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6 août 2012 1 06 /08 /août /2012 09:45

I did it ! Hier, au fin fond de la campagne/montagne de notre région, on a fait des choses EXTRAORDINAIRES: ma 1ere auto-injection sous-cutanée et mon 2e test de grossesse de ma vie aussi. Pas dans cet ordre, et autant dire aussitôt que le 2e fut négatif, permettant sans plus se poser de questions métaphysiques de faire la 1ere piqûre de Gonal. Voilà, donc, ça s'est fait...

 

C'était hier, on était à la campagne et c'était jour de stim. C'était 18h et l'heure marquée sur le protocole c'est entre 18h et 19h.

On avait pris la mini-glacière avec la boite magique dedans pour booster les ovaires.

On a sorti la mini-glacière du frigo et sorti la boîte en carton magique.

On a ouvert la nouvelle boîte en carton de Gonal magique et attrapé la notice.

On a lu la notice.

On a relu la notice en se l'arrachant des mains pour expliquer à l'autre.

On a replié la notice.

On a attrapé le stylo.

On a regardé le stylo. Il était bleu, avant il était rouge.

On a ressorti la notice.

On a armé le stylo et cherché la bulle.

Dans la notice il est noté qu'une grosse bulle peut apparaître et qu'une grosse bulle est une bulle qui est grosse.

On a rigolé même si la situation était moyen marrante.

On a regardé le stylo.

J'ai regardé Mr A qui m'a regardé et a attrapé le stylo pour finir de préparer le stylo.

On a regardé la petite goutte sortir de l'aiguille. La petite goutte était bien là.

J'ai repris le stylo.

J'ai regardé ma cuisse. Ma cuisse a regardé le stylo. Le stylo a regardé ma cuisse.

J'ai pris une grande inspiration.

Mr A a pris une grande inspiration.

J'ai enfoncé l'aiguille dans ma cuisse. Même pas mal.

Le stylo a fait clac/clac/clac 3 fois.Ou peut-être 4.

Mr A a compté jusqu'à 10.

J'ai trouvé que Mr A comptait super lentement.

Mr A a fini de compter jusqu'à 10.

J'ai retiré le stylo en dérapant un peu et un point rouge est apparu.

Le point rouge a grossi et est devenu une goutte de sang.

J'ai regardé le stylo.
J'ai regardé si le niveau de liquide avait changé.

Mr A a regardé si le niveau de liquide avait changé.

On a vérifié ensemble si le niveau de liquide avait changé.

On s'est demandé si le niveau de liquide avait changé.

On s'est demandé si on avait bien injecté toute la dose.

On s'est dit qu'on avait du injecter toute la dose.

J'ai recommencé à respirer.

Mr A a recommencé à respirer.

Bref, on a fait notre 1ere piqûre de Gonal.

 

 

 

 

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4 août 2012 6 04 /08 /août /2012 12:49

Après 3 jours d'insoutenable suspense, 1ere injection ce matin ! Let's go... Cetro pour commencer, le Gonal arrive demain ! Nous y voici donc, dans les starting-blocks (JO spirit toujours), au commencement de cette nouvelle tentative, au pied du mur, sur le pont du bateau pour l'Australie (je piquerai un de ces jours le texte en question et le publierai)...

 

Finies les grasses matinées (j'en profite ici pour dire à quel point les parents de jeunes enfants qui se plaignent de ne plus avoir de grasse mat, les pauvres, m'horripilent mais ce n'est pas le sujet), mon amie du petit déjeuner va venir désormais tous les matins à 8h (sans les croissants, l'arnaque, je suis sure qu'il y a un business à créer : "Infirmière-boulangère)... et le soir aussi pour la piqûre de 18h. Même si j'ai l'intention d'essayer d'en faire quelques-unes, juste manière d'avoir appris à le faire et de me dire "I did it" ! On se donne les challenges qu'on peut...

 

Pour faire suite à mon précédent post, je ne sais pas franchement si je suis à J1, J-1, ou J2, c'est le bordel là dedans. Oui cela peut paraître débile mais ce n'est pas net cette fois ci et une question me taraude, encore plus débile. Est ce que ce dérèglement apparent pourrait être du à autre chose ? Vous me voyez venir avec mon cerveau qui semblerait désert de neurones à oser penser et écrire un truc pareil, doublement débile biologiquement et au vu de notre situation ? Mr A m'a même proposé d'aller acheter un test à la pharmacie... Mais je me raisonne en me disant qu'on fait ce genre de test quand on est en retard de quelques jours, pas là... Mais n'empêche, l'idée que les câlins de vacances eussent pu être plus "efficaces" de ce point de vue + la DHEA + la non-envie de repartir en FIV + le souhait de faire un pied de nez à la Nature... Allez savoir, il paraît qu'il faut toujours croire aux miracles...

