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25 octobre 2012 4 25 /10 /octobre /2012 20:41

Vaste débat... Vous en pensez quoi, vous ?

 

AMP en PRISON: L’Académie de Médecine juge la demande recevable
Académie nationale de médecine

Saisie en 2011 sur la délicate question de l’assistance médicale à la procréation (AMP) en prison, l’Académie nationale de médecine, à l’issue du rapport réalisé sous la direction du Pr Roger Henrion, vient de reconnaître la recevabilité de toute demande d’AMP en prison à la condition qu’elle réponde aux dispositions de la loi de bioéthique et qu’elle soit indiquée par une infertilité médicalement prouvée et s’inscrive dans une communauté de vie familiale. Dans le même esprit, l’Académie s’est déclarée favorable au développement des unités de vie familiale et des parloirs familiaux.

 

La première demande d’AMP pour des personnes incarcérées remonte à 1977, la première naissance suite à AMP à 1978, mais, après différentes prises de position des instances politiques ou pénitenciaires, les centres d’AMP qui continuaient à recevoir des demandes de détenus se trouvaient incapables d’y apporter des réponses claires et satisfaisantes, tant pour les médecins en milieu pénitentiaire que pour ceux exerçant dans les centres de procréation médicalement assistée.

Ainsi, au cours des 3 dernières années, 12 centres autorisés d’AMP ont été sollicités au moins une fois alors que l’un ou l’autre des partenaires était détenu, pour un total de 16 demandes, dont 14 pour lesquelles il existait une indication médicale confirmée. 3 AMP ont été réalisées.

-Les conditions de la Loi : Si la question de l’AMP en prison entraîne de nombreuses implications pour les structures judiciaires et pénitentiaires, l’Académie a considéré sa réalisation au même plan que le traitement de toute autre pathologie, mais en regard avec deux conditions essentielles de la loi bioéthique votée en 2011 : infertilité médicalement prouvée et persistance d’une communauté de vie. Dans cette perspective, le projet parental du couple, l’intérêt de l’enfant, son bien-être et son avenir doivent être soigneusement pris en considération.

-Les facteurs « santé » physique et psychique seront pris en compte, comme l’âge, la situation respective des parents intentionnels, les antécédents personnels et familiaux, l’environnement familial.

-Les conditions du  bien-être de l’enfant : Ainsi, l’Académie précise qu’après AMP, en cas de conflit entre les intérêts du couple et ceux de l’enfant, c’est le bien être de l’enfant qui devrait être privilégié. L’évaluation du développement psychomoteur de tout enfant, conçu ou non par AMP, né ou ayant séjourné en prison avec sa mère, devrait également être mise en place.

-Les facteurs relatifs à l’incarcération : Les difficultés de mise en œuvre de l’AMP en prison sont également évoquées, mettant en exergue l’importance de facteurs « internes » qui devront également être pris en compte dans la décision de réalisation d’une AMP, tels que le parcours, la cause de l’incarcération et les antécédents judiciaires. En fin de compte, la décision de réaliser une AMP pour les personnes détenues serait prise, selon ces recommandations, par les centres d’AMP autorisés, chargés également d’informer les parents intentionnels des aléas, des contraintes et des conséquences des pratiques d’AMP, d’autre part de leur faire prendre conscience de leur responsabilité parentale.

 

Source : Académie nationale de Médecine Rapport au nom d’un groupe de travail des Commissions X (Reproduction et développement) et XVII (Ethique et droit) Assistance médicale à la procréation en prison

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24 septembre 2012 1 24 /09 /septembre /2012 10:15

Un article et une consultation en Grande-Bretagne: la FIV avec un 3e donneur afin de lutter contre la transmission des maladies mitochondriales. Le titre "Une FIV à 3" me paraît un peu racoleur car l'objectif n'est pas ici d'être parents à 3 mais d'éviter qu'une maladie liée à la mère ne soit transmise.

