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21 décembre 2012 5 21 /12 /décembre /2012 21:55

Découvert dans ma revue de presse. Hurler devant tant de conneries dites et écrites sur la PMA, la GPA. Figurez vous que certaines "pseudo-féministes de m..." osent dire que la gestation pour autrui n'a rien à voir avec l'infertilité. Qu'elles aillent expliquer ça aux femmes qui ont subli une ablation de l'utérus suite à un cancer ou souffrent des séquelles du distilbène. Des conneries dites encore une fois par des gens qui semblent bien peu connaître la réalité de l'infertilité et de la PMA.

Bien sûr, à titre personnel, je suis pour l'autorisation (très) encadrée de la gestation pour autrui, mais pour raisons médicales seulement. Tout comme l'accès à la PMA doit être permis (et remboursé en France) à mon avis pour raisons médicales seulement. Ce qui ne m'empêche pas d'être pour le mariage pour tous, de trouver très bien que les homos puissent se marier et continuent à avoir des enfants (qui n'ont rien à envier aux enfants d'hétéros) à 3 ou à 4 (2 pères et 2 mères c'est deux fois plus d'amour non ?), comme ils le font déjà souvent. Ou qu'ils adoptent même s'il est vrai que changer la loi en France ne changera pas la loi dans les pays où on adopte. Et d'ailleurs pourquoi on autoriserait la PMA pour les femmes homo et pas pour les hommes, où est l'égalité là ?

Bref pour moi, l'accès à la PMA doit être réservé aux causes d'infertilité médicale. Et pas sociétale. Tout comme la GPA ne doit pas être tolérée pour les femmes n'ayant aucun problème mais n'ayant juste pas envie de s'enrober temporairement. Ou voulant un enfant à 60 ans. C'est mon avis et il est réfléchi. Même s'il peut ne pas plaire. Mais ce n'est pas un avis égoïste, considérant que la PMA en France est déjà très mal gérée et que si elle était ouverte aux homos, cela serait pire vu le manque de moyens, de personnel etc. D'ailleurs, par exemple, malgré mon âge "avancé", je suis d'accord avec le fait qu'il faille fixer une limite d'âge pour l'accès à la PMA (pour les femmes ET les hommes) même si le 43 ans actuel me parait un peu sous-évalué au vu de l'évolution de la société et de l'état de santé et de la longévité des populations qui ne cesse d'augmenter.

 

 

Premier round...

Où l'on apprend donc que la GPA n'a rien à voir avec l'infertilité...

Le "mariage pour tous" doit s'ouvrir à la procréation médicalement assistée

LE MONDE | 11.12.2012 à 17h46 • Mis à jour le 12.12.2012 à 10h17 Par Yvette Roudy, Thalia Breton, Carine Delahaie, Carine Favier, Amandine Miguel, Catherine Morin Le Sech, Sabine Salmon, Olga Trotiansky.

 

François Hollande s'était engagé, lors de la campagne présidentielle, à mettre en oeuvre une grande réforme d'ici au printemps 2013, visant à assurer l'égalité des droits entre toutes et tous, quelle que soit l'orientation sexuelle. 

Se déroule en ce moment même la phase des auditions sur le projet de loi, qui sera présenté le 29 janvier 2013 à l'Assemblée nationale.

En la matière, différentes déclarations du gouvernement arguant que l'élargissement de la procréation médicalement assistée (PMA) aux couples de lesbiennes ne faisait pas partie du projet de loi sont consternantes.

 

LA PMA A ÉTÉ RETIRÉE DU PROJET

 

Lors du meeting organisé par les associations LGBT le 31 mars, Najat Vallaud-Belkacem, alors représentante du candidat Hollande, s'était engagée bien au-delà du mariage et de l'adoption pour les couples de même sexe, en déclarant alors que " reconnaître l'homoparentalité va supposer plusieurs réformes ", parmi lesquelles : " Ouvrir l'assistance médicale à la procréation avec donneur anonyme à tous les couples, sans discrimination ". Elle ajoutait : " François Hollande a pris l'engagement que l'ensemble de ces réformes aboutissent d'ici le printemps 2013 (...), le projet de loi est déjà prêt, il est sur la table. "

Or la PMA a été retirée du projet de loi présenté en conseil des ministres, le 7 novembre. Aujourd'hui, seuls les couples hétérosexuels y ont accès, alors qu'elle est pourtant déjà le mode d'accès le plus fréquent à la parentalité pour les couples de femmes.

Ne pas leur étendre ce droit constitue une discrimination et contraint les femmes à pratiquer la PMA à l'étranger.

 

"LOCATION DES VENTRES"

 

Féministes et lesbiennes féministes engagées pour l'égalité des droits, nous pouvons témoigner que la société est prête pour la reconnaissance des familles homoparentales. Aucun argument valable, ni éthique ni politique, ne se dresse contre la reconnaissance de la PMA pour les couples de lesbiennes.