Bon restera la décision à prendre avant ce soir de considérer qu'on est en J1 ou de passer direct en J2 avec le Gonal... le suspense n'est pas tout à fait terminé...Mais à priori, je m'en vais carburer désormais avec mon shoot quotidien de Cetro et de Gonal 112.5..

Voilà, les dés ne sont pas jetés mais la machine est lancée...

 

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1 août 2012 3 01 /08 /août /2012 11:30

Alerte rouge. Oui je sais c'est nul comme humour. Mais il semblerait que J1 risquerait d'arriver plus tôt que prévu. Mes impressions en vrac:

 

- la nature fait ch... Non seulement elle est pas fichue de se débrouiller seule pour faire les choses mais en plus elle fout le bordel dans le planning de cette FIV. Avec à la clef, si on démarre le protocole plus tôt (demain ?), une ponction genre peut-être vers le 15 août... Great.

- le centre PMA fait ch... ça c'est pas nouveau. Mais avec ce protocole à la c... qui dit qu'il faut faire la 1ere piqûre de Cetro "1h après le début des règles franches" (réponse ahurie de ma soeur l'autre jour: "euh tu fais comment pour savoir?", ben justement je ne sais jamais trop), comment je fais, moi, pour gérer ça en pleine réunion chez un prospect toute l'après midi ?

- les interrogations genre "je fais quoi si le jour de ma ponction, il n'y a que le boucher" ?Je m'explique: la précédente ponction a été faite par le gynéco au doux surnom de "le boucher", genre qui m'a gueulé dessus pendant la moitié de la durée de la torture ponction car j'avais (vraiment, la morphine n'avait fait AUCUN effet, 'jai tout senti) mal et qui n'a pas pu prélever à gauche, et genre qui a passé l'autre moitié de la ponction à engueuler sa secrétaire au téléphone sur un tout autre sujet (l'avantage de ne même pas être dans les vapes est qu'on voit tout ce qui se passe). Bref si 15 août ou we ou garde oblige, il n'y a que lui, je fais quoi ? j'arrête tout ?

- la rage et l'envie de leur dire m... à tous: hier rdv anesthésiste, cette 3e ponction se fera, espérons le, cette fois ci, pas dans la douleur, même si je m'attends à me prendre quelques sales réflexions (j'en ai déjà eu de Dieu le boss, grand c... va) mais bon. RAS côté anesthésiste, espérons juste que le réveil se passe bien avec de bonnes nouvelles... et que le stress moindre à l'idée de ne pas subir à nouveau une ponction aussi douloureuse et ratée enlevera un peu de poids et permettra que tout se passe mieux...

- la crainte du loupé/déréglé: car oui normalement je suis réglée comme une horloge suisse et que là 3 ou 4 jours d'avance, c'est bizarre et suspect, bref de quoi craindre de rater le bon jour, que la machine soit déréglée, que que que... La dernière fois que j'avais eu un jour d'avance, c'était pour le démarrage de la 1ere FIV, alors que nous avions prévu tout exprès un petit we en amoureux à Paris "juste avant" de commencer au retour à la maison: pas de bol, J1 arrive le dimanche et du coup la FIV décalée au mois suivant. Au passage, merci à Lilou, textotée en urgence et en panique ce dimanche là pour lui demander s'il était impératif de commencer "1h après" comme nous fréquentons le même centre. Special thanks ! Bon là, maintenant que je suis une vieille routière de la PMA, tout est prêt, dans le frigo, infirmière prévenue, rdv divers (acu, osteo "de l'intérieur") calés au cours de la stim pour préparer le terrain mais bon, j'aime pas ce type d'imprévu...

- l'angoisse, la boule au ventre, la tristesse, la colère mêlées: parce que pas de miracle (again, oui je sais rêver encore de miracle relève de la bêtise idiote, de l'inconscience crasse et de la crédulité débile mais bon...), parce que, après 5 mois de pause suite aux 2 échecs précédents, nous y revoici et me revoici en tête-à-tête avec Cetro/Go/Utro, seringues, stylos, sondes d'échographie, veaux, vaches et cochons...