 

Pour info à propos de l'ADN mitochondrial:

Le génome mitochondrial est constitué par l’ADN mitochondrial : il est de forme circulaire, localisé dans les mitochondries et ne contient que des gènes. Le génome mitochondrial humain est constitué d’environ 16000 paires de bases et sa structure a été élucidée dans les années 1980. Essentiellement transmis par voie maternelle, le génome mitochondrial est impliqué dans plusieurs maladies génétiques et est largement utilisé dans les études phylogénétiques, de populations ou d’identification, notamment en médecine légale.

 

 

AMP: Les britanniques consultés sur une FIV à 3

NHS

 

Débat animé au Royaume-Uni, où l’Agence  Human Fertilisation and Embryology Authority (HFEA) qui réglemente l’assistance médicale à la procréation (AMP) sollicite l’opinion publique sur un nouveau traitement de l’infertilité, le remplacement des mitochondries, décrit par le National Health Service comme une technique à la pointe, à la fois de la science et de l'éthique, car il utilise le matériel génétique de 3 personnes ou parents. Objectif, éviter la transmission, par la mère, des maladies mitochondriales.

 

Objectif de la technique, prévenir les maladies mitochondriales en remplaçant les mitochondries de la mère avec les mitochondries saines d'un donneur, pour obtenir un embryon sain. 1/ 200 enfants naissent chaque année avec une forme de maladie mitochondriale avec des symptômes plus ou moins sévères et très variés, allant de la faiblesse musculaire aux maladies cardiaques et jusqu’à une espérance de vie réduite. Avec cette technique, l’enfant échapperait à ce risque mais aurait le matériel génétique de 3 personnes, une majorité venant de la mère et du père, mais un petit 1% de l'ADN mitochondrial d'un troisième donneur.

Une petite quantité de matériel génétique transmise que par la mère : La quasi-totalité du matériel génétique dans notre corps est contenu dans le noyau de la cellule qui contient 23 chromosomes hérités de notre mère et 23 hérité de notre père. Cependant, il y a aussi une petite quantité de matériel génétique contenu dans les structures cellulaires appelées mitochondries, qui produisent de l'énergie de la cellule. Contrairement au reste de notre ADN, cette petite quantité de matériel génétique n’est transmise à l'enfant que par la mère. Or un certain nombre de maladies rares sont causées par des mutations dans les gènes de la mitochondrie et les femmes porteuses de ces mutations peuvent les transmettre directement à leur enfant.

La HFEA procède actuellement à une revue des méthodes scientifiques pour éviter les maladies mitochondriales, et depuis 2008, la réglementation britannique permet l’utilisation de techniques qui modifient l'ADN mitochondrial d'un ovule ou d'embryon mais uniquement à des fins de recherche et non en pratique clinique. En 2011, un groupe d'experts du ministère de la Santé britannique a produit des conclusions positives qui recommandent une consultation publique sur l'opportunité ou non d’appliquer ces techniques dans le cadre des FIV, pour les couples à risque d'avoir un enfant atteint de graves maladies mitochondriales. Reste aujourd’hui le diagnostic pré-implantatoire qui peut réduire, mais pas éliminer la possibilité d'une maladie mitochondriale.

Les implications éthiques de la technique, qui aboutit à la création d’un embryon ayant le matériel génétique de 3 parents sont nombreuses. Elles comprennent l’anonymat du troisième parent, les effets psychologiques à long terme sur l'enfant, la transformation du matériel génétique d'un embryon avant l'implantation dans l'utérus et les excès possibles avec  ces types de techniques, mais, somme toute, des questions qui se sont déjà posées avec la FIV. La HFEA a lancé un site web de consultation qui informe sur les maladies mitochondriales, la technique et les questions éthique. Chacun est libre d’y transmettre son point de vue ou de faire part de ses interrogations.

 

Source: NHS Should 'three-parent IVF' be allowed? et Human Fertilisation and Embryology Authority (HFEA) Debating mitochondria replacement

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24 août 2012 5 24 /08 /août /2012 14:49

Une brochure à destination des proches d'infertiles pour tenter de leur expliquer ce que nous vivons... En voilà une bonne initiative ! A faire lire pour peut-être s'éviter des situations et remarques qui font mal. A faire lire et relire à tous les donneurs de leçons et de bons conseils. A faire lire à ceux qui "comprennent" ce qu'on vit et pensent utile d'ajouter leur grain de sel et de juger... L'infertilité de nous à eux, d'eux à nous, ou "Petits conseils entre amis" manière que cela ne tourne pas en "Petits meurtres entre amis", n'est ce pas ?!