Nous ne pouvons accepter, comme nous le constatons aujourd'hui, que pour écarter la PMA soient utilisés les fallacieux amalgames entre PMA et GPA (gestation pour autrui ou "mères porteuses").

 

GPA N'EST PAS UNE "PMA POUR GAYS"

 

PMA et GPA ne sont pas le pendant l'une de l'autre, ou, comme certains se plaisent à le dire, la GPA n'est pas une "PMA pour gays". La GPA n'est pas une forme de procréation médicalement assistée : les lobbies pro-GPA entretiennent cette confusion à dessein.

Si l'insémination artificielle et la fécondation in vitro relèvent de la PMA, ce n'est pas le cas de la GPA qui correspond à une industrie de "location des ventres" et de commerce d'ovocytes. La GPA donne la possibilité aux hommes de disposer du corps des femmes pour satisfaire un "droit à l'enfant" que nous récusons.

Parce que la demande fait l'offre, la GPA est aussi une question économique, au centre de toutes les inégalités : domination des hommes sur les femmes, des riches sur les pauvres, des pays du Nord sur les pays du Sud.

Comment un gouvernement progressiste pourrait-il cautionner la création d'un marché des ventres au nom d'un "droit à l'enfant" qui n'existe pas et qui ne doit pas exister ?

PMA et GPA ne relèvent donc pas de la même logique. Il est tout à fait possible d'autoriser l'une sans accorder l'autre. La liberté ne peut être synonyme de progrès que si elle garantit l'égalité avec la même force : ce que permet la PMA, ce qu'empêche la GPA.

La première relève de l'égalité des droits entre les couples ; la seconde implique la marchandisation du corps des femmes et ne saurait constituer une réponse à un désir d'enfant.

Le rôle du gouvernement n'est pas d'éviter ces débats, mais de les porter pour bâtir une société faite de liberté et d'égalité pour toutes et tous. Le gouvernement doit maintenant faire preuve de courage en élargissant la PMA aux couples de femmes et en confirmant l'interdiction de la GPA.

 

Yvette Roudy, Thalia Breton, Carine Delahaie, Carine Favier, Amandine Miguel, Catherine Morin Le Sech, Sabine Salmon, Olga Trotiansky

Thalia Breton, porte-parole d'Osez le féminisme ! ; Carine Favier, présidente du Planning familial ; Yvette Roudy, ex-ministre des droits de la femme et fondatrice de l'Assemblée des femmes

Yvette Roudy, ancienne ministre des droits de la femme et fondatrice et présidente d'honneur de l'Assemblée des femmes ; Thalia Breton, porte-parole d'Osez le féminisme ! ; Carine Delahaie, rédactrice en chef de Clara Magazine ; Carine Favier, présidente du Planning familial ; Amandine Miguel, membre du Conseil d'administration d'Osez le féminisme ! ; Catherine Morin Le Sech, coprésidente de la Coordination lesbienne en France ; Sabine Salmon, présidente de Femmes solidaires; Olga Trotiansky, coordination française du Lobby européen des femmes.

 

 

Second round: Elisabeth Badinter qui souhaite que les enfants nés par GPA à l'étranger soient reconnus. Mais dit quelques conneries malgré tout !

Mariage pour tous : la Gestation pour autrui ne doit pas être le bouc émissaire

LE MONDE | 19.12.2012 à 14h13 • Mis à jour le 19.12.2012 à 14h15 Par Elisabeth Badinter, philosophe Irène Théry, sociologue, EHESS

 

Dans une tribune (Le Monde du 12 décembre), un groupe de personnes se réclamant du féminisme a pris le parti de diviser les couples homosexuels et de désigner des boucs émissaires en opposant gestation pour autrui (GPA) et procréation médicalement assistée (PMA). Selon elles, la GPA n'aurait rien à voir avec l'infertilité et serait au centre de la domination des hommes sur les femmes, des riches sur les pauvres, et son évocation serait responsable de la frilosité supposée du gouvernement à légaliser l'accès des couples de femmes à la PMA.

 

Pourquoi tant d'amalgames alors que nul ne demande que la légalisation de la GPA en France soit inscrite dans le projet de loi ? La GPA est une pratique reconnue comme partie intégrante de la PMA par l'Organisation mondiale de la santé. Elle mérite à l'avenir un débat informé et serein. Ce débat devra dénoncer avec force tous les cas où des femmes sans droits, poussées par le besoin dans les griffes d'intermédiaires sans scrupules, sont privées de leur pouvoir de décision et interdites de toute relation avec les couples pour lesquels elles portent un enfant.

Mais ce débat devra aussi permettre une analyse approfondie des pratiques dans les pays où le cadre légal de la GPA repose sur le respect des valeurs et des droits fondamentaux. Il devra faire connaître à nos concitoyens la réalité de ces GPA éthiques qui sont aussi contraires à la marchandisation des femmes que l'adoption est contraire aux enlèvements d'enfants, et le don d'organes au trafic d'organes.

