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3 septembre 2012 1 03 /09 /septembre /2012 11:46

Un grand merci à toutes (tous ?) pour votre soutien, vos petits mots. La fin de l'espoir est très dure à encaisser, on y avait vraiment et tant cru cette fois, croyant déceler des tas de signes, de sensations, de perceptions nous donnant l'espoir (l'envie ?) que cela ait, enfin, marché. Mais non. Alors vendredi et ce we, tout s'est écroulé, le moral et mon endomètre avec (comme jamais d'ailleurs)... Et en perspective, la fin de l'espoir tout court d'y arriver un jour qui semble se rapprocher si fort. Alors la panique gagne et tout semble s'arrêter, l'envie de tout balayer, ces mois de larmes, ces années rythmées par cette envie qui n'aboutit pas. Se dire "à quoi bon", penser que la suite sans notre enfant est impossible. Et puis se serrer dans les bras et se dire qu'on n'a pas le choix...

Aujourd'hui, la rentrée est là, il fait froid et nos coeurs sont bien tristes, mon corps est bien vide. J'imaginais ces jours tellement différents, une rentrée en confiance (avec plein de stress aussi bien sûr face à une phase où rien n'est encore gagné mais quand même un grand pas franchi), avec tout qui aurait été différent, moi, nous, l'avenir. Au lieu de cela, il va falloir faire semblant: "alors tu as passé un bel été ?" "oui de merde, merci, et toi ?". Jouer les battants, les pleins d'enthousiasme et d'ardeur au travail, ne pas se laisser aller, reprendre le footing, renouer avec l'envie (de faire les boutiques, de manger, de sourire, de sortir, de voir du monde...). Penser à l'avenir, réfléchir aux éventuelles solutions qui existent (il y en a si peu voire aucune si le TEC échoue)...

Bien sûr, il faut garder espoir, penser aux TEC... 2 embryons encore au frais. Combien après dévitrification ?

Et puis il y les questions: est ce qu'un taux de bHCG de 3 signifie -t-il qu'un semblant d'accroche, un début de quelque chose, a eu lieu ? On en est intimement convaincu au vu de mes sensations pendant cette attente mais on se leurre peut-être... Si quelqu'un a une interprétation de ce que signifie un tel taux, on prend ! Ce 'nest pas notre clinique qui va daigner nous dire quoi que ce soit ! Et puis un TEC, comment ca se passe ? Quelle stimulation ? Gonal ou pas + monitoring ou pas ? Remonter en selle, envisager concrètement la suite, c'est peut-être la solution pour ne pas sombrer... et après ? En tout cas, merci pour votre soutien, je sais que vous comprenez, vous toutes et vos comagnons, ce qu'on a vécu ce we.

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31 août 2012 5 31 /08 /août /2012 15:50

Taux à 3. Négatif. Ne pas pouvoir y croire. Ne pas vouloir y croire. Pas ça, pas encore. Notre monde qui s'écroule. Nous avec.

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30 août 2012 4 30 /08 /août /2012 17:21

Demain, à cette heure ci, on saura. Prise de sang demain matin. Résultat par téléphone en fin de matinée ou début d'après-midi. Prévoir de passer la matinée ensemble demain pour attendre le verdict. Essayer de se concentrer pour travailler (un peu...) aujourd'hui. Alterner entre moments ou j'y crois encore un peu et moments où je désespère. Faire la pause Utro en bouquinant et vous n'allez pas le croire, parvenir à un passage de mon livre en cours où la femme tombe enceinte puis 2 pages plus loin fait une fausse-couche. Etrange.

Et mes pensées du jour qui doutent, doutent et doutent: pourquoi, qu'est ce qui, raisonnablement, explique et cautionne le fait que j'y ai tant cru, que je me sois fait des films (en 3 D svp) ? Ok, pas de règles encore mais pas de retard non plus (les fameux calculs savants). Ok, 2 beaux blasto mais des tas de blasto ne s'accrochent jamais dans des utérus de compétition chez des filles de 28 ans. Ok, on s'est pris 2 échecs dans la gueule, on est courageux, on a retenté alors il faudrait que ce cauchemar s'arrête et que la chance nous fasse enfin un petit sourire. Ok, on le veut très fort ce petit bout (mais on n'est pas les seuls à être en PMA et à vouloir très fort un bébé je crois). Ok, il faut que ça marche parce que sinon je sais que je vais m'effondrer. J'ai si peur du verdict demain. Si peur qu'on soit encore déçu et malheureux et sans espoir que cela marche un jour.