- en tête-à-tête justement car, si la 1ere piqûre devait tomber demain, c'est pile le jour où Mr A a prévu d'amener sa fille adoptive dans un parc d'attractions à gosses pour son anniversaire. Pile poil le jour où j'aurais besoin de le sentir rien qu'avec moi, d'oublier ce poids que je ne digère pas et que dans ma tête, même s'il n'a pas fait exprès (au contraire c'était calé pour ne pas nous gêner, cf point 1), il y aura forcément cette pensée que non, ce n'est pas juste que j'ai à supporter "ça" en plus de "ça".

- l'espoir: oui malgré tout et surtout, l'espoir (et l'envie...) que cette FIV marche et ouvre enfin les portes vers demain.

 

Bon sur ce, une pause pipi un checking s'impose...

 

Edit du 2 août: mon corps joue avec mes nerfs. 3 petites pertes, et puis s'en va... Et puis revient et puis plus rien et puis revient un peu... Avec parfois, (je promets, je n'ai rien bu), des idées et des espoirs fous par rapport à ces signes bizarres et pas habituels... Quoi qu'il se passe inside me ? Est ce le seul effet du stress qui me dérègle un peu ou what else ? Je guette, j'attends, entre envie d'être fixée et de pouvoir prévoir la suite et pas pressée de faire la 1ere piqûre. De toutes façons, je suis seule dans cette décision là...

 

 

ps: l'expression "branle-bas" est issue du vocabulaire de la marine à l'époque où les marins devaient à un certain signal décrocher les hamacs qui leur servaient de lit et préparer notamment l'espace pour la bataille qui allait avoir lieu dans le cas où un combat s'annonçait (le signal branle-bas simple était différent du signal "branle-bas de combat"). Amusant, non ? voilà c'était la minute culture générale du jour. On va dire que c'est une analogie au très beau texte publié l'autre jour par l'une de nous sur le "voyage en Australie" que nous faisons, nous, en bateau et non en avion comme tous les autres connards de fertiles.

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27 juillet 2012 5 27 /07 /juillet /2012 09:00

Appel à témoignages à propos de vos protocoles et du Gonal en particulier. Quels sont vos dosages ??


Je m'explique: je vas démarrer ma 3ème FIV dans quelques jours, protocole court inchangé sur la base Cetrotide matin et Gonal le soir. En moyenne chez moi, 10 jours à ce régime et on déclenche. Malgré des résultats pas géniaux en nombre d'ovocytes (nombre d'embryons proportionnellement correct mais pas la moindre accroche), mon protocole reste strictement identique pour cette 3e tentative. J'ai bien sûr (osé) demandé s'il ne serait pas pertinent d'augmenter les doses de stim comme je "supporte" à peu près le traitement sans trop trop d'effets secondaires carabinés et sans avoir fait d'hyperstim à ce jour. Réponse: stimuler plus ne sert à rien car la cohorte folliculaire est recrutée 70 jours avant lors d'un cycle et de toutes façons augmenter la quantité de follicules n'augmenterait pas leur qualité et la présence d'ovocytes matures à l'intérieur. En gros. J'entends mais je suis moyennement convaincue et surtout très agacée par le fait qu'on n'essaye même pas d'optimiser le traitement en fonction de ma réponse. Mr A tente de me rassurer en me disant que c'est peut être à leurs yeux le seul et meilleur protocole et qu'ils doivent savoir ce qu'ils font... Mouais...

Comme dans mon centre, on ne pose pas deux fois les mêmes questions et qu'on se fait plus souvent jeter qu'encourager ou obtenir un peu de soutien ou compassion, j'en viens à vous demander vos expériences... Pour comparer et voir si mon impression d'être sous-dosée au prétexte d'éviter à tout prix l'hyperstim (c'est la politique et la crainte du centre, vous connaissez ma position la dessus: pour éviter l'hyperstim, le meilleur moyen est de ne pas stimuler, à devoir stimuler autant le faire efficacement, non ?)...

 

Donc j'en viens à ma question: quels sont vos dosages de Gonal ??

Ma dose à moi est de 112.5 UI / jour, sachant que sur la notice de chez nos amis de Serono (le fabricant) il est indiqué que la dose dans le cas d'un usage en AMP est de 150 à 225 UI/jour. Certes j'imagine que c'est adapté en fonction du poids (je ne passe pas les 50kgs mais je ne suis pas maigre non plus n'étant pas très grande) et du bilan hormonal mais bon...