 

L'ICSI : International Consumer Support for Infertility - www.icsi.ws (site en anglais) - , en partenariat avec Serono, a eu l'excellente idée de créer une brochure destinée aux proches des couples souffrant d'infertilité, afin de les aider à comprendre ce qu'ils vivent, de mieux appréhender ce fameux "monde parallele" ... (le site ICSI n'existe plus apparemment mais j'ai trouvé cela par hasard sur le site bebe-espoir).

 

Voici le contenu de cette brochure :

Cette brochure d’information décrit des faits et quelques aspects émotionnels liés à l’infertilité.

Elle traite de quelques faits médicaux afin de  permettre la modification de certains mythes liés à l’infertilité, de mieux comprendre les réactions émotionnelles de leurs proches.

Votre ami ou un de vos proches a un problème d’infertilité et vous voulez en savoir plus...

Les personnes qui font l’expérience de l’infertilité trouvent parfois difficile d’en parler. Cette brochure d’information a été créée afin de vous aider à comprendre certains problèmes médicaux et émotionnels qui y sont liés, et vous suggère la manière dont vous pourriez peut-être apporter de l’aide à votre ami ou à votre proche.

 

Quelques faits médicaux

 

1. Définition Un couple est considéré comme ayant un problème d’infertilité lorsqu’il n’y a pas eu de conception après 12 mois de rapports sexuels réguliers et non protégés.

 

2. Environ 15% des couples en âge de procréer ont un problème d’infertilité

Vous trouvez cela difficile à croire? C’est parce que la plupart d’entre eux n’en parlent pas.

 

3. L’infertilité n’est pas uniquement un problème féminin

Dans environ 40% des cas, c’est un facteur masculin qui est à l’origine du problème d’infertilité et dans environ 40% des cas, c’est un facteur féminin. Pour les 20% restant, il s’agit d’un problème commun, ou bien la cause est méconnue («idiopathique»).

 

4. Les causes de l’infertilité sont nombreuses et variées

Quelques causes fréquentes sont: des problèmes liés à la production des spermatozoïdes ou des ovules, ou des problèmes liés aux trompes ou à l’utérus; une endométriose; de fréquentes fausses couches; une mauvaise qualité des spermatozoïdes. Quelques problèmes plus rares sont: des problèmes hormonaux et immunitaires (anticorps) aussi bien chez les hommes que chez les femmes.

 

5. Les traitements contre l’infertilité sont nombreux et variés

Les traitements fréquents sont: des médicaments qui augmentent la production des ovules; des interventions chirurgicales pour déboucher les trompes; l’insémination chez la femme avec des spermatozoïdes de son partenaire ou quelques fois d’un donneur; la fécondation in vitro (FIV) et les traitements associés comme l’ICSI.

Certaines personnes essaient des traitements naturels comme la naturopathie, l’acupuncture ou la méditation. Les traitements contre l’infertilité ne sont pas toujours efficaces pour tout le monde. Certains couples choisiront de créer une famille en adoptant un enfant. D’autres décideront de vivre sans enfant.

 

6. «Se reposer» ou prendre des vacances ne «guérit» pas de l’infertilité

Pour 80% des couples, il existe une cause médicale connue. Pour ceux dont la cause reste inexpliquée (infertilité «idiopathique»), tout ce que nous savons est que la science médicale n’a pas encore pu établir la cause. Il n’y a pas de preuve que le stress soit une cause d’infertilité. Cependant, il existe beaucoup de preuves pour dire que l’infertilité provoque du stress!

 

7. L’adoption ne «guérit» pas de l’infertilité

Vous avez probablement entendu parler d’un couple- ou peut-être en connaissez-vous - qui a vécu un problème d’infertilité pendant des années, qui a ensuite adopté un enfant, et qui a finalement vécu une grossesse. Peut-être avez-vous cru que ce couple a pu procréer parce qu’il a «arrêté d’y penser» Un certain nombre d’études ont examiné ce phénomène, et ont démontré que des couples infertiles qui n’adoptent pas ont les mêmes chances de vivre une grossesse après quelques années que les couples qui ont recours à l’adoption. Cela s’explique par le fait que seul un petit pourcentage des couples infertiles réussissent à concevoir un enfant après un certain nombre d’années. Nous entendons probablement davantage parler des  couples qui ont choisi la solution de l’adoption.

