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20 décembre 2012 4 20 /12 /décembre /2012 11:31

Autoconservation d'ovocytes pour convenance personnelle ? Peut être mais au prix d'une ponction et d'une décision qui n'est pas anodine tout de même et pas garantie de succès ultérieur. Mais la question de la PMA pour raisons médicales ou pour raisons personnelles se pose, notamment avec le débat actuel sur la PMA pour les homosexuelles (les homo hommes eux ils font comment, c'est pas très équitable ça non ?). Et au fait, pourquoi les hommes ont le droit, eux, de conserver leur sperme sans raisons médicales ? Egalité pour tous, c'est ça hein ? Mouais !

 

France: l'autoconservation d'ovocytes pourrait "bousculer l'équilibre bioéthique" actuellement existant

Genethique / Slate.fr

 

Alors que le Collège national des gynécologues et obstétriciens français (CNGOF) s'est récemment déclaré favorable à l'autoconservation des ovocytes, par les femmes, pour des raisons de convenances personnelles, le journaliste Jean-Yves Nau s'interroge sur Slate.fr et précise qu' "une telle possibilité viendrait immanquablement bousculer l'équilibre bioéthique qui prévaut actuellement en France". 
Jean-Yves Nau explique ainsi qu'alors que "cet équilibre est fondé sur le strict usage thérapeutique des techniques de procréation médicalement assistée; et ce au bénéfice de couples 'composés d'un homme et d'une femme en âge de procréer' ", autoriser l'autoconservation des ovocytes "ouvre une brèche dans cet logique". En effet, cela "risque[rait] notamment d'encourager les grossesses tardives avec les conséquences médicales négatives connues pour les mères et les enfants après 40 ans et plus encore 45 ans". A cette question de la fixation d'un âge limite, et tout en se déclarant favorables à la pratique de l'autoconservation des ovocytes, les gynécologues précisent qu' "il ne serait pas raisonnable de ne pas fixer de limite en raison de l'augmentation importante des risques obstéricaux liés à l'augmentation de l'âge maternel". 
S'interrogeant ensuite sur la question du financement de cette pratique, Jean-Yves Nau se demande si "l'obtention de ces grossesses décalées dans le temps pour des convenances personnelles seront [...] prises en charge en totalité par la collectivité  comme celles obtenues après constatation de la stérilité du couple?". Car pour le journaliste, "c'est bien la 'convenance personnelle' qui apparaît comme la question nouvelle et centrale". Ainsi, il termine sur une interrogation: cette possibilité offerte aux femmes, et qui n'est pas sans soulever des problèmes éthiques, "sera-t-elle également en France, une première étape irréversible dans l'usage non médical de techniques jusqu'ici destinées à traiter des stérilités?".

Sources :  Slate.fr (Jean-Yves Nau) 14/12/12

 

« Pourquoi les femmes ne mettraient pas leurs ovules de côté ? »

Le Parisien , Le Nouvel Observateur

 

Le Parisien évoque un avis que vient d’émettre le Collège national des gynécologues et obstétriciens français, qui, « s’il était repris et entériné par le législateur, pourrait révolutionner la maternité des Françaises ». Le journal relève en effet que « le CNGOF est favorable à ce que toutes les femmes puissent conserver leurs ovules par la méthode de la «vitrification ovocytaire» à un âge relativement jeune pour envisager une grossesse plus tard ».

Le Parisien explique que « toutes les études le montrent : les Françaises deviennent mères de plus en plus tard. Celle publiée ce matin par l’Institut national d’études démographiques précise que l’âge moyen auquel les Françaises deviennent mères a reculé de 4 ans depuis le milieu des années 1970, passant de 24 ans à plus de 28 ans ».

« La durée des études, mais aussi la difficulté à concilier vie professionnelle et vie familiale expliquent ce phénomène. Mais il y a un âge qui ne change pas : c’est 35 ans, l’âge à partir duquel la fertilité décline chez les femmes », note le quotidien.

Le journal précise que « ce que le CNGOF propose, c’est que toutes les femmes, sans raison médicale obligatoire, puissent «réserver» leurs ovocytes alors qu’elles sont en plein âge de fertilité, en vue d’une grossesse ultérieure, lorsqu’elles seront plus disposées socialement à devenir mères, mais biologiquement dans des conditions moins favorables ».

Le Pr Bernard Hédon, président du CNGOF, observe ainsi que « la conservation d’ovocytes est jusqu’à présent autorisée, mais uniquement pour des raisons médicales. Par exemple, une femme qui va subir un traitement stérilisant peut y recourir avant. […] Féconder in vitro puis réimplanter leurs propres ovocytes, plus jeunes donc de meilleure qualité, permettrait de réduire les traitements contre l’infertilité et minimiser les risques de complications au cours de la grossesse », rappelant que « les hommes, eux, peuvent conserver leur sperme sans raison médicale ».

Le Parisien relève que le spécialiste « convient toutefois que cette autoconservation devrait être «encadrée» et ne pas encourager les grossesses tardives, au-delà de 50 ans, qui engendrent eux aussi des risques accrus. En attendant que le législateur se saisisse du sujet, […] le CNGOF a saisi Comité national d’éthique ».

Le Nouvel Observateur aborde également cette étude l’Ined, retenant que « si les femmes ont leur premier enfant à 28 ans, c'est avant tout lié à l'allongement de la durée des études. Ce phénomène constaté dans le monde est plus marqué en France ».

Le magazine note ainsi que « selon l’Ined, «l’allongement des études représente près de 80% du recul de l’âge de la maternité». En Grande-Bretagne, cette explication ne serait valable que dans 57% des cas. Le Pr François Olivennes, gynécologue-obstétricien à Paris, refuse malgré tout de considérer que le retard de la 1ère maternité est un phénomène inéluctable », le praticien déclarant : « Je pense vraiment que les pouvoirs publics devraient faire des campagnes d’information sur les risques des maternités tardives ».

Le Nouvel Observateur ajoute que « les femmes doivent avoir à l’esprit qu’à partir de 35 ans, la fertilité chute. […] Le deuxième message très important, selon le Pr Olivennes, c’est que «pour faire face au vieillissement des ovocytes, la médecine est très peu armée. La fécondation in vitro n’est pas la solution miracle. Le 1er facteur limitant des résultats d’une FIV, c’est l’âge de la mère.» A 38 ans, seulement la moitié des femmes ayant eu une FIV mèneront leur grossesse à terme ».

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Published by 6cellules - dans Revue de presse
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commentaires

Lulu 20/12/2012 14:23

Triste conclusion... Je flippe de vieillir... et de vieillir sans enfant...
Bises Apo.

6cellules 20/12/2012 14:30



Moi aussi... Avec cette vilaine impression d'avoir fait les choses trop tard (rencontré Mr A, eu envie d'un enfant) et trop tôt (par rapport à la médecine , au carcan de la loi française...).
Bref vive la fin du monde ? Bises 



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  • A & A, 40 ans et des poussières, trouver, un peu tard, l'amour de sa vie et avoir envie d'un enfant. Mais un cancer il y a 10 ans et distilbène in utero... Se battre contre l'adversité, s'essouffler, s'aimer en espérant le meilleur...

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