On reviendra demain, plus ou moins rapidement, selon notre état (et donc selon le résultat).

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29 août 2012 3 29 /08 /août /2012 10:30

Ces jours impossibles. Où chaque heure est si longue. Où chaque petit rien compte tant. Où chaque ressenti pèse des tonnes, dans le bon ou mauvais sens. Où l'on ne parvient à penser à rien d'autre (ou presque). Où l'on tente de décrypter les moindres petits signaux envoyés (ou pas) par notre corps. Plein ou vide ? Sont ils encore là ou n'y a t-il plus rien ? Est ce que quelque chose / un petit bout de nous vit en moi ? Comment le savoir ? Je n'ai jamais été enceinte, je n'ai pas de référence, de petits signaux codés à deviner. JE NE SAIS PAS... Je veux y croire de toutes mes forces, pour connaître enfin ce début de bonheur d'un taux positif et ce grand bonheur immense ensuite, pour ne pas avoir fait tout ça pour rien, pour ne pas m'effondrer comme une loque, incapable d'une accroche malgré 2 beaux et vaillants blastocytes et tout ce qu'on a tenté de faire pour optimiser à côté (acupuncture, ostéopathie, hypnothérapie, pas de voiture ni de sport, du calme, travail un peu mais pas trop...).

Ces jours où on se demande si les caresses de Mr A sur mon ventre seront un jour, bientôt, pleines de bonheur prochain et sans cette pointe d'interrogation amère en se disant qu'il n'y a peut-être plus rien, où l'on se demande si on y a "droit" à ces caresses si symboliques. Ces jours où on en arrive à ne plus savoir si on a mal au ventre ou pas tellement la boule d'angoisse prend toute la place. Ces jours où on ressent encore l'ovaire gauche qui tire (comme un point de côté un peu) et l'utérus qui pousse: quel bordel ça doit être là dedans !. Ces jours où on se demande si on tente un test urinaire ou pas, si on fait la prise de sang un jour avant ou pas mais si cela doit être pour se prendre un coup sur la gueule, ne vaut il pas mieux se laisser encore savourer cet espoir en demi-teinte ? Ces jours où on fait des calculs très savants et idiots pour savoir si quand on pourra considérer qu'on a du retard et quels sont les jours critiques avec la pause pipi de l'angoisse (ça c'est tous les jours, l'angoisse de découvrir ce qu'on ne veut pas voir), les règles devant être imminentes, calculs savants tenant compte des cycles habituels, des 14 jours théoriques après l'ovulation (mais l'ovulation FIV non spontanée, est ce pareil ?), des bouleversements que raisonnablement nos pauvres corps subissent lors de ces protocoles lourds et donc de leurs réactions un peu bizarres qui font que les dates habituelles ne sont plus fiables ? Je n'ai vécu que des échecs de FIV (2), j'ai bizarrement vécu à chaque fois un moment où après y avoir cru pendans des jours, tout à coup, sans raison apparente, le moral s'effondrait et la confiance s'envolait. Malgré Mr A, à côté, qui ne comprenait pas pourquoi tout à coup, je perdais l'espoir. Est ce que quelque chose se passait dans mon corps, un déclic funeste, est ce qu'on "sent" ces choses là ? Dans un sens ou dans l'autre, est ce qu'on sait quelque part au fond de nous ? Et surtout, est ce que cela sera différent cette fois ?

J'ai cru vivre cela dimanche, cette douleur au bas-ventre si caractéristique qui vous coupe les jambes et vous assomme de douleur si vous attendez, espérez autre chose, non, pitié pas ça, pas encore ça. J'ai crié, hurlé, parlé de tout plaquer, de partir ailleurs là, loin de pays de m... qui interdit tout au mépris de ce que vivent certains et d'aller seule s'il le faut là où la gestation pour autrui est possible puisque je n'en suis, moi, peut-être pas capable. Et puis la douleur est un peu partie, revient par intermittence, certaines d'entre vous me rassurant sur le fait que cela peut aussi être le signe de l'utérus qui s'installe dans sa nouvelle fonction. Si seulement... Rien d'autre de rouge ou marron n'est apparu, toujours le blanc immaculé de ce cher Utrogestan, mais (cf les calculs savants), c'est encore trop tôt pour que ce flux sanguinolent détesté emporte nos espoirs. Je ne sais pas, j'oscille entre rêves fous (éveillée...) et peur de l'expérience déjà vécue. J'ai peur.