 

So, HELP ME PLEASE ! Et dites moi ce qu'il en est de votre côté, si certaines ont des protocoles similaires. Je précise que à part mon âge et mes ovaires vieillissants, un taux d'oestrogène "un peu élevé" à J3, je n'ai à priori pas de pb particulier et détecté à ce jour à ce niveau là (mon pb est plutôt utérin, donc "après", avec une cavité en T due au distilbene).

MERCI par avance !

 

Edit du 29 juillet: un grand MERCI pour vos commentaires et infos précieuses, cela donne un peu une idée de ce qui se fait ailleurs. Reste à décider: 1- je fais confiance et vois ce que cela donne, 2- je pose la question au 1er monitoring de pourquoi dose inférieure à dose minimale mentionnée sur notice du médicament, 3- je m'ajoute un petit rab de 12.5 UI de plus ?

 

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22 juillet 2012 7 22 /07 /juillet /2012 14:42


L'autre nuit, j'ai fait un rêve.
Un rêve étrange avec une bonne nouvelle et un taux positif inside. Un rêve d'une nuit de vacances qui touchent à leur fin, un rêve qui signait, enfin, une FIV réussie même si le chemin restera très long ensuite dans mon cas. Un rêve plein de détails étranges, parmi lesquels le lieu: nous étions dans un des marchés (?!) de notre ville
(celui à côté duquel on va parfois bruncher pour un top brunch au champagne, mais c'est une autre histoire), et le biologiste/médecin/gynéco (je ne sais pas trop) nous annonçait en même temps que c'était une fille (pas très réaliste cliniquement mais c'est pas grave). Bon je me suis toujours plutôt "vue" avec un petit mec mais je serai et j'étais dans mon rêve très très très heureuse (et j'étais sûre de ne pas la transformer en poupée en rose bonbon !). Je pleurais, un peu, de joie et de soulagement (pas l'habitude de pleurer de bonheur...) et on était heureux. Là, un bruit extérieur m'a réveillé et s'en est suivie une période d'étrange flottement, encore un peu dans ce doux rêve. Puis d'autres rêves plus farfelus et sortis de je ne sais quel coin de mon imagination / souvenir.
C'était la 1ere fois que je rêvais de ça, de notre envie d'enfant, des FIV ou de notre parcours PMA (hormis les cauchemars de l'an dernier suite à l'atroce hystéroscopie...). C'était la 1ere fois àue je rêvais que c'était positif et qu'on touchait, un peu, à peine, notre rêve du bout des doigts... Cela peut il avoir une signification au cœur de ces "vacances juste avant"??? Déjà terminées, trop courtes, avec la pression de la FIV qui approche, ces vacances bretonnes auront été placées sous le signe de:
- du sport, grand footing quotidien, sous le soleil ou la bruine, au dessus ou au bord de l'océan, 1h par jour pour se remettre en forme et tenter d'oublier un peu la suite,
- des baignades vivifiantes (entre 17,5-18°C mais avec 20-21°c dehors ce n'est même pas froid!), dans le temps suspendu de l'eau immobile à marée basse ou dans les vagues et avec palmes de la pleine mer,
- une cure d'omegas 3 et de bonnes protéines (paraît que c'est bon en plus d'être bon) avec saumon et cote de bœuf au bbq et aussi quelques antioxydants d'un peu plus bas sur la côte atlantique ou de Garonne,
- un shoot quotidien d'acide folique et, nouveauté sur les conseils d'une gyneco pma qui sait réussir des FIV (pas comme ici...), de DHEA en espérant que celle ci aura le temps de booster mes ovocytes...
- un coming-out fivesque pour Mr A avec sa mère, qui même si cela ne change rien à la situation, peut permettre d'eviter incompréhensions et propos maladroits qui font mal,
- des siestes sur le transat à l'ombre des pins du jardin,
- d'une 2e semaine rien qua deux et a nous pour, enfin, quelques grasses matinées, des moments de détente, de balades main dans la main, d'aperos qui traînent (bon il faut prévoir le pull dans ce cas!), de feu dartifice regarde dans le sable, de rires (depuis combien de temps n'ai je pas vraiment ri???), de temps à ne rien faire,
- un gros pavé fini sur la plage (commence lors des pauses utrogestanesques post transfert fiv1 et que je n'avais jamais réussi à reprendre car cela me rappelait trop ces moments d'espoir déçu) qui traite du monde médical et de la gynécologie notamment et qui, s'il ne parle pas de pma mais plutôt de contraception, touchera la moindre pmette confrontée au machisme/Arrogance du monde médical, je ferai un billet sur ce bouquin prochainement !