 

Quelques aspects émotionnels

 

1. L’infertilité est un événement de vie traumatisant et déstabilisant. La perte de sa fertilité - le rêve d’avoir une famille - est située sur le même plan que la perte d’un être cher. La dépression qu’un couple infertile peut connaître se poursuit parfois pendant des années.

Pour la plupart des gens, avoir une famille fait partie d’un processus de vie normale: on va à l’école, on grandit, on se marie, on a des enfants, on passe des années à les éduquer, on prend sa retraite et on voit ses petits-enfants grandir. La perte de ce rêve est une expérience traumatisante. Nous vivons dans un monde où la plupart des gens réalisent ce rêve. Par conséquent, les couples infertiles sont constamment entourés d’images d’enfants et de familles - des rappels douloureux de ce qu’ils n’ont pas. Leurs amis et leurs familles  ont souvent des enfants précisément au moment où ils se battent contre le fait qu’ils ne peuvent pas en avoir.

Vous devrez peut-être une fois ou l’autre apprendre à votre ami ou à votre proche que vous-même ou quelqu’un de votre entourage attend un enfant. Vous vous sentirez probablement mal à l’aise, et lui aussi.

Que pouvez-vous faire ? Ne le cachez pas ou ne le mettez pas de côté trop longtemps - dites-le-lui, avec sensibilité, et non pas devant un groupe de personnes mais plutôt lorsque vous serez seuls, ou en écrivant une lettre. Gardez à l’esprit que ces nouvelles le déstabiliseront et qu’il réagira peut-être d’une façon qui vous paraîtra étrange ou inconfortable.

 

2. Certaines personnes ressentent leur infertilité comme une perte de contrôle totale

L’infertilité implique la perte de contrôle de son avenir de procréation. Les personnes infertiles se trouvent parfois dans la position de devoir organiser leur corps et leurs vies autour d’une série d’investigations et  de cycles déterminés par la médecine; permettant ainsi à d’autres de scruter leur vie sexuelle et leurs organes génitaux; recevant des instructions sur les moments propices pour faire l’amour, sur le comment et quand se masturber dans un récipient en plastique; ou encore devant prouver leur capacité d’être parents à un département d’investigation gouvernemental (s’ils font une demande d’adoption). Les personnes infertiles vivent ceci comme une terrible perte de contrôle. Ils peuvent donc avoir des crises de colère dirigées envers  des cibles qui ne sont pas toujours les plus appropriées.

 

3. Certaines personnes disent vivre, durant leur stérilité, des «hauts» et des «bas» d’origine émotionnelle, qui les font se sentir comme si elles étaient sur des montagnes russes dans un parc de jeux.

Vous vous représentez comment cela peut être de se trouver sur une montagne russe - plus vous prenez de l’altitude, plus la descente est pénible. Les personnes infertiles décrivent parfois leur expérience de la manière suivante. Elles peuvent se sentir emportées par un «haut» d’optimisme lorsqu’elles commencent un traitement ou une nouvelle action (par ex. une demande d’adoption). Elles commencent alors à rêver de landaus et de cérémonies de baptême. Mais après cela, la réalité intervient. Les femmes ont de nouveau leurs règles, ou le traitement échoue, ou l’assistant social qui s’occupe de leur cas commence à poser des questions difficiles. A ce moment-là, les sentiments de ces personnes sont très fragiles et elles se sentent chuter d’un coup.