J'ai lu ce matin sur un blog que ce qui était marquant dans nos parcours, c'est cette peur qui ne nous quitte quasiment pas, avant d'entrer en PMA (un peu comme on entre en religion, dans une secte très étrange...?) à l'idée de ce qui nous attend, pendant les stim, à l'idée de la ponction et du résultat, entre la ponction et le transfert avec la question "y aura-t-il des embryons, combien", après le transfert à se demander s'il y aura accroche. Et même s'il y a accroche, à l'idée d'une fausse-couche, précoce, tardive, à l'idée d'une malformation, à l'idée d'un problème grave pendant la grossesse. Putain (pardon) quand est ce que ça s'arrête ? Et puis la pire de toute: et si cela ne marchait JAMAIS ? Si on n'y arrive jamais à avoir notre bébé d'amour ? Si cela nous tue à petit feu d'avoir raté ça ?. J'ai peur, je crève de trouille et d'envie que cela marche.

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25 août 2012 6 25 /08 /août /2012 12:30
Point Info Symptômes: 11 jours après la ponction (et donc DPO 11 si j'ai bien tout suivi) et 5 jours après le transfert (j'ai inventé le DPT, nouvel acronyme spécial FIVette!). Ce n'est pas parce que je poste plein d'articles sur tout et rien que je ne pense pas qu'à ça ou presque ! Nouvelles du front de mon corps (la tête c'est autre chose et ça cogite sec): Ce qui prédomine c'est la fatigue, une immense fatigue, du genre de celle qui me donne envie de faire la sieste et de m'attarder allongée après la pause Utro de mi journée!... Du jamais vu chez moi! Plus quelques douleurs bizarres dans le bas ventre (résiduelles de la ponction?) et notamment à gauche (la fameuse ovaire difficile?) et un ventre très très très gonflé et douloureux... Restes dune petite hyperstim ? Mais jai plutot perdu du poids que gagne des kilos... Plus bien sur les petits effets pas très agréables de l'Utro-crado avec seins douloureux mais est ce seulement du à cette progestérone exogène ou est ce du à une production interne qui serait due à une accroche ? Je me prends à rever parfois et me sens tellement plus fatiguée me semble t il que les autres fois... Prise de sang prévue, allez disons, vendredi prochain ? J'ai commencé à bannir le PQ avec petits dessins roses dessus... Les jours sont longs, entre espoirs et angoisses...
Je suis retombée hier sur cette phrase : "don't count the days, make the days count". Oui certes... Mais en attendant, nous on compte un peu les jours, on attend en espérant la lumière au bout du tunnel ...

Édit: samedi soir, on s'endort confiant, en voulant croire dans plein de pseudo-signes. Dimanche, 6h du matin: réveillée par une douleur au bas-ventre, la barre si caractéristique et si mensuelle. L'impression que la descente en enfer commence...
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20 août 2012 1 20 /08 /août /2012 13:02

The D day (enfin un des D days...): Transfert ! 2 blastocytes transférés et 2 qui seront vitrifiés. Nos 4 Mousquetaires... Les yeux dans les yeux, la main dans la main, vivre ce 3e transfert en espérant que cela sera le dernier, celui qui nous mènera à l'étape suivante: une puis 2 pds positives, et à beaucoup d'autres moments à partager à deux.

 

Lundi 20 août, 10h15, Salle de transfert, Centre PMA

Le transfert vu par Lui

Aujourd'hui c'est le transfert, ce transfert tant espéré et attendu depuis 6 jours (culture prolongée). 6 longs jours, 7 embryons jeudi, plus que 6 vendredi, 6 longs jours à espérer que tous ne lâchent pas l'affaire. Nous appelons donc à 8h30 pour savoir ce qu'il en est et effectivement, il y a transfert de deux blastocytes. Et les autres ? Deux de reste qui partent à la cryogénie, comme Luke Skywalker pour renaître plus tard ?