Voilà les vacances "avant" sont finies, le souvenir que nous en garderons dépendra forcement de la suite, du succès (ou pas) de la FIV. Que sera notre automne? Que sera l'été prochain ? Avec un
bébé ?? En attendant, prochaines étapes: se remettre au boulot (avec la tête déjà ailleurs) demain, rdv anesthésiste le 31 pour (enfin!) une ponction sous AG gagnée à la douleur des deux
précédentes, et un démarrage prévu vers le 5 août... Bonnes vacances à toutes, je vais aller faire le tour des blogs même si jai un peu suivi de loin au gré des connexions internet! Et je vais
rêver (et travailler pour) que mon rêve devienne réalité (aux invraisemblances près!)...

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21 juin 2012 4 21 /06 /juin /2012 12:01

Protocole ready ! FIV 3 à l'horizon du mois d'août se précise... Même si on n'a toujours pas réussi à avoir quelqu'un du centre, le gynéco qui me "suit" (est ce vraiment le terme qui convient ??!) ne me rappelle pas lorsque j'appelle en disant que je souhaiterais voir un point avec lui pour la prochaine tentative, aucun commentaire sur les dernières analyses (enfin si, un savoureux et laconique "résultats compatibles avec une nouvelle tentative"....). Mais pas de surprise, après les 3 semaines réglementaires "nécessaires" à Dieu débordé (cet homme est important, so important) pour pondre le protocole: On prend les mêmes et on recommence... Pourtant avec le succès que l'on sait...Cetrotide de J1 au déclenchement, Gonal dès J2 a 112.5 (petit dosage non?) et Ovitrelle pour déclencher. Si, une petite innovation: Luveris, (quelqu'un connaît, a utilisé ???) à utiliser à la demande (euh c'est à dire ?).

Les 2 autres nouveautés de l'épisode à venir seront: une AG obtenue à la sueur de mon front (plutôt à la douleur de mon intérieur, passons), et un transfert à J5... Manière que Mr Dieu vérifie si c'est bien moi qui empêche la nidation des embryons ou si ce sont bien mes ovocytes soit disant pourris qui font des embryons pas viables, enfin c'était à demi mots ce que ce Dr Connard (comme dirait Loosequeen de son ex-anesthésiste) a insinué la dernière fois... Vous noterez que dans tous les cas, c'est moi qui fout le truc en l'air, hein ? Ben oui, quoi, la faute aux femmes voyons ! Misogynie flagrante de vieux beau tombé bien bas et d'un milieu médical très masculin et un peu trop sûr de lui ??

Bref, même si FIV 3 sera très très probablement dans ce centre pour ne pas perdre de temps et profiter d'un essai dans le "calme" de l'été, l'envie de changer de crèmerie est bien présente. Même si j'espère ne pas avoir le faire et ne pas avoir besoin de penser à un 4e essai, vous me suivez ? J'essaie donc en ce moment d'avoir un 2e avis, pour savoir si le "On ne va pas s'acharner, si pas d'accroche cette fois, pas la peine de continuer" pris en pleine gueule lors du debriefing de FIV2 est cohérent et réaliste ou simplement une tentative supplémentaire de nous déstabiliser et décourager.

 

Allez pour finir, j'ai lu hier dans ma revue de presse que les qualités premières d'un "bon" médecin étaient: la qualité d'écoute, la capacité à établir une relation de confiance, la disponibilité... Voilà qui m'a bien fait rire (jaune, voire caca d'oie...) !!!

 

Sinon à part ce "rien de neuf sous le soleil de mon ordonnance", me voici aujourd'hui sous la pluie bretonne mais qui rend la côte encore plus jolie, poétique et déserte comme j'aime. L'occasion d'une ballade les pieds dans l'eau, d'une escapade pré-congrès pour faire un peu de shopping TPMG, de se dire que la vie peut parfois être presque agréable et intéressante. L'espace de quelques secondes au moins avant que le nuage noir PMA n'obscurcisse à nouveau mes pensées. Vivement le petit we en amoureux qui commence demain soir pour oublier tout et vivre, malgré tout, le présent...