 

4. Les personnes impliquées font face à l’impact émotionnel de leur infertilité de façon individuelle, bien qu’il y ait quelques points communs

Dépression : C’est normal - et acceptable -que ces personnes se sentent déprimées par rapport à leurs problèmes de fertilité, et c’est aussi normal qu’elles évitent, à certains moments, le contact avec autrui

Evitement: Ne soyez pas surpris ou vexés si votre ami ou votre proche ne veut pas passer de temps avec vous. Si vous avez une famille jeune ou si vous êtes enceinte, cela pourrait être bien trop douloureux pour eux d’être confrontés à votre fertilité. Peut-être ontils juste besoin d’être seuls pendant quelque temps. Les moments familiaux comme Noël, la fête des mères, la fête des pères et les baptêmes sont particulièrement difficiles pour eux car ils sont entourés des familles de tout le monde. Ils peuvent parfois se sentir obligés d’être présents à ces fêtes bien qu’ils se sentent très mal à l’aise. Cependant, n’arrêtez pas de les inviter, mais laissez-leur le choix de venir ou pas. Faites-leur savoir que vous avez envie de les voir, mais que vous comprendrez s’ils décident de ne pas venir. Ils ont besoin de savoir que vous les aimez, et peuvent éventuellement accepter quelques-unes de vos invitations. Essayez de ne pas couper les liens avec eux, même si cela fait quelque temps que vous ne les avez pas revus.

Secrets: Certaines personnes n’ont pas envie de dévoiler leur infertilité, même à leur famille proche. Beaucoup d’entre elles ne se confient qu’à quelques proches. Les personnes qui font l’expérience de l’infertilité ont peut-être peur que les gens croient des choses fausses (par ex. qu’elles ne font pas les choses correctement), que les gens disent des choses fausses (par ex. « mon mari et moi n’avons eu qu’à nous regarder pour que je tombe enceinte! ») ou que les gens les mettent mal à l’aise. Certaines personnes pensent que c’est un sujet très personnel, et que cela ne concerne personne d’autre. D’autres encore se sentent trop vulnérables et sensibles à ce sujet pour en discuter avec autrui. Vous devriez respecter le désir  de confidentialité de votre ami ou de votre proche.

 

Que puis-je faire d’autre pour soutenir mon proche ?

 

Soyez disponible.

Il y aura des moments où il/elle ne voudra pas vous voir, mais dites-lui que vous êtes là pour lui quand il / elle en aura l’envie.

 

Ecoutez.

La chose la plus précieuse que vous pouvez apporter est votre écoute. Malheureusement, il n’y a rien que vous puissiez dire qui les fera se sentir mieux, alors essayez de ne pas donner de conseils ou de les rassurer. Cela sera peut être difficile quand vous aurez envie de les réconforter. Parfois, des remarques bien intentionnées peuvent renforcer leur malaise: «je sais comment tu te sens» (alors que vous ne le savez pas); «alors, tu as plus de chance que....» (lorsqu’ils ne se sentent pas chanceux du tout); «tu ne devrais pas te sentir comme ça» (alors qu’ils se sentent ainsi de toute façon). Cependant, cela peut être bien de parler des  mauvaises nouvelles si vous savez qu’ils en ont eues, et de dire simplement «j’ai appris la mauvaise nouvelle, et je suis vraiment désolé» peut être incroyablement réconfortant.

Quelquefois, les personnes infertiles reçoivent le conseil de la part d’amis ou de proches de «simplement adopter», conseil qu’elles trouvent terriblement frustrant. Beaucoup ont envisagé cette alternative, et se sont rendu compte que cela n’est pas si évident d’adopter dans tel ou tel pays. De plus, il s’agit d’un processus difficile, aussi bien du point de vue émotionnel que financier. Ce n’est pas aussi simple que cela de «simplement adopter».

 

Essayez de ne pas les juger.

Vos amis ou vos proches peuvent faire des choses que vous trouvez fausses, voire même irrationnelles. Par exemple, ils peuvent décider de stopper un traitement quand ils auraient pu continuer, ou bien poursuivre lorsque cela vous semble évident que ça ne marchera jamais, ou adopter un enfant plutôt que d’essayer la FIV ou l’IAD. L’infertilité provoque des sentiments très intenses chez les gens. Vos amis peuvent trouver que la FIV provoque un stress émotionnel très intense; ou ils peuvent décider de persister avec un traitement inefficace afin de se prouver à eux-mêmes qu’ils ont tout essayé; ou alors ils peuvent décider de ne pas persister à cause des contraintes financières ou à cause des effets néfastes que l’échec a sur leur relation. Leurs sentiments liés à l’infertilité peuvent échapper à votre compréhension, alors essayez de ne pas les juger. Ils font probablement ce qui est juste pour eux. Vous les entendrez peut-être parler des personnes fertiles de façon agressive, ce qui pourrait vous inquiéter, par ex. «Parfois quand je vois une femme enceinte dans la rue j’ai envie de la bousculer» ou, «si je vois encore une autre voiture familiale pleine d’enfants avec le sourire satisfait de leur père, je vais me sentir mal et avoir envie de pleurer». Cela est normal (c’est un signe de deuil ou de jalousie), et il est acceptable d’en parler. Parfois ils ne peuvent pas s’empêcher de ressentir ces choses-là, mais cela ne veut pas dire qu’ils vont nécessairement faire ces choses!

Suggérer qu’ils demandent de l’aide professionnelle si leur deuil ou leur dépression semble se prolonger et devenir handicapant.

C’est normal pour votre ami ou votre proche infertile de faire l’expérience d’une dépression ou d’un deuil.

Mais si cela continue trop longtemps et interfère avec sa vie quotidienne et ses relations, il serait bien de lui suggérer qu’il demande l’aide d’un conseiller professionnel. Le personnel de son groupe de soutien ou l’unité de fertilité la plus proche pourra lui conseiller l’aide de quelqu’un. "

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4 juillet 2012 3 04 /07 /juillet /2012 14:33

5 millions de bébés nés dans le monde grâce à la FIV: un beau chiffre... qui ne doit pas faire oublier le méchant pourcentage: 32% de grossesse par embryon transféré... Non, la FIV n'est pas la solution miracle et encore moins facile quand on ne peut pas / quand on a des difficultés pour avoir un enfant...

Ne pas oublier non plus que cela représente 0.3% des naissances dans le monde, on comprend donc mieux pourquoi cela intéresse si peu de monde et pourquoi on se sent si seul(e)s dans ce monde de fertiles procréant "naturellement" et sans se poser de questions. Enfin, si justement, ils s'en posent des questions mais "éthiques", mais ce sont bien des questions de fertiles que de faire perdre du temps à la science (et aux malheureux infertiles) à s'interroger sur le devenir des embryons congelés et de limiter ainsi les progrès possibles en matière de connaissances sur l'embryon et donc en PMA pour que ce taux de 32% augmente enfin ...

Je trouve qu'il y a là un grande hypocrisie (mais ce n'était pas le propos de ce post qui se voulait seuelemnt informatif) mais ces "questions éthiques" invariablement associées à la FIV et aux embryons congelés qui en sont issus m'interpellent. Comment peut on nier la souffrance de tous les infertiles, qui "perdent", à chaque essai raté des embryons sans que cela n'émeuve personne (lequel d'entre nous a pu se dire "en deuil" lors d'une pds négative sans s'entendre dire que ce n'était pas grave et que cela marcherait au prochain coup ??! mais non on souffre en silence sans que personne ne se doute des drames répétés...) et se masturber ensuite le cerveau (et empêcher par là même la recherche d'avancer sur le sujet) avec des considérations sur le devenir des embryons congelés suite à FIV ? Mais ces gens là n'ont jamais eu d'embryons à eux congelés, ils ne peuvent pas savoir et se contentent donc de discutailler et de penser des choses qu'ils ne vivent pas dans leur corps et leur coeur...

 

5 millions de bébés nés dans le monde grâce à la FIV: pour parodier Dutronc et à quelques semaines de notre FIV3, j'aurais envie de dire "et moi et moi et moi" !

 

La FIV a donné naissance à cinq millions de bébés dans le monde

D'après des chiffres issus du congrès de la ESHRE et la revue de presse Genéthique et quelques parutions dans Le Figaro et Slate.

 

Selon un bilan chiffré rendu public lundi 2 juillet 2012 à Istanbul, à la suite d’une conférence de la Société européenne de reproduction humaine et d’embryologie (ESHRE), sur 130 millions de naissances annuelles dans le monde, environ 350 000 naissances le sont à la suite de fécondations in vitro (FIV), soit 0,3% des naissances.