En attendant nous partons et après les étapes habituelles (prise de sang, paperasse, salle d'attente avec 2 femmes visiblement pas stressées: des visiteuses médicales, pas des PMettes sûrement !): Nous voilà dans la pièce de transfert attendant le médecin. Comme à chaque fois, étonnés du matériel si peu confortable : une table gynécologique du 20ème siècle et une position toujours aussi morphologiquement peu étudiée. Pas confortable mais c'est normal il faut que le médecin, lui, soit bien installé... Alors la barre de la table dans les reins, elle ne bouge pas et serre ma main. Les yeux dans les yeux nous laissons faire... Une sonnerie, un sas qui s'ouvre, et voilà les 2 blastos dans leur pochette et cathéter stériles, respiration suspendue, larguage et contrôle... C'est fait, une étape de plus, encore une... "Allez, tous nos vœux" dit le médecin en passant à autre chose et nous restons là à nous regarder dans les yeux et à espérer...

C'est vrai que pour la 1ère fois il y a une réserve, une "avance" avec ses 2 blasto vitrifiés, "au cas où", mais franchement pourquoi pas là maintenant (tout de suite, rajoute Mme A, l'impatiente!) ? Alors pour clore notre séquence de métaphore sportive : ALLEZ LES PETITS ! Faut s'accrocher maintenant, le plus dur est fait, faut rien lâcher !!!! Voilà ce qu'aurait pu dire notre bon Roger Couderc ! D'ailleurs, si on y pense bien, la mêlée c'est un peu comme une masse de spermatozoïdes qui veulent chopper l'ovocyte ??? Non ?!

C'était Mr A en direct (ou presque) de la salle de transfert !

 

ps: en sortant, après l'heure règlementaire de repos "sans bouger, sans parler", nous croisons dans le couloir et à la sortir de l'ascenseur, les lits qui amènent les PMettes à la ponction, jour d'affluence visiblement. A chaque fois, un serrement de coeur, parce que c'est dur, parce que c'est douloureux, parce que c'est inhumain, même si on a la chance d'avoir ces techniques qui peuvent nous aider, de devoir souffrir autant pour ces bébés que l'on veut tant. En attendant, nous repartons, avec nos 2 mousquetaires dans le ventre et la tension qui baisse enfin un peu.

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14 août 2012 2 14 /08 /août /2012 20:00


Nos J0 commencent par un record: 10 ovocytes! 10 ovocytes recueillis et micro- injectés, de quoi nous donner l'espoir de décrocher une place pour l'épreuve suivante: avoir des embryons viables
(et même des congelés/vitrifiés, soyons fous?) et un transfert. Rien n'est gagné, le transfert se fera à J5, ce qui constitue un nouveau challenge (une épreuve éliminatoire ?) et un moyen de
comprendre pourquoi il n'y a jamais eu d'accroche à ce jour, à cause d'embryons pas assez viables ou d'un utérus pas assez accueillant... ?
Apres cette journée en apnée, entre parenthèses même si elle ne fut pas enchantée (un bras devenu bleu à cause d'un cathéter impossible à poser, des classiques douleurs post-ponction, l'attente
des résultats...), ce soir c'est soulagement et repos dans les bras l'un de l'autre. En essayant de ne pas penser à l'angoisse de jeudi 8h30 quand il sera l'heure d'appeler pour savoir combien de
"petits" nous avons.
Sur ce, la cocotte qui a bien pondu vous salue et s'affale à nouveau dans le canapé, un pack de glace sur le ventre... Oui parce que "décathlon" (pour nos 10 embryons) mais pas vraiment à fond la
forme...

Édit du 16 août:
Cœurs battants et mains moites... On a appelé le Labo ce matin: d'une "presque équipe de foot" (remarque de l'infirmière FIV mardi quand elle est passée nous voir), nous sommes passés à une équipe de hand-ball: 7 embryons à J2 sont là... "Très jolis" paraît-il. Bien sûr qu'ils sont jolis nos petits, non mais... Mais je me sens tellement impuissante à les aider à se développer et à faire plus pour que dans 9 mois, cela donne un beau bébé (Mr A se voit déjà avec 2...)... Encore 4 jours d'attente avant d'espérer un transfert (on nous a accordé d'appeler samedi pour savoir où cela en est...: je sens que je ferai pareil si un jour mon petit(e) est loin de moi pendant quelques jours...) Non, ne pas se projeter, ne pas se monter la tête et croire que tout est possible... Juste avancer pas à pas et espérer que cette fois soit la bonne...