 

Edit de quelques quarts d'heure plus tard: le soleil est revenu sur la Bretagne, les averses ne durent jamais longtemps ici. Si seulement les nuages de la PMA pouvaient partir aussi vite...

Edit du 22 juin: près d'une semaine après, mon gynéco m'a rappelé et a daigné, lui, me commenter (un peu, faut pas pousser non plus) mon bilan, qui a surtotu cet oestradiol fort qui rend les autres résultats difficilement interpétables et comparables. Me voilà guère avancée... Mais selon lui, l'AMH de bon niveau reste malgré tout gage d'espoir. Il a aussi souscrit à ma question de faire un contrôle (frottis, oui j'ai demandé à faire un frottis, qui l'eut cru, pas moi en tout cas, voilà où mène la PMA, être prête à tout pour se donner toutes les chances...) afin de vérifier qu'il n'y avait pas d'infections, ce qui est nuisible à une accroche et nécessite le cas échéant petit traitement antibio avant FIV. On le prescrit en routine à chaque fois et là rien. Et pour réagir à vos post (et vous remercier d'abord d'être là et de me soutenir dans ce monde de brutes), le gynéco qui me suit (et rappelle une semaine après...), est du genre vieux médecin de famille, un peu du genre aussi à te faire culpabiliser si tu mentionnes que tu veux continuer à travailler pendant les essais pour ne pas psychoter trop ("il faut savoir ce qu'on veut et où sont ses priorités", m'avait il dit la première fois, me laissant, vous imaginez, bien en pétard) mais plutôt gentil et a l'air de s'intéresser à vous et à ce que vous êtes. Mais tout est régi par l'infâââme biologiste en chef qui, lui, vous balance des remarques acerbes et misogynes plus vite que son ombre...
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17 juin 2012 7 17 /06 /juin /2012 09:38

La PMA abîme le couple, enfin les échecs en PMA. Mais quand l'un fête la fête des pères/mères et l'autre pas, comment rester unis, comment assumer, surmonter cette "différence" et rester deux quand l'un se sent si désespérement seul ?

 

Il y a quelques semaines, Mr A écrivait un article sur ce blog intitulé "la solitude des Pmettes, par Lui" et disait qu'il n'était pas facile pour eux, messieurs, de prouver, de montrer, qu'ils étaient là, qu'ils le voulaient autant cet enfant, parfois peut-être même plus pour certains, que celles qui endurent les traitements et le vivent dans leur corps.

Abyssale, insondable, non mesurable, cette solitude est, je crois, le quotidien de toutes celles qui passent par la PMA, même quand on est vraiment deux dans ce projet, dans ce désir d'enfant, même pour celles qui sont soutenues, accompagnées par leur compagnon dans le quotidien des traitements, des rendez-vous, des contraintes diverses et variées et c'est mon cas.

Mais aujourd'hui, la solitude de la PMette est immense, encore plus que les autres jours, encore plus que lors de ce jour de fête des mères qu'elle ne fête pas. Car aujourd'hui c'est la fête des pères et Mr A va la fêter, même si cela sera en coup de vent et avec, je pense, le coeur un peu lourd. Mais il n'empêche, aujourd'hui la PMette que je suis se sent trahie et terriblement seule avec cette perspective de ne jamais fêter ni fête des pères ni fête des mères avec celui qu'elle aime et un petit bout qui ne vient pour l'instant pas. Les "recalées du collier de nouilles" comme disait Barbidou mais il y a celles qui ne peuvent même pas partager, en tout cas pas avec la même force, violence et la mêm frustration, cette douleur, ce manque avec leur moitié. Quand on a commencé à envisager la PMA, et dès le début de notre histoire quand on a su que cela serait très compliqué d'avoir un enfant, et un peu plus tard, quand j'ai commencé à lire les blogs, c'était notamment pour trouver des traces, des témoignages de celles qui vivaient la même chose, à savoir PMA + présence d'un enfant de l'autre. Comment gérer cela, comment ne pas se laisser dépasser par le chagrin, les rancoeurs, les reproches ? Comment assumer ce qui n'est pas un choix et qui est même souvent un fardeau soyons honnête ! Car même si je tente de me consoler en me disant que, si on y arrive, cela sera pour nous deux, une première fois (Mr A a adopté), avec une grossesse, une naissance, des premiers mois, des ressemblances à chercher aussi (sous réserve que nous ne devions passer au don...) et puis surtout un enfant né de l'amour de deux personnes, il reste que cette différence est un poison insidieux et très violent certains jours dans le couple. Demain, dans un an ou 2, si le verdict est implacable et si la réussite n'est pas au bout de ce parcours infernal de la PMA, il ne sera pas possible de se construire vraiment une toute autre vie, sans enfants dans les pattes une semaine sur deux. ll reste qu'il y a des jours, comme cette p... de fête des pères de m... où l'on se sent très seule au bord du chemin, enfin plutôt au fond du fossé...