Ce débat fera découvrir à ceux qui les ignorent tous ces cas où les gestatrices, leur mari et leurs enfants partagent avec le couple des futurs parents une aventure humaine non seulement respectueuse des droits, mais créatrice de relations intenses. Il fera comprendre pourquoi l'une de ces gestatrices, interrogée récemment à Paris, a pu dire : "A part ma propre famille, rien ne m'a autant valorisée dans ma vie."

 

Petits fantômes

Mais la question pour laquelle nous nous mobilisons, c'est l'ouverture du mariage et de l'adoption aux couples de même sexe et celle de la PMA aux couples de femmes. Cette avancée législative devrait permettre à toutes les unions et familles d'accéder à une reconnaissance et à une sécurisation que les institutions refusent aux couples de même sexe. Dans ce cadre, les enfants pourront avoir leur second parent enfin légalement reconnu.

Là aussi, nous n'accepterons pas que la GPA soit le bouc émissaire pour continuer à discriminer des enfants. C'est pourquoi nous demandons que la filiation des enfants nés par GPA à l'étranger soit légalement reconnue. Aujourd'hui, ces enfants sont les petits fantômes de notre République alors que leurs parents sont français. Combien de temps va-t-on continuer à refuser l'état civil à certains enfants à cause de leur origine procréative ? La France ne saurait accorder plus ou moins de droits à un enfant en fonction de son mode de conception.

 

Autres signataires : Geneviève Delaisi de Parseval, psychanalyste ; Maurice Godelier, anthropologue, médaille d'or du CNRS ; Martine Gross, sociologue, CNRS ; Sylvie et Dominique Mennesson, coprésidents de l'association Clara (Comité de soutien pour la légalisation de la GPA et l'Aide à la reproduction assistée) ; Israël Nisand, gynécologue obstétricien, professeur des universités ; Serge Portelli, magistrat, vice-président du Tribunal de Paris ; Hervé Lancelin et Alexandre Urwicz, coprésidents de l'ADFH (Association des familles homoparentales)

 

Elisabeth Badinter, philosophe Irène Théry, sociologue, EHESS

 

 

Elisabeth Badinter souhaite une reconnaissance légale des enfants nés à l'étranger par GPA

Revue de presse Genéthique

 

Dans une tribune publiée dans le quotidien Le Monde par la philosophe Elisabeth Badinter et co-signée par la sociologue Irène Théry, les deux femmes "demand[ent] que la filiation des enfants nés par GPA [gestation pour autrui] à l'étranger soit légalement reconnue".

Elles précisent que "la GPA est une pratique reconnue comme partie intégrante de la PMA (procréation médicalement assistée) par l'Organisation mondiale de la santé" et "mérite à l'avenir un débat informé et serein". Pour la philosophe et la sociologue, il n'est pas "accept[able] que la GPA soit le bouc émissaire pour continuer à discriminer des enfants" qui "sont les petits fantômes de notre République alors que leurs parents sont français". Elles ajoutent: "combien de temps va-t-on continuer à refuser l'état civil à certains enfants à cause de leur origine procréative? La France ne saurait accorder plus ou moins de droits à un enfant en fonction de son mode de conception".

 

Sources : Le Monde (Elisabeth Badinter - Irène Théry) 20/12/12 - AFP 19/12/12 - Le Point.fr 19/12/12

 

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Published by 6cellules - dans Revue de presse
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commentaires

vertupatience 22/12/2012 12:34

;-) ! Tout est juste dans ce que tu dis. En accord à 100% ! Je suis moi même choquée des arguments "hétéro PMA" qui sont en train de sortir. D'ici 1 mois, si ça se poursuit à ce rythme, je pense
qu'on nous dira que nous avons choisi la PMA et que c'est notre luxe ! Bref, no comment. Sinon, sérieusement, ce n'est qu'une bourde de plus de Mme Badinter... souvenez vous la sortie de son
bouquin "Le conflit" en 2010... Et tout cela me confirme une fois de plus que la demande de la maitrise de la société sur les lois de la biologie est une hérésie et ne peut être bénéfique... Ça
commence à me chauffer toussa...

Barbidou 22/12/2012 12:13

Entièrement d'accord avec toi, sur TOUS les plans....

De toute façon j'ai bien peur que la GPA reste réservée aux couples "riches", comme d'ailleurs la conservation des ovocytes parce qu'il y a fort à penser qu'il y aura des dépassements
d'honoraires.

Bisous

Penelope 22/12/2012 10:30

Je suis du même avis....
Comment peut-on dire des conneries de ce genre!! pseudo-féministes de mon cul! oui !
Voilà ça m'énerve !
Des Bises Apo et merci pour tous ces articles qui sont intéressants.

madamepimpin 21/12/2012 22:43

Je suis bien d'accord avec toi... je pense que la PMA devrait être permise seulement pour raison médicale, pour infertilité avérée. Ce qui exclut les homosexuels fertiles. Même si on est bien
d'accord, les couples homosexuels sont d'aussi bons parents que les couples hétérosexuels. Ça n'a rien à voir.

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