Ps: malgré toutes ces métaphores sportives, nulle intention de faire des grands sportifs vu les grands pas sportifs que nous sommes nous! C'est juste pour surfer sur le JO spirit!

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13 août 2012 1 13 /08 /août /2012 14:26

Celle des JO vient de s’éteindre et notre parcours olympique à nous va commencer.
Ces dix derniers jours, c’était la préparation olympique, je veux dire la phase dopage au gonal et cétrotide… Sauf que pour nous quand le taux d’oestradiol explose,
c’est plutôt bon signe. Hier soir, la flamme olympique s’éteint et c’est un peu nous qui prenons le relais avec le déclenchement.
Ca y est, c’est parti, on arrête tout, on ne respire plus, en apnée jusqu’à mardi, jusqu’à la ponction.
J’ai encore en tête la douleur des deux précédentes ponctions, le visage de mon amour tordu par la douleur et l’inquiétude et moi impuissant, simple observateur.
Cette fois ci ce sera sous AG alors on peut espérer à la fois un peu de « confort » et aussi un peu plus de récolte.
Mardi nous y serons tous les deux et, ensemble, nous attendrons le résultat de la ponction, le transfert et peut être la possibilité d’en congeler au cas où.
Surtout, la folle envie que cette fois ci soit la bonne.
Pendant ce temps, les autres parcours des pmettes avec leur lot de bonnes et de mauvaises nouvelles, de déceptions et de douleurs.

Mais voilà que moi aussi je tombe dans le travers de ne parler que des pmettes en oubliant aussi, un peu, leurs hommes…
D’ailleurs les filles, une petite illustration : dimanche matin nous étions au monitoring, on y croise une autre pmette : Apo et elle discute, de leur FIV, de leurs taux, de leurs ovocytes…
M. X et moi, on était là, à côté, comme deux éléments de décoration, comme de simples chauffeurs de taxi. C’est vrai que je lui ai pas demandé des nouvelles de ses spermatozoïdes, les miens sont moribonds, on aurait pu discuter flagelle et forme de têtes…
C’est vrai que c’est dur une FIV et que c’est surtout elle (vous) qui supporte(z) mais à force de cette évidence, nous les spermos, on se retrouve au bord de la
route ; et on regarde ; et après on nous reproche de pas être là, pas assez présent, pas assez impliqué.
Parce que nous aussi on a envie de ce bébé, même si pour un homme ce ne sera jamais comme pour une femme ; même si nous nous ne pouvons pas ressentir tout cela comme vous.
Et oui, les filles, il faut en plus de tout le reste, faire attention à nous garder bien accroché au train de la FIV. Ne pas nous laisser à l’écart.
Moi je m’accroche, l’envie est bien là, le besoin aussi, un peu comme l’entraîneur du sauteur à la perche qui reste dans les gradins mais souffre tout autant que le perchiste au moment d’entamer la course vers la barre.

Cette putain de barre qu’on a tellement envie de sauter ensemble.

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12 août 2012 7 12 /08 /août /2012 14:24

Samedi. J8 ou pas, le week-end-end, c'est footing ! Alors, Moi, mes 11 gros follicules et mon petit endomètre, on a essayé d'aller courir. Et on s'est traîné lamentablement... Bon, il faut dire que la matinée avait commencé tôt, avec une petite piqûre, une petite prise de sang, une petite écho... La routine... Résultats des courses: 11 follicules de plus de 10mm dont 3 à 18 mm, mais un endomètre à la traîne à 6.1 mm. Ça sent le déclenchement demain pour ponction mardi et en attendant, ce soir, c'est double apéro: l'éternel Gonal et un petit Luveris (qui aide a la maturation des ovocytes dit-on) pour la route ! Cela ne fera jamais que ma 4ème piqûre de la journée...
Parmi les autres News du jour: le boucher est en vacances et cela devrait donc être le gynécologue qui me "suit" (ie m'a vu un peu plus que les autres) qui officiera mardi. Il s'agit dun médecin d'un certain âge genre gentil papy qui est relativement plus humain que la moyenne! Et qui avait une blague à me raconter ce matin : alors que je lui disais que ça tirait de partout dans le bas ventre et que la sonde écho se faisait sentir, il me répond: "c'est normal quand on appuie sur les ovaires que cela soit douloureux surtout stimulées comme la! C'est un peu comme si vous preniez un testicule et pinciez et serriez fortement, vous verriez vite la réaction !". Mesdames, si vos messieurs ne comprennent pas les agréables sensations que procurent nos ovaires gonflées et le fait d'appuyer dessus, vous savez ce qu'il vous reste à faire...
Quant à moi, j'attends de voir où en est mon bilan hormonal demain et si la ponction mardi se confirme. Et j'essaye de ne pas stresser sur mon endomètre riquiqui (je plafonne à 7.2 mm même au bout de 10 jours de stim de toutes façons...): de l'avis du gynécologue, on ne sait même pas si c'est vraiment crucial comme facteur pour la nidation alors.. Et je vais essayer de ne pas stresser tout court d'ailleurs... Malsehen (je parle Deutsch à mes heures).