Je ne crois pas être la seule à très mal vivre cette situation, même si j'en connais peu qui la vivent. Une copine qui "entre en pma" prochainement me confiait que si cela ne marchait pas, elle envisageait de partir, changer de vie, vivre autre chose... seule ou en tout cas à longue distance et sans lien régulier. Est ce la solution pour moins souffrir, pour se protéger (un peu) ? Ce n'est pas ce que je souhaite et envisage en tout cas pour l'instant mais certains jours, c'est très dur, même si au départ, cela ne me posait pas de pb que Mr A ait un enfant adoptif. Je n'imaginais pas la violence de ce qu'on peut ressentir en PMA, pensant que l'amour permettait de tout surmonter à deux, mais j'ai très vite compris que cumuler PMA et cette différence au sein du couple est insidieux et dangereux. Comment ne pas en vouloir à l'autre de vivre, fut ce la moitié du temps et sans lien biologique, ce qu'on ne peut pas vivre ? Comment accepter les contraintes de la vie avec un enfant quand ce n'est pas le sien, comment ne pas se renfermer sur sa souffrance et sa propre vie de non-parent et ne pas s'éloigner ?

Je suis consciente que cela peut choquer certain(e)s d'écrire, de penser cela mais encore une fois, tout le monde s'accorde à dire que la PMA c'est dur et qu'une famille recomposée c'est dur, alors les 2 cumulés... Voilà ce témoignage très personnel et douloureux, si certain(e)s ont vécu, vivent cela de près ou de loin et veulent échanger sur ce sujet...Mais en tout cas, aujourd'hui est un jour de m... dans une vie de m... et où je voudrais être très loin...

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8 juin 2012 5 08 /06 /juin /2012 15:36

Voici un post pas glamour...

Est ce qu'il peut y avoir un 2e effet post-stimulation, style 2-3 mois après, quant aux petits effets secondaires relatés par certaines d'entre vous mais dont je n'ai pas trop trop souffert pendant les stim ?

Par exemple des effets poils / boutons / libido (glamour, je vous avais dit...) à retardement ?

J'ai l'impression en effet de passer mon temps à aller chez l'esthéticienne, ma peau est en carton avec de temps en temps des petits boutons coriaces et inhabituels chez moi, et ma libido n'est pas à son sommet...

 

Effets d'optique, du réchauffement climatique ? Ou aussi, du moins pour le 3e point, de mon moral au ras des pâquerettes ? Si certaines d'entre vous ont connu ça, ça me rassurerait...

Ou alors, dernière hypothèse foireuse, ça veut dire que les FIV chez moi sont à effet retard et que si notre embryon 6 cellules ne s'est pas accroché lors de la FIV de février, c'est maintenant qu'un miracle va arriver ? Je précise que ce post est écrit à quelques jours de mon J1 de juin, ce qui excusera j'espère la vanité qu'il y a à croire encore aux miracles...

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1 juin 2012 5 01 /06 /juin /2012 18:59


... sans réponse à ce jour, le centre PMA ne répond plus...

Passons sur la réactivité face à des questions sans doute idiotes, non mais de quel droit les "patients" qui sont même pas malades mais juste pas foutus de faire des gosses tous seuls comme des
grands poseraient des questions maintenant ?
Mais franchement, vous, dites moi, est ce si bizarre et incongru, une fois reçus les derniers examens qui ont suivi l'échec de FIV2 de vouloir une interprétation, un conseil sur l'urgence ou pas
à recommencer, sur la possibilité de prendre un peu de temps pour se reconstruire le corps et le coeur avant de replonger ?
Alors je vais pour une fois (...) parler un peu de moi... mais de moi dans les analyses, c'est un début en tout cas !
Evaluation de la réserve ovarienne, le joli concept... mais on en fait quoi de tous ces chiffres ? J'ai bien sur écumé le web et l'ami google avec des mots clefs farfelus (AMH à tant à tel âge,
réserve ovarienne, follicules antraux...) mais rien de concluant qui m'éclaire vraiment... sans compter les valeurs en pg/ml ou en nmol/ml à convertir...

