y ait une compensation financière pour les femmes qui donnent leurs ovocytes. Nous savons ici, nous qui le vivons pour nous mêmes, combien ce geste altruiste n'est ni anodin, ni indolore, ni sans conséquences sur l'humeur, le corps, la fatigue et la santé. Le reste est une illustration de la loi de l'offre et de la demande, de la mondialisation, de l'occidentalisation...

 

Etats-Unis : les ovocytes de jeunes femmes asiatiques coûtent deux fois plus cher

Aux Etats-Unis, le « don » d’ovocytes est en moyenne rémunéré à 6000 dollars (environ 4600 euros). Cependant, ceux provenant de jeunes femmes d’origine asiatique peuvent être rémunéré entre 10 000 et 20 000 dollars (environ 15 000 euros). La cause réside dans le fait que de plus en plus de couples chinois aisés ne peuvent avoir d’enfant et recourent alors à l’assistance médicale à la procréation. Pour cela, ils n’hésitent pas à aller aux Etats-Unis où "les jeunes femmes asiatique [sont] plus diplômées, mieux payées que la moyenne, et donc moins susceptibles de chercher à vendre leur ovocytes".

En outre, si un tel marché se développe, c’est également parce qu’aux Etats-unis, il n’existe pas de loi stricte interdisant une telle rémunération, bien que l’American Society of Reproductive Medicine émette quelques directives visant à encadrer la procréation assistée. Ainsi, "il a beau être clairement indiqué que les critères comme la beauté, l’ethnicité ou des scores élevés à des tests d’intelligence ne doivent pas être pris en compte, les agences américaines" n’y prêtent pas attention.

 

Le Point.fr (11/05/12) – Slate.fr (04/05/12) - © Copyright Gènéthique

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