Édit du dimanche: oestradiol d'hier à 1251, les follicules ont grossi encore un peu et l'endomètre explose ses propres records à 7.7mm. Ponction mardi, ce soir c'est donc la ceremonie de clôture de nos JO à nous...: 22h = time for ovitrelle !
Ps: on s'est amusé à calculer (approximativement) le volume que representent les follicules en question aujourd'hui. Ouais on samuse comme on peut a deux jours de la ponction... Verdict: 29 cm3 (à titre de comparaison à peu près l'équivalent d'une balle de Ping-pong). C'est pas si énorme eu égard aux sensations de "gonflitude" et de tensions la dedans mais quand même ! Bonne fin de JO (à chacun ses JO!)

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7 août 2012 2 07 /08 /août /2012 15:00

Cetro + Ostéo + Hypno = Dodo ! Voilà mon expérience du jour... Bref, moi qui suis plutôt du genre superactive d'ordinaire, là, je suis KO. Définitivement prête à me mettre au repos plusieurs mois ?

 

Récit de ma journée palpitante:

Cetro du matin, qui a une fâcheuse tendance à me fatiguer + maux de tête. Mais je gère.

Suit une séance d'ostéo avec manipulations internes pour tout bien mettre en place là dedans. En passant, il paraît que je suis bien contractée de partout. Et selon l'ostéopathe, un transfert juste après une ponction douloureuse limite forcément les chances d'accroche, l'utérus se contractant en réaction à la douleur et au traumatisme de la ponction et n'est donc pas accueillant pour l'embryon... On se revoit donc dans tous les cas entre ponction et transfert pour décontracter et optimiser tout ça... Conseillée par une copine qui souffre d'endométriose, cette ostéo très sympa suit pas mal de filles en FIV et j'ai d'ailleurs vu en partant un faire-part tout récent de jumeaux avec écrit dessus  "nous vous avons tant attendu... blabla": ça sentait la FIV réussie à 10 kms; moi aussi je veux bien lui envoyer un faire-part dans 9 mois... !

Retour au radaromètre avec l'impression de flotter dans du coton et de m'endormir (pas super pratique en scoot...) sur la route. Une fois arrivée, je n'accorde pas un regard à mon ordi de bureau et m'accorde un peu de repos sur le canapé en me disant que c'est une bonne occasion d'écouter le CD d'hypnothérapie spécial FIV que je n'ai pas encore écouté depuis le début de la stim. Installée confortablement sur le canapé au soleil (eu la flemme de m'installer dehors, c'est pour dire), le chien pareil par terre à mes pieds. Résultat: je me suis réveillée plus d'1h30 après, en entendant la "Voix" qui me parlait de mon embryon alors qu'en fait l'ordi était en veille et le CD fini depuis longtemps... Si c'est pas un signe ça ???

Je crois qu'à ce rythme, j'ai bien fait de vouloir tenter cette FIV en août alors que mon agenda professionnel est plus calme... et je me sens prête à continuer comme ça pendant plusieurs mois...

 

Sur ce,  je retourne sur le canapé, je suis épuiséeeeeeeeeeeeeeeeeeee... Mais non, je vais me décider à travailler un peu ! Le chien lui dort toujours bien peinard mais chez lui, c'est habituel ! Heureusement que pour sauver l'honneur, j'avais quand même fait mon petit footing ce matin...

 

 

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