Oestradiol: 118 pg/ml (parait que mon taux d'oestradiol est bizarre selon le biologiste sans plus d'explications, bizarre mal, bizarre bien ??), en tout cas dans la norme meme si norme haute
LH: 6.5 UI/l (dans la norme aussi)
FSH: 6.7 UI/l (dans la norme)
AMH la fameuse à 2.93 (qui remonte depuis la dernière fois, youpi non ???)
Testosterone à 0.52
A l'intérieur intérieur, il y avait à J3 toujours 5 follicules à plus de 6 mm à droite et 4 a gauche + 4 petits de chaque côté en plus.
En résumé, si quelqu'un a une bible de la réserve ovarienne pour m'éclairer, je prends !!!

Côté Monsieur, on est en ICSI donc il en suffit d'un... et de toutes façons, on n'a pas refait de spermogramme, dans mon centre, il n'y en a que pour les femmes (des analyses et des vacheries
balancées à la tête comme si on en avait besoin en plus des hormones dans les cuisses et des ustensiles divers et variés ailleurs !)

A partir de là, viennent toutes les autres questions:
Quand recommencer ? Peut on attendre 2 mois de plus ?
Faut il penser au don ?
Faut il renoncer et arrêter de croire au père Noel des quarantenaires infertiles ?
Faut il aller voir ailleurs en espérant avoir un protocle ciblé et adapté (dans le centre actuel, le protocole ne varie pas et c'est toujours mêmes doses et mêmes cocktails courts Cetro-Go-Ovi) ?

Et autant avouer que toutes ces questions tournent et tricotent dans un petit cerveau fébrile d'angoisse de ne jamais y arriver et jouent des tours à l'humeur et au coeur encore triste du dernier
échec...
Alors, doit on oser poser les questions, au risque de se faire une énième fois jeter "vous avez déjà posé ces questions" (pas avec les mêmes analyses quand même), ou, pas mieux, de se voir
proposer un malheureux rdv tel de 10 minutes chrono dans 3 semaines (dans ce cas si FIV en juin il y avait, c'est raté, il leur faut 3 semaines pour pondre un protocole, pourtant toujours
strictement identifique...). Qu'est ce que j'aimerais ne pas avoir besoin d'eux pour leur dire tout le bien que je pense d'eux..
 
Édit du 5 juin: la secrétaire de Dieu a enfin répondu à notre mail! Laconique: "les résultats des analyses permettent d'envisager une nouvelle tentative. L'ordonnance sera prête dans la semaine". That 's all, pas un mot si les analyses sont plutôt bonnes, inquiétantes... La pma est un monde de brutes...

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8 mai 2012 2 08 /05 /mai /2012 14:33

Il est étonnant de voir que les blogs consacrés à l’AMP sont exclusivement ceux des PMettes. Comme s’il ne s’agissait que du combat d’elles.

Et pourtant, nous sommes toujours deux dans ce combat, deux à souffrir, à s’aimer, à espérer.

 

Alors je vais essayer, moi aussi, de contribuer.

Difficile à faire tant il est vrai que dans ce combat tout laisse croire que nous ne sommes là que pour fournir des spermatozoïdes mobiles…

 

Comme si seules les femmes étaient responsables de l’échec, comme si toutes les techniques ne visaient qu’à corriger leurs problèmes, comme si le temps ne passait – inéluctablement – que pour elles.

 

Et pourtant nous sommes là. Nous espérons tout autant, nous souffrons tout autant de ces échecs. Impuissants à prendre en charge notre part de douleur, nous pouvons donner le sentiment d’être plus éloignés mais comment faire, sinon en étant là ? 

Comment prouver, comment tenir toute notre place ?

 

Ecrire ici, c’est peut être le moyen de dire que je suis là, que je veux cela autant qu’elle et que j’espère bientôt voir ton ventre s’arrondir.

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  • A & A, 40 ans et des poussières, trouver, un peu tard, l'amour de sa vie et avoir envie d'un enfant. Mais un cancer il y a 10 ans et distilbène in utero... Se battre contre l'adversité, s'essouffler, s'aimer en espérant le meilleur...

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