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23 juillet 2012 1 23 /07 /juillet /2012 16:34

A partir de quand est-on trop vieille (et vieux aussi!) pour avoir un bébé? Ah la bonne question ! Nos amis italiens posent le débat : la congélation de tissus ovariens, une technique qui commence à faire ses preuves, doit elle être réservée aux femmes devant subir un traitement risquant de dégrader leur fertilité ultérieure ? Ou étendue aux autres, qui souhaitent attendre? Vaste débat, jusqu'à quand DOIT / PEUT on avoir un enfant ? Quand se dire qu'on sera trop vieux pour l'élever ? Mais j'aurais envie de dire que mieux vaut des parents un peu âgés (évidemment, les excès de cette Italienne qui a mis au monde un bébé à 65 ans, il y a 1 ou 2 ans je crois, sont aberrants et à proscrire), mais présents, bienveillants et assurant un vrai quotidien décent et un avenir prometteur à leur enfant que des parents "plus jeunes" mais qui seraient irresponsables, paumés, sans affection et véritable éducation à donner ? Etant moi même une petite "dernière" que ma mère a eu à 38 ans, j'estime avoir eu des parents plus "jeunes", m'ayant tout apporté et toujours présents et là pour moi aujourd'hui que beaucoup d'autres ! Et ayant moi même 40 ans, je compte bien être là et en forme si nous réussissons demain à avoir ce bébé tant désiré !

Le débat est ouvert !

 

 

A partir de quand est-on trop vieille pour avoir un bébé?

 

La science permet désormais de congeler des tissus ovariens, ce qui, à terme, permettrait de repousser la ménopause chez les femmes. Et donc d'avoir des enfants tard. Trop tard?

En Italie, des chercheurs spécialistes de la procréation assistée viennent de salement concurrencer le débat sur les tensions entre vie professionnelle et vie familiale, en ajoutant une nouvelle dimension à cet équilibre précaire.

Grâce à une procédure de préservation de la fertilité extrêmement prometteuse, et qui les occupe depuis plus de huit ans, les femmes pourraient bientôt avoir la possibilité de retarder leur ménopause –indéfiniment– en congelant leurs tissus ovariens et en attendant le bon moment pour se les faire greffer plus tard dans leur vie. Pour l'instant, cette technique expérimentale n'a globalement été utilisée que sur de jeunes patientes atteintes de cancers et risquant de devenir stériles à la suite de lourdes chimiothérapies. Avec à son actif plus de vingt congélations de tissus ovariens réussies (i.e. ayant débouché sur des naissances), le Dr. Gianluca Gennarelli vient d'apporter cette semaine la dernière preuve du caractère prometteur de cette technique, lors du congrès annuel de la Société européenne de reproduction et d'embryologie humaines. Il s'agit d'une femme qui, en 2003, s'est vu diagnostiquer un cancer à 21 ans et a subi cette procédure avant de débuter sa chimiothérapie. Elle est tombée enceinte en 2011, 15 mois après la greffe de ses tissus ovariens. Encore stérile il y a deux ans à peine, elle a donné naissance à un bébé en parfaite santé en mars 2012.

 

La ménopause, bientôt un choix?

Avec des résultats aussi encourageants, le Dr. Gennarelli pense que cette méthode expérimentale devrait être reconnue comme «une pratique clinique courante susceptible d'être utilisée dans des cas appropriés». Comme le fait remarquer Jezebel, des femmes pourraient, en d'autres termes, avoir la possibilité de congeler leurs tissus ovariens puis, en vieillissant, de se les faire greffer, principalement pour que la stérilité induite par la ménopause devienne un choix, et non plus une fatalité (évidemment, si vous avez les moyens de vous offrir une telle technique).

De plus, la greffe de tissus ovariens possède des avantages notables par rapport aux méthodes, de plus en plus populaires, des ovules et des embryons congelés. Non seulement elles requièrent de longs traitements hormonaux et autres procédures de collecte qui représentent un temps précieux quand on est atteinte d'un cancer, mais certaines tumeurs peuvent aussi être aggravées par les hormones.

Avoir des enfants vieux, oui, mais pourquoi?

Alors quoi...youpi? Devons-nous sauter en l'air parce que nos horloges biologiques affolées pourront bientôt se la couler douce? Pour celles d'entre nous qui redoutent le jour du jugement reproductif dernier, quand la grossesse devient une question de «maintenant ou jamais», jouir d'une telle flexibilité pourrait tout simplement tenir du miracle. Mais est-ce vraiment si simple?

Si les Hugh Hefners du monde entier n'ont aucun problème à avoir des enfants de l'âge de leurs petits-enfants, il est possible que les femmes ne puissent jamais connaître une telle insouciance. Dépasser l'âge de la maternité prévue par la nature pourrait se révéler bien plus épuisant qu'émancipateur, même pour les plus alertes des poules pondeuses sur le retour. De plus, du point de vue de l'enfant, est-il juste de limiter ses chances d'être élevé par des parents encore vaillants, avant de devoir à son tour s'occuper de leurs soins gériatriques? Un étudiant de 20 ans devrait-il avoir à supporter les complexités et les coûts d'une mère grabataire? Même à 50 ans et quelques, on a parfois du mal à supporter la déchéance de ses parents... Comment des adolescents pourraient arriver à jongler entre les épreuves et les tribulations de la jeunesse, quand la disponibilité autant physique qu'émotionnelle de leurs parents diminue à vue d’œil?