En outre, "1,5 millions des FIV au sens large (incluant la technique de l’ICSI [c'est-à-dire]  la micro-injection directe d’un spermatozoïde dans l’ovocyte) sont pratiquées chaque année dans le monde dont un tiers en Europe" et le "taux de succès d’un cycle de traitement s’est quant à lui stabilisé à 32% de taux de grossesse par embryon transféré".

Si "la FIV n’a cessé de connaître des améliorations", elle soulève aussi continuellement des problèmes éthiques. Ainsi, "la FIV a […] été complétée par la congélation dans l’azote liquide des embryons humains conçus in vitro", afin de les conserver. Cependant, cette conservation a pour principale conséquence de créer des "embryons humains ‘orphelins’ […] [à] l’avenir (destruction, don, utilisation à des fins de recherche) incertain."

Selon le bilan, l’ESHRE note tout de même "des efforts  pour éviter des grossesses multiples, avec l’implantation de moins d’embryons en Europe, et même de plus en plus souvent d’un embryon unique". Ainsi, "le nombre de triplés nés à la suite d’une FIV est […] inférieur à 1% et celui des jumeaux  se situe juste en dessous des 20%".

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23 mai 2012 3 23 /05 /mai /2012 16:22

Infertiles sans frontières, informez vous ! C'est pas parce qu'on est infertile en France (un des rares pays où la PMA est remboursée mais avec une législation parfois ringarde et peut-être au détriment de la qualité ???) qu'on ne s'intéresse à ce qui se passe ailleurs !

"LA FIV sans frontières", cela aurait pu être un joli titre ? A lire sur ce blog aujourd'hui aussi un article sur la congélation "préventive" d'ovocytes aux USA d'ailleurs grâce à papa-maman...

ps: Personne ne contredira ici que l'infertilité est "source de détresse importante" ?

 

FIV: Vers un relèvement de l’âge et l'accès aux couples homosexuels au Royaume-Uni

Source: revue de presse Santelog

 

Les couples « homosexuelles » et les femmes âgées jusqu'à 42 ans vont probablement bientôt pouvoir avoir accès à la FIV, au Royaume-Uni, si l’on en croit les nouvelles recommandations publiées le 22 mai par le National Institute for health and Clinical Excellence (NICE). Rappelons qu’en France, la limite d’âge fixée est déjà de 43 ans, mais la FIV reste réservée aux couples hétérosexuels d’au moins 2 années « d’ancienneté ».

Au Royaume-Uni, les précédentes recommandations datent de 2004, mais souhaitant prendre en compte les progrès techniques et thérapeutiques des dernières années, le NICE a commencé à les réactualiser. Ces recommandations provisoires comprennent le relèvement de la limite d'âge de 39 à 42 ans et l’accès aux traitements de l’infertilité pour les couples « homosexuelles » et les personnes dont le handicap les empêche d’avoir des relations sexuelles ou encore celles dont la fertilité a été ou va être obérée par un traitement du cancer. En France, la loi de bioéthique qui encadre la pratique de la FIV, réserve son accès aux couples hétérosexuels mariés ou vivants en concubinage notoire depuis plus de deux ans et la patiente doit être âgée de moins de 43 ans au moment de la tentative.

Ces lignes directrices actuellement au stade de la consultation pourraient donner lieu à publication, fin 2012, après consultation avec les associations, experts et sociétés savantes. Elles devraient comprendre les évolutions suivantes :

·         Extension de la limite d'âge supérieure à 42 ans

·         Augmentation du nombre d'embryons implantés sur un cycle de FIV

·         L’exclusion de médicaments de stimulation ovarienne précédemment recommandés

·         L’ouverture de l’accès à la FIV à de nouveaux groupes de population, dont,

-         les personnes dans l’impossibilité d'avoir des rapports sexuels

-         les patients qui souhaitent préserver leur fertilité, avant un traitement du cancer par exemple,

-         les couples homosexuels,

-         les personnes porteuses d'une maladie infectieuse, comme le VHB ou le VIH

L’objectif du NICE britannique est de donner accès aux meilleurs soins et au soutien au maximum de patients ayant des problèmes de fertilité, l'infertilité pouvant être source « de détresse importante » pour tous ceux et celles qui essaient d'avoir un bébé.