Un changement de société

La possibilité d'échapper à la ménopause est aussi problématique d'un autre point de vue: comment savoir si nous sommes un «cas approprié» pour cette technique, et qui en décidera? Cette procédure sera-t-elle proposée à quiconque en fera la demande, ou les femmes devront-elles passer une sorte de test qui évaluera leurs capacités physiques et mentales à élever un enfant passé un certain âge? Vu comment les femmes doivent toujours batailler pour décider ce qu'elles font leur propre corps, ouvrir les vannes d'une «aptitude maternelle» approuvée par un tiers semble une perspective plutôt dangereuse et infantilisante. Les femmes retardent déjà leur maternité, et ce n'est pas forcément une mauvaise chose. Mais si la greffe de tissu ovarien se généralise, on pourrait ne plus attendre 35 ans, mais 55 ans et au-delà. Une telle évolution aurait un impact considérable sur la société, modifiant non seulement le moment où les gens décident de faire des enfants, mais quand ils se marient, leurs choix de carrière, leurs dépenses et leurs économies, leur départ à la retraite... Les répercussions seront peut-être infinies. Malgré ces nouvelles avancées scientifiques, ce type de bouleversements semble peu probable. Par contre, difficile de nier qu'une telle extension de notre fenêtre de tir reproductif puisse faire pousser un sacré soupir de soulagement aux jeunes femmes qui, comme moi, ont les yeux rivés sur deux objectifs – à court-terme, la liberté d'une vie sans enfant et, à long-terme, le rêve d'une famille. Qu'on m'amène un congélateur sur-le-champ, je saute la case église.

Marcelle Friedman

Traduit par Peggy Sastre

 

 

 

 

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Published by 6cellules - dans Revue de presse
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commentaires

Loosequeen 25/07/2012 09:41

Ah l'âge limite pour procréer, un gros sujet de controverse! Pas étonnant que les autorités de bioéthique se prennent la tête avec ça.
La science pour la science, jusqu'où veut-on aller? La prochaine étape sera-t-elle de permettre aux hommes de porter des bébés? (tant qu'on y est...)

La question de l'âge est épineuse, des femmes enceintes de 50 ans et +, oui ça me choque. Mais est-ce que ça choquera encore dans 50 ans? Est-ce que le recul de l'âge limite pour avoir un enfant
fait partie de l'évolution de notre société comme l'allongement de l'espérance de vie?

Sincèrement, je ne sais pas.

6cellules 25/07/2012 18:14



Moi cela ne me dérangerait pas que cela soit les hommes qui portent les bébés (dans l'absolu!)! Et même avec mon utérus bizarre, ça arrangerait peut être nos affaires !!! Porte toi bien. bises



eve 24/07/2012 14:13

Sacré sujet bien vaste.
Avant la pilule les mères devenaient mères jeunes mais aussi tard voire très tard, après tout, mais la nature dirigeait la danse....pour ce qui est de la science et du possible choix d'enfanter
tard, se sera toujours la nature qui dominera quand même.J'en suis sûre.
Qu'allons nous découvrir derrière cette avancé?

bon on va pas se plaindre de cette science qui nous aide...

Cette science toute puissante je sais pas....tout ça par contre on y va tout droit, petit à petit, mais c'est du fric qu'ils visent...à quand le sexe pour le sexe et l'amp pour la reproduction ????

6cellules 25/07/2012 18:16



perso, j'ai du mal à penser que même si on n'aime pas le sexe (il y a des gens bizarres j'imagine) on préfère passer par la case AMP ! septembre arrivera vite tu verras et pour moi aussi j'espère
avec un taux positif à la clef...



Lulu 24/07/2012 10:44

Merci Apo pour ce billet. Très intéressant tout ça.
J'espère que tu vas mieux. Bonne continuation...

6cellules 24/07/2012 13:08



Je vais, je vais..., avec la boule au ventre qui est revenue (si tant est qu'elle soit partie...). Je me suis pour l'instant interdit de jouer à "J - ..." mais dans moins de 2 semaines on y
sera... Bises !



Barbidou 24/07/2012 10:07

J'avais vu un reportage sur cette technique, utilisée en Belgique pour les femmes ayant souffert de cancers.
Et c'est un progrès et une chance formidable.
Reste que ... forcément, nous allons voir des dérives. Obligé.
Je suis de ton avis : faire un enfant à tout age, non. Il en va de l'avenir de l'enfant mais aussi de la santé de la future maman : comment nous les femmes sommes nous programmées pour supporter
une grossesse ?
Après 50 ans, notre organisme peut il supporter la fatigue d'une gestation ou d'un accouchement ?
Certains pays votn légiférer, d'autres non et les "chanceuses" pouvant bénéficier de cette technique devront aussi avoir un porte monnaie bien garni car je me doute que l'argent sera aussi un moyen
de sélection.
Merci pour cet article qui fait réfléchir...
J'espère que tu vas bien !
Bises

6cellules 24/07/2012 13:11



Bien sûr que la question de 'largent sera primordiale dans l'accès à ces techniques, ce qui est aussi le cas pour la PMA dans beaucoup de pays... Et pour le don d'ovocytes pour toutes celles
d'entre nous qui partent à l'étranger. Je vais à peu près, avec le compteur qui tourne dans la tête et le ventre à l'idée de reprendre le combat... Et toi, tout se passe bien ? profite bien de
tes vacances, tu as de la chance de vivre un début de grossesse qui semble sans souci et inconfort, je te souhaite que cela dure ainsi jusqu'au bout! Bises



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