 

Sources: NHS, NICE NICE consults on updated recommendations for treating infertility

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23 mai 2012 3 23 /05 /mai /2012 15:49

Dad, Mum, aidez moi: je veux congeler mes ovocytes ! La dernière mode aux US: les parents qui aident financièrement leur fille (devenues grandes) à se donner les moyens de procréer ... plus tard. Auraient ils très envie de devenir grand-parents à tout prix ou est-ce que prolonger la filiation et l'héritage génétique familial représente une nouvelle forme d'entraide inter-générationnelle ?!

 

 

Des parents proposent une aide financière à leur fille pour congeler ses ovocytes

 

Aux Etats-Unis, un nombre croissant de femmes choisit de procéder à une congélation de leurs ovocytes afin  "d'accroître leurs chances d'avoir des enfants plus tard, lorsqu'elles seront prêtes à fonder une famille". Cependant, lorsque le Dr Schoolcraft, du Colorado Center for reproductive Medicine, accueille ces femmes, il constate qu'elles sont de plus en plus souvent accompagnées de leurs parents.

Pour l'American Society for reproductive Medicine la congélation des ovocytes "n'offre aucune garantie et est encore expérimentale". Le recours à cette technique, dont le coût est évalué entre 8000$ et 18000$, peut donc apparaître comme "un pari extravangant". Pourtant, les parents n'hésitent pas à inciter leurs filles à y procéder, en proposant leur aide financière. Selon le Dr Daniel Shapiro, directeur médical du Reproductive Biology Associates d'Atlanta, "plus d'une centaine de femmes, ces deux dernières années" aurait eu recours, dans son établissement, "à cette participation financière des parents".

 

GenEthique d'après The New York Times (Elissa Gootman) 13/05/12 - Bioedge (Jared Yee) 19/05/12

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20 mai 2012 7 20 /05 /mai /2012 17:21

Découverte du jour: le site web des JTA "Journées de Techniques Avancées en Gynécologie, Obstétrique, PMA, périnatalogie".

Une mine d'informations sur les protocoles, les études récentes, les débats en cours dans la communauté médicale avec une rubrique Infertilité qui regroupe toutes les communications faites sur ce sujet lors de ces Journées annuelles. J'ay ai pour ma part lu avec intérêt l'article sur le choix des différents protocoles, l'optimisation de l'implantation, les interprétations des echos doppler, l'impact de l'âge, l'épaisseur de l'endomètre et les pathologies utérines... Mais pour celles qui sont concernées, l'endométriose est largement documentée et en gros, tout y est passé en revue!

Mais restons lucides: tout ou presque reste en débat et sujet à controverses... La médecine n'est pas une science exacte, la PMA encore moins...

 

ps: J'y ai aussi découvert que le grand ponte de notre centre était cité pour la dernière fois en 2001 et toujours sur des sujets éthico-sociétaux et non techniques... Et si on changeait de crèmerie ???

 

Un grand merci à Fabienne pour son article et son lien qui m'ont fait découvrir ce site !

 

Pour en savoir plus: www.lesjta.com

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3 mai 2012 4 03 /05 /mai /2012 12:58

 

L'Agence de Biomédecine a publié le 2 avril la liste des centres et laboratoires autorisés à pratiquer l'assistance médicale à la procréation (la fameuse AMP et non PMA !!).

Malheureusement, point de classement sur les taux de succès des centres et la qualité de prise en charge... Et si c'était nous qui le faisions ce classement, en précisant le niveau de sérieux, d'amabilité, de compassion, d'humanité rencontrés dans nos différents centres aux quatre coins de France ? Chiche ?!

 

On apprend également que l'Agence a lancé en janvier 2012 un dispositif dédié "AMP vigilance" permettant de recenser:

- les incidents relatifs aux gamètes, aux tissus germinaux et aux embryons utilisés à des fins d’assistance médicale à la procréation ou à des fins de préservation de la fertilité,
- les effets indésirables observés chez les donneurs de gamètes ou chez les personnes qui ont recours à l’AMP.

 

Plus d'informations sur www.agence-biomedecine